Zoe

  • Vladivostok circus

    Elisa Shua Dusapin

    • Zoe
    • 20 Août 2020

    A la morte saison, dans l'enceinte désertée d'un cirque à Vladivostok, un trio à la barre russe s'entraîne. Nino pourrait être le fils d'Anton, à eux deux, ils font voler Anna dans les airs. Ils se préparent au concours international de Oulan-Oude, visent le quadruple triple saut périlleux sans descendre de la barre. Si Anna ne fait pas confiance aux porteurs, elle tombe et ne se relève plus.
    Dans ce troisième roman d'Elisa Dusapin, le lecteur retrouve son art du silence, de la tension et de la douceur. Son sens puissant de l'image nous rend le monde plus perceptible, plus proche sans pour autant en trahir le secret.

  • Marta et Arthur Nouv.

    Marta et Arthur

    Katja Schönherr

    • Zoe
    • 4 Février 2021

    Marta était à peiné sortie de l'adolescence quand elle a rencontré Arthur, l'homme aux yeux menthe givrée. Et voilà qu'Arthur est mort, étendu à ses côtés. Tout au long de la journée tourmentée qui suit ce mystérieux décès, les souvenirs remontent pour dérouler l'histoire d'une relation faite de non-dits, d'incompréhension et de petites cruautés. Quarante années, au cours desquelles Marta a pris soin de peigner tous les jours les franges du tapis pour qu'elles soient bien droites, tandis qu'Arthur montrait plus d'affection pour son aquarium que pour son propre fils.
    Propulsée par son extrême sensibilité littéraire, Katja Schönherr nous offre un premier roman palpitant et glaçant sur deux êtres aussi incapables de vivre ensemble que l'un sans l'autre

  • Marie a épousé Jean il y a six ans. Patiente, docile, elle prend soin de lui comme si elle était sa mère, Jean lui parle comme à une enfant. Est-elle vraiment heureuse ? La réponse éclate sur une plage du Sud de la France, lorsqu'un tout jeune homme lui laisse son numéro de téléphone en lui demandant : « Vous aimez l'aventure ? » Voilà que Marie, cette eau qui dort, rêve de tempêtes, ouvre les yeux et se rend disponible au monde.
    Dans une langue épurée, légère et précise, Madeleine Bourdouxhe évoque le désir et l'émancipation d'une femme, prisonnière des conventions autant que d'ellemême.

  • Vue mer

    Boncenne Colombe

    • Zoe
    • 2 Septembre 2020

    Vue Mer décrit la comédie humaine quotidienne de nos journées de bureau. Comme dans une famille, le rôle de chacun est attribué une fois pour toutes : Françoise la gentille secrétaire, Bart le tire-auflanc, Guy le contestataire, Charlotte la bosseuse, Rita la jeune-et-jolie assistante... Et Stefan le patron, paternel manipulateur, cynique émouvant.
    Vue Mer est une satire sur ce qui se joue chaque jour au bureau. On s'y retrouve tous, qu'il s'agisse de nos stratégies pour gérer nos mails, des rapports de force, du confinement, de la solitude. Terriblement lucide, Colombe Boncenne est aussi d'une grande drôlerie grâce à une écriture agile et légère : elle dit des choses importantes sans en avoir l'air.

  • Sans alcool

    Alice Rivaz

    Dans une langue sobre et sans emphase, ces histoires de couples, d'hommes et de femmes déploient la fresque des relations humaines, régies par les inégalités : que ce soit dans les rapports de genre ou de classe, les mots ici sont puissants, capables de faire naître l'espoir comme de le briser.

  • Neiges intérieures

    Anne-Sophie Subilia

    • Zoe
    • 2 Janvier 2020

    Artémis. Seize mètres d'aluminium, douze tonnes, taillé pour les mers de glace.
    Pendant quarante jours, quatre architectes paysagistes embarquent sur ce voilier pour étudier le territoire du cercle polaire. En plein coeur d'une nature vertigineuse, mais soumis à un confinement qui ressemble à un huis-clos, ils vont être confrontés aux contraintes impitoyables tant du groupe qu'ils forment avec le capitaine du voilier et son adjoint que de ce désert glacé dont la nature est aussi toxique qu'ensorcelante.

  • L'une a caressé le rêve américain durant ses études et sait que, si sa famille enrichie par le pétrole règne sur la capitale, ses privilèges s'évaporeraient aux États-Unis à cause de sa couleur de peau. Une autre est obsédée par la peur des enlèvements, et malgré les bouledogues dans le jardin de son père, celui-ci a disparu. Une mère anéantie traverse la ville - vitres closes pour maintenir la misère à distance - direction l'aéroport, d'où sa fillette chérie doit partir rejoindre son père à Miami. En onze nouvelles et autant de voix principalement féminines, jeunes ou adultes, dévouées à leurs enfants, contraintes de composer avec un mari violent, un parent décédé ou absent, Elizabeth Walcott- Hackshaw nous donne à lire le portrait de Trinidad, république cosmopolite des Caraïbes.

