Alice Des

  • Alors que la France est traversée par une crise identitaire, l'auteure s'interroge sur ses origines algériennes, son grand-père, un harki, et le silence de sa famille. Elle raconte le destin des générations successives entre les deux pays. Prix des libraires de Nancy et des journalistes du Point 2017, prix littéraire du Monde 2017, prix Landerneau des lecteurs 2017, prix Goncourt des lycéens 2017.

  • Il s'appelle Antoine. Elle se fait appeler L. Il est assistant parlementaire, elle est hackeuse. Ils ont tous les deux choisi de consacrer leur vie à un engagement politique, officiellement ou clandestinement. Le roman commence à l'hiver 2019. Antoine ne sait que faire de la défiance et même de la haine qu'il constate à l'égard des politiciens de métier et qui commence à déteindre sur lui. Dans ce climat tendu, il s'échappe en rêvant d'écrire un roman sur la guerre d'Espagne.
    L vient d'assister à l'arrestation de son compagnon, accusé d'avoir piraté une société de surveillance, et elle se sait observée, peut-être même menacée. Antoine et L vont se rencontrer autour d'une question : comment continuer le combat quand l'ennemi semble trop grand pour être défait ?

  • Ce troisème tome rassemble 100 femmes françaises extraordinaires.
    Elles sont arbitre de foot, astronaute, photo-journaliste, reine, boxeuse, résistante, lanceuse d'alerte, première ministre, chanteuse, ingénieure, écrivaine, médecin, artiste... elles s'appellent Colette, Gisèle Halimi, Émilie du Châtelet, Agnès Varda, Simone de Beauvoir, Jeanne de Belleville, Françoise Dolto, Camille Lepage, Florence Arthaud... Femmes d'aujourd'hui et d'hier, célèbres ou anonymes, toutes ont osé prendre en main leur destin, faisant fi des convenances et des carcans de leur époque, de leur milieu, de leur genre.

  • « Une bonne histoire, aujourd'hui encore, c'est souvent l'histoire d'un mec qui fait des trucs. Et si ça peut être un peu violent, si ça peut inclure de la viande, une carabine et des lances, c'est mieux... » Mais quelle place accorde-t-on dans ces histoires aux personnages féminins et à la représentation de leur corps ? Alice Zeniter déconstruit le modèle du héros et révèle la manière dont on façonne les grands récits depuis l'Antiquité. De la littérature au discours politique, elle nous raconte avec humour et lucidité les rouages de la fabrique des histoires et le pouvoir de la fiction.

  • L'intimité

    Alice Ferney

    Une libraire féministe, célibataire par conviction, qui a décidé de longue date qu'elle ne serait pas mère ; un père architecte qui cherche une nouvelle compagne ; une enseignante fière de son indépendance qui s'est inscrite sur un site de rencontres. En révélant leurs aspirations, leurs craintes, leurs choix, Alice Ferney orchestre une polyphonie où s'illustrent les différentes manières de former un couple, d'être un parent, de donner (ou non) la vie. À mi-chemin entre dialogue philosophique et comédie de moeurs contemporaine, «L'Intimité» ausculte une société qui sans cesse repousse les limites de la nature et interroge celles de l'éthique pour satisfaire au bonheur individuel et familial.

  • De quoi parlent les histoires d'Alice Munro ?

    De baisers donnés.

    De meubles encombrants dont on ne parvient pas à se séparer.

    De trahisons nécessaires.

    De mots d'adieu.

    De femmes déchirées entre la passion et la vie domestique, le désir d'être libre et la bonne éducation.

    Neuf histoires d'amour, en somme.

  • Depuis la nuit des temps, les loups sont des conteurs d'histoires, belles comme la lune. Chassés de la forêt par les Deux-Pattes (les humains tueurs) qui craignent leur pouvoir, ils fuient et emportent avec eux leurs contes. Humains et animaux se retrouvent dans un monde de silence, sans âme. Seul un coeur brave et généreux saura faire revenir les loups.

  • Le génie lesbien

    Alice Coffin

    « Enfant, je m'imaginais en garçon. J'ai depuis réalisé un rêve bien plus grand : je suis lesbienne. Faute de modèles auxquels m'identifier, il m'a fallu beaucoup de temps pour le comprendre. Puis j'ai découvert une histoire, une culture que j'ai embrassées et dans lesquelles j'ai trouvé la force de bouleverser mon quotidien, et le monde. ».

