Littérature générale

  • La féminisation de la pauvreté, l'insécurité sexuelle et la montée des intégrismes religieux motivaient en 1995 la rédaction de cet ouvrage. Refondu et augmenté en 2004, l'ouvrage mesurait l'ampleur de la régression et de la contre-libération menaçantes.Libérer à la source le pouvoir créateur des femmes, leur libido creandi, c'est lancer un défi permanent au phallocentrisme et s'ouvrir à la génialité, à la génitalité des deux sexes; c'est se souvenir que le premier environnement de chaque être humain est un corps vivant, parlant ; se souvenir que l'on naît d'une femme ( et aussi d'un hommes) et en éprouver de la gratitude, c'est abolir l'hégémonie d'un ordre tyrannique symbolique ; c'est s'évader des dogmes et des illusions des religion du Livre, stopper la spéculation du Tout-marchandise, du Tout-profit ; mais c'est aussi sans doute commencer à penser.La gestation, hospitalité psychique autant que charnelle, est-elle le paradigme de l'éthique, de la responsabilité et du don ?
    Génitrices, généalogistes, archéologues, archives et archivistes de l'espère humaine, des femmes ont commencé à vivre leur nouvelle « condition historique », à inscrire la genèse d'une modernité tardive.C'est l'hypothèse positive que réaffirme cette nouvelle édition augmentée.

  • Avec cet enregistrement, les éditions des femmes retournent aux sources en publiant un « livre parlant » de référence : "De la voix". Ce recueil de textes d'Antoinette Fouque sur les thèmes qu'elle a toute sa vie mis en travail - théorique et pratique, oral et écrit, lecture et écriture, corps et texte... - est l'occasion d'une nouvelle rencontre de voix. On y entend l'autrice-éditrice, enregistrée lors d'émissions et d'entretiens, ainsi que des lectures par des actrices amies : Fanny Ardant, Ariane Ascaride et Lio.

    « Restituer le corps vocal, le corps chantant du texte, c'est redonner du corps au texte, du corps vivant, parlant, c'est rendre du texte au corps, c'est mettre en écho. » Antoinette Fouque
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  • Émission de France Culture réalisée par Françoise Malettra Le Bon Plaisir d'Antoinette Fouque a été diffusé pour la première fois en juin 1989. D'une voix chaleureuse, elle dit ses passions, ses engagements, sa vie. Elle parle du MLF, ce mouvement de civilisation qu'elle affirme irréversible, de l'impérieuse nécessité d'une « révolution du symbolique », seule à même de faire accéder les femmes à la souveraineté de leur libido propre. Elle évoque quelques-uns des motifs principaux de sa pensée, les raisons pour lesquelles elle a créé les éditions Des femmes comme « lieu transitionnel », et La Bibliothèque des voix, qui « réconcilie l'oral et l'écrit »...

    Autour d'elle, avec elle, en échos complices ou en témoignages : Catherine Deneuve, Gisèle Freund, Marie Susini, Nathalie Sarraute, Madeleine Chapsal, Hélène Cixous, Françoise Verny, Serge Leclaire, Michèle Montrelay, Françoise Barret Ducrocq, Simone Veil, Maria de Lourdes Pintasilgo... Mais aussi des musiques, des lieux : Marseille, Paris, la Corse, le Sud.

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