  • Maiko se réveille dans une clinique de Bruxelles, une mystérieuse cicatrice au bas du dos et un souvenir lancinant dans sa mémoire en vrac : celui d'une adolescence heureuse à Hong Kong, brisée le jour où son père, microbiologiste de génie, a été porté disparu.

    La jeune femme entreprend de se reconstruire et se jette à corps perdu sur les traces de son père. Même s'il lui faut arpenter les quatre coins du monde en hôtesse de l'air, talonnée par d'inquiétants poursuivants.

    Dans ce récit d'une quête autant que d'une fuite en avant, Sonia Molinari saisit avec talent atmosphères et personnages, qu'elle observe et transcrit avec l'intuition d'une conteuse. C'est sans hésiter que l'on s'embarque à la suite de son héroïne rebelle et fragile.

  • En l'année 2012 qui marque le 70e anniversaire de la disparition d'Annemarie Schwarzenbach, c'est cet aspect de sa production que les Editions Zoé ont voulu privilégier. De son vivant, elle a publié près de 300 articles dans la presse quotidienne et les magazines. Les rédactions de l'époque appréciaient son professionnalisme, ses connaissances d'historienne, la pertinence avec laquelle elle interrogeait les conditions de vie faites aux hommes sur les quatre continents, son style tour à tour alerte et poétique, l'humanité du regard qu'elle portait sur le monde des années 30.
    Les quelque 60 reportages sont présentés chronologiquement, depuis le premier long séjour au Proche-Orient (1933-34) jusqu'au voyage au Maroc espagnol (1942), en passant par les USA (1936-37 et 1940-41), l'Europe de l'Est (1937-38), l'Afghanistan (1939-40) et le Congo (1941).

  • Clous

    Agota Kristof

    • Zoe
    • 20 Octobre 2016

    Les poèmes honfrois d'Agota Kristof racontent la perte, la séparation, l'exil, la mort brutale, mais aussi l'amour, la lumière, la nature...

  • "Pacoter : marcher dans le pacot (sorte de boue), patiauquer :
    Marcher dans la patiauque (autre sorte de boue, un peu plus gluante)...
    Le pacot et la patiauque sont à distinguer du diot, boue argileuse, de la ouafe, boue de neige fondue." Valère Novarina travaille les langues qui l'habitent, les met en scène, les compare, les déploie dans leurs contextes, leurs parentés, leurs timbres, leurs souffles, leurs accents, leurs rythmes. Dans Une langue inconnue, le patois savoyard avec toutes ses nuances et le hongrois chantant pour Valère enfant sont des langues en mouvement.

  • Quatre lectures autour de Madame de Staël opèrent dans ce petit livre un réel décapage de la figure de la fille de Jacques Necker, ministre de Louis XVI. Un premier texte met en perspective le retour, à Paris, en 1814, de cette personnalité ; retour rendu possible grâce à l'abdication de Napoléon. On y voit combien l'oeuvre et la pensée de Germaine est moderne, notamment parce qu'elle appartient comme toute sa génération à une période de transition entre ancien régime, dont elle tient la plus grande partie de son éducation, et les divers essais de mise en place d'un régime plus libéral. Victime de la politique réaliste de Napoléon, elle s'exile à Coppet où les libéraux viennent se rallier autour d'elle.

    Deux textes sur ses rapports violents avec Napoléon permettent de comprendre l'opposition entre ces personnalités majeures du début du XIXe siècle, qui se jalousaient, se respectaient, se haïssaient. L'une avec ses idées, l'autres avec ses forces armées. Leurs divergences idéologiques, politiques et artistiques, notamment leur conception différente du rôle sociale de l'écrivain, les opposaient.

    Enfin, un parallèle brillant et audacieux est proposé entre la pensée de Sade et de la fille de Necker. Mélancolie, rôle des passions, intensité des sentiments, ennui, l'empreinte mortifère de la Terreur, la double présence de la mort et du suicide se retrouvent chez l'un comme chez l'autre. Des traces de la pensée de chacun dans leur oeuvre respective s'y décèlent.

    Textes de Léonard Burnand, Stéphanie Genand, Doris Jakubec et Dusan Sidjanski.

  • Écrites sur le vif, ces lettres saisissent au vol les humeurs du moment, les
    impressions du lieu, annoncent les projets d'itinéraires, esquissent des réflexions sur l'Orient et l'Europe. Accompagnées de nombreuses photos prises pendant ses expéditions, elles sont un témoignage irremplaçable des élans d'Ella Maillart vers l'ailleurs, de ses voyages au jour le jour, de son cheminement intérieur. Cette nouvelle édition n'inclut pas le CD, qui reparaîtra dans un coffret spécial Ella Maillart sous la même forme que le coffret Bouvier Le Vent des routes. Cette Réalité que j'ai pourchassée était épuisé depuis plusieurs mois.