    Journaliste dans un quotidien pendant plusieurs années, la parole d'Alice Coffin, féministe, lesbienne, militante n'a jamais pu se faire entendre, comme le veut la sacrosainte neutralité de la profession. Pourtant, nous dit-elle, celle-ci n'existe pas.

    Dans cet essai très personnel, Alice Coffin raconte et tente de comprendre pourquoi, soixante-dix ans après la publication du Deuxième sexe, et malgré toutes les révolutions qui l'ont précédé et suivi, le constat énoncé par Simone de Beauvoir, « le neutre, c'est l'homme », est toujours d'actualité. Elle y évoque son activisme au sein du groupe féministe La Barbe, qui vise à « dénoncer le monopole du pouvoir, du prestige et de l'argent par quelques milliers d'hommes blancs. » Elle revient sur l'extension de la PMA pour toutes, sur la libération de la parole des femmes après #Metoo ; interroge aussi la difficulté de « sortir du placard ». Et sans jamais dissocier l'intime du politique, nous permet de mieux comprendre ce qu'être lesbienne aujourd'hui veut dire, en France et dans le monde.

    Combattif et joyeux, Le génie lesbien est un livre sans concession, qui ne manquera pas de susciter le débat.

  • Sois la bienvenue Nouv.

    « Cette histoire, c'est la mienne, celle de ma grand-mère Marcelle surtout, mais aussi celle de Malou, mon arrière-grand-mère. Trois histoires entremêlées et reliées à René Char par des sentiments aussi simples et opposés entre eux que la haine et l'amour. Tout avait commencé par un drame d'une incroyable banalité. De ceux qui étaient moins dus à l'inconduite des filles qu'à la lâcheté des hommes. Marie-Louise Bègue, dite Malou, était une enfant abandonnée. Une pupille de l'Assistance comme on dirait plus tard. Elle avait grandi, comme l'écrasante majorité des enfants assistés, dans la souffrance, la solitude et l'humiliation. Mais à 17 ans, elle avait connu l'amour. Un amour aussi bref et puissant que l'aphorisme d'un poète, ou le ressac d'une vague. Un court instant volé à l'insouciante jeunesse, une histoire terminée avant d'avoir commencé. »De cet amour caché avec René Char alors âgé de 25 ans, Malou, employée au service de la famille Char, a donné naissance à Marcelle en 1933, après avoir été chassée de L'Isle-sur-la-Sorgue par la mère de René Char. Marcelle, adulte, a retrouvé son père, à qui elle a rendu des visites régulières, aux Busclats, sa demeure de L'Isle-sur-la-Sorgue, avec qui elle a échangé une correspondance sur plusieurs années. Mais elle n'a pas été reconnue officiellement. Alice a entrepris une reconnaissance d'ADN, par un laboratoire américain, grâce à un timbre d'une lettre de René Char, et la salive de sa grand-mère. Résultat après observation des marqueurs génétiques des deux échantillons : la probabilité que René Char soit le père de Marcelle est de 99,9913%.C'est par amour pour sa grand-mère, par besoin que la vérité soit faite, qu'Alice Casado enquête : elle raconte l'histoire familiale qu'elle a ainsi reconstituée, et une histoire de la société française qui court sur le XXe siècle.

  • Une maison en bois près de la gare Nyugati, à Budapest. C'est là, au bord des rails, que les Mándy vivent de génération en génération. Le jeune Imre grandit dans un univers opaque, mélancolique, de non-dits et de secrets, où Staline est toujours tenu pour responsable des malheurs de la famille. Même après l'effondrement de l'URSS, qui fait entrer dans la vie d'Imre les sex-shops, le consumérisme, et Kerstin, une Allemande, incarnation de l'Ouest libre et heureux. Car si le régime a changé, Imre sait bien que ce bonheur-là n'est pas pour lui. Un roman à la poétique singulière, tout en dégradés de lumière et nostalgie, qui peint et révèle les êtres dans leurs contradictions et leur fragilité..

  • Fugitives

    Alice Munro

    Elles fuguent. S'échappent. S'en vont voir ailleurs. Elles : des femmes comme les autres. Par usure ou par hasard, un beau matin, elles quittent le domicile familial ou conjugal, sans se retourner. En huit nouvelles, Alice Munro met en scène ces vies bouleversées. Avec légèreté, avec férocité, elle traque les marques laissées par le temps et les occasions perdues.

  • Au rythme des faire-part de naissance et de mort, voici la chronique de destins féminins dans la société bourgeoise du début du XXe siècle. Fiançailles, mariages, enfantements, décès... le cycle ne s'arrête jamais, car le ventre fécond des femmes sait combler la perte des êtres chers. C'est avec l'élégance du renoncement que l'on transmet ici, de mère en fi lle, les secrets de chair et de sang, comme si la mort pouvait se dissoudre dans le recommencement.

  • Evoque le conflit entre les normes morales imposées dès le plus jeune âge et son propre ressenti qui se manifeste par des maux corporels. Dans une première partie, illustre le propos à partir de biographies d'écrivains célèbres puis indique de quelles façons rompre le cercle vicieux de l'automystification.

  • La psychose, la drogue, la criminalité sont-elles les répercussions codées des expériences des premières années de la vie ?
    Alice Miller dénonce les méfaits de l'éducation traditionnelle, qui a pour but de briser la volonté de l'enfant pour en faire un être docile et obéissant. Elle montre comment les enfants battus battront à leur tour, les menacés menaceront, les humiliés humilieront. Car à l'origine de la pire violence, celle que l'on s'inflige à soi-même ou celle que l'on fait subir à autrui, on trouve presque toujours le meurtre de l'âme enfantine.
    Cette « pédagogie noire », selon l'expression de l'auteur, est illustrée par des textes des xviiie et xixe siècles, stupéfiants ou tragiques, reflétant les méthodes selon lesquelles ont été élevés nos parents et nos grands-parents, et par trois portraits d'enfances massacrées : celle de Christine F., droguée, prostituée, celle d'un jeune infanticide allemand et enfin celle d'Adolf Hitler, que l'on découvrira ici sous un jour tout à fait inattendu.

  • « Je suis féministe, je voudrais faire quelque chose de concret mais je ne sais pas par où commencer. Vous avez des conseils ? ».
    En voyant ce genre de message s'accumuler sur leurs réseaux sociaux, les deux activistes féministes Sarah Constantin et Elvire Duvelle-Charles ont compris qu'il manquait un livre. Un manuel pratique pour guider la nouvelle génération de féministes dans l'activisme. Leur expliquer comment transformer leurs idées en actions concrètes et leur montrer comment, chacune à son niveau, seule ou en groupe, que Sarah et Elvire avaient les moyens de faire évoluer la société.
    Ce livre s'inscrit dans la ligne directe de ce qu'elles ont déjà commencé à bâtir avec leur série documentaire Clit Révolution, un road-trip autour du monde pour lever les tabous autour de la sexualité féminine. Ce travail leur a permis de donner corps à une communauté de femmes qui osent revendiquer leur sexualité pour changer les mentalités de la société et créer un débat public.
    À leur contact, elles se sont enrichies de nouveaux savoirs et ont appris de nouvelles méthodes d'activisme toutes plus étonnantes et créatives les unes que les autres.

  • Au secret de chacun Nouv.

    Dix récits, dix vies ou destins. À une même époque, dans diverses villes d'un même pays, ont vécu un brodeur, une actrice, une photographe, un dessinateur, une choriste, un sculpteur, une danseuse, une cinéaste, un musicien et un auteur. On n'aura pas nécessairement entendu parler d'eux. Leurs noms ne sont d'ailleurs pas mentionnés. Les dix artistes dont il est question forment une société réellement secrète - méconnue de ses membres mêmes. Leurs préoccupations sont liées les unes aux autres par d'innombrables attaches invisibles, peut-être encore plus solides que celles qui lient les membres d'un même milieu. Ce livre est ainsi le récit des affinités réelles mais inconnues. Chacune de ces vies partage le même sentiment (à son insu) de se trouver à la périphérie des choses plutôt qu'en leur coeur. Ces existences forment une société ténue, insaisissable : celle, précisément, dont elles pensaient manquer.
    C'est l'histoire de cette société imperceptible, manquante, qui est racontée, à travers les aspirations et tribulations particulières de ces artistes. Une société réellement secrète, dont le secret est si bien gardé que ses membres ne font que l'entrapercevoir dans leurs moments de plus grande solitude. Comme dans À l'OEil Nu avec les témoignages de strip-teaseuses, Alice Roland essaie de penser la littérature depuis un dehors - ici, parler de l'art non pas depuis l'intérieur du milieu de l'art, mais à travers des gens qui ne peuvent pas ou préfèrent ne pas entrer dans ce milieu.

  • A travers le bruissement d'une conversation amoureuse qui les résume toutes, Alice Ferney livre un homme et une femme à la magie des mots, à leur adultère séduction et au dangereux bonheur du secret qu'ils s'inventent.

  • Cherchez la femme

    Alice Ferney

    Étude de caractères, portrait minutieux, autopsie exhaustive d'un mari égocentrique et d'une épouse qui veut franchir les turbulences, le nouveau roman d'Alice Ferney passe au tamis d'une écriture indiscrète et addictive les heurs et malheurs de la biosphère conjugale.

  • Alice s'apprête à épouser Mad, son ami d'enfance malien. Il s'agit d'un mariage blanc, car c'est la seule chose qu'Alice puisse faire pour sauver son ami, et ainsi mettre un point final à son adolescence.

  • Après la pluie

    ,

    • Tana
    • 15 Octobre 2020

    Longtemps resté méconnu en France, l'écoféminisme s'y enracine depuis quelques années, suite aux bouleversements sociaux et environnementaux. Ce mouvement porté par des femmes et des hommes engagé·e·s s'inscrit aujourd'hui pleinement dans l'actualité. C'est cette énergie et cet horizon des possibles que Solène Ducrétot et Alice Jehan, cofondatrices du collectif Les Engraineuses et organisatrices du festival écoféministe Après la pluie, ont voulu recueillir en réunissant dans cet ouvrage les plumes d'une soixantaine d'intervenant·e·s. Tou·te·s témoignent de la diversité des pratiques écoféministes qui sont autant de moyens d'action, élaborés à partir des réflexions, des grilles d'analyse et des expériences de vie, pour agir ensemble et changer notre rapport au monde.

    ? Le terreau de l'écoféminisme. D'où viennent les racines du mouvement ?
    ? À la lisière du climat, de l'égalité et de la justice sociale. Quelle place ont les femmes face au changement climatique ?
    ? Essaimer le pouvoir-du-dedans. Sur quel système de valeurs peut-on construire un modèle de société écoféministe ?
    ? L'occupation des territoires, un sujet en friche. Quels liens entretiennent les femmes avec la terre, d'un point de vue géographique, agricole et urbain ?
    ? Briser la glace du care et du self-care. Pourquoi les femmes sont-elles les premières à prendre soin de leur entourage ?
    ? La magie des vieilles branches et des rameaux. Comment se traduit la spiritualité dans l'écoféminisme, des sorcières d'autrefois aux pratiques actuelles ?
    ? Un leadership grandeur nature. Comment redéfinir le leadership pour qu'il soit plus respectueux de la planète et de ses humains ?

  • Ouvrez les yeux, nous dit Alice Miller de livre en livre. Ouvrez les yeux sur ce que vous avez subi étant enfant. Nous bâtissons de hautes murailles pour nous protéger de la douloureuse histoire de notre propre enfance.
    « Il n'est pas vrai, écrit Alice Miller, que le mal, la destruction, la perversion fassent nécessairement partie de l'existence humaine, même si on le répète sans arrêt. Mais il est vrai que le mal se reproduit sans cesse, et qu'il engendre pour des millions d'êtres humains un océan de souffrance qui pourrait être évité. Lorsque sera levée l'ignorance résultant des refoulements de l'enfance, et que l'humanité sera réveillée, cette production du mal pourra prendre fin. »

  • Sans alcool

    Alice Rivaz

    Dans une langue sobre et sans emphase, ces histoires de couples, d'hommes et de femmes déploient la fresque des relations humaines, régies par les inégalités : que ce soit dans les rapports de genre ou de classe, les mots ici sont puissants, capables de faire naître l'espoir comme de le briser.

  • Dans son dernier recueil de treize nouvelles, Alice Munro met en scène ces instants de non-retour qui influent définitivement sur nos vies : une jeune femme s'enfuit de chez elle, un père est rongé par un désir inconvenant, une mère délaisse son enfant, un soldat et sa fiancée peinent à se retrouver... L'amour, la perte, la culpabilité, autant d'émotions violentes que Munro ausculte, avec la grâce d'un « Tchekhov de notre temps », allant jusqu'à se confier pour la première fois sur sa propre vie dans une ultime nouvelle. Avec son écriture précise et sensible, Alice Munro est, plus que jamais, l'écrivain de l'âme humaine.

  • Conte cruel, joyau noir, le premier roman d'Alice Ferney suit de l'intérieur et sans complaisance la trajectoire de l'ogre qu'enfanta une femme superbe.

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