  • Ce document, paru en 1993, a été le premier témoignage sur le Camp de Rivesaltes (Pyrénées Orientales). D'abord camp militaire, il a été converti en 1941 en camp d'internés destiné à accueillir 18000 personnes, Juifs, Espagnols et Tsiganes. Il fut fermé en novembre 1942 après la déportation massive des Juifs.
    Friedel Reiter y travaille jusqu'au jour de sa fermeture, auprès des enfants. Elle tient un journal presque quotidien, y décrit la vie au camp, les moments de bonheur et de désespoir. Elle tente d'écarter ses états d'âme pour agir, négocier, éviter le pire.
    Ce document est un témoignage historique et humain à la mémoire de la déportation.

  • Annemarie Schwarzenbach et Claude Bourdet (1909-1996) se rencontrèrent en 1930 à Zurich où le jeune Français étudiait à l'École Polytechnique. Figure importante de la Résistance, Claude Bourdet devint après la guerre un journaliste réputé et un politicien engagé de la gauche protestataire : il co-fonda le PSU en 1960. Annemarie Schwarzenbach lui adressa plus de cinquante missives, de 1931 à 1938. Elle termine ses études, voyage dans toute l'Europe, au Proche-Orient et en Asie centrale, court d'un mandat et d'un reportage à l'autre, tombe souvent malade. Ses lettres, comme toute son oeuvre, reflète l'agitation politique extrême de l'Europe dans ces années où le national-socialisme monte en puissance, la fragilité de la combattante qui pressent et s'identifie aux malheurs de l'Europe. Les lettres, retrouvées il y a peu, sont un témoignage précieux sur l'auteur et sur l'époque.

  • C'est en été 1923, lors d'un bal, que Monique Saint-Hélier rencontre Rainer Maria Rilke. Elle a vingt-sept ans, lui vingt de plus ; il est célèbre, mais elle l'ignore, car elle n'a qu'une connaissance limitée de la littérature en langue allemande, et l'oeuvre du poète autrichien n'est encore que très peu traduite.
    C'est Rilke qui, quelques mois plus tard, prend l'initiative de la correspondance. Le poète a été touché par la fragilité physique de Monique Saint-Hélier. Ils s'écriront jusqu'à la mort du poète, à la fin de 1926. La connivence qui naît entre Rilke et Monique Saint-Hélier est en partie due au fait que leurs angoisses et leur mal de vivre se ressemblent ; au fait, aussi, que le poète, lui-même malade, interprète la souffrance physique dans un sens mystique, comme l'expression d'une élection. Grâce à cette vision, Monique Saint-Hélier parviendra à conférer une signification à la dégradation de son état physique. Rilke aura beaucoup contribué à la maturité littéraire de Monique Saint-Hélier.

  • Nouvelle édition revue et augmentée du premier reportage en français entièrement consacré au kazakhstan d'aujourd'hui.
    Avec humour et mélancolie, laurence deonna raconte ce pays de steppes et de légendes, richissime en pétrole mais à l'économie chaotique, pays charnière entre l'europe et l'asie, cinq fois plus grand que la france. témoignages de ceux qui pleurent le communisme, parce qu'ils sont tombés dans la plus extrême pauvreté. témoignages de fanatiques de la pureté ethnique. de russes qui n'ont plus leur place ici.
    D'allemands survivants des goulags. d'habitants du grand sud ouzbek. de rabbins new-yorkais vantant leur nouvelle " synagogue des steppes". de popes. de poètes. de journalistes. de féministes. d'artistes. récit d'une pasionaria au destin tragique. portraits d'un président un tantinet satrape, et de musulmans souriants car l'islam, là aussi, a le vent en poupe.

  • Premier roman d'Amélie Plume, dont le style oral et rythmé fit découvrir une plume cocasse et totalement originale, Les Aventures de Plumette et de son premier amant raconte une histoire pourtant parfaitement banale, une aventure extraconjugale. Mais la fraîcheur et la drôlerie de cette écriture font d'Amélie Plume, dans ce roman, un grand auteur burlesque. Qualité rare dans la littérature contemporaine, encore plus rare chez les femmes écrivains.

  • L'histoire se passe dans les années 1830. La jeune Sofie Ramm tombe amoureuse du précepteur de son frère, mais Sofie doit épouser un autre homme lors d'un mariage arrangé selon les principes bourgeois de l'époque.
    Un des tout premier roman féministe, ce texte influença beaucoup Henrik Ibsen. Il marque le tournant d'une littérature romantique vers une littérature réaliste. Le portrait très dur de cette société scandinave, rigide et machiste, est le fruit d'une femme engagée, lettrée et en colère.
    Cette oeuvre, écrite en norvégien en 1854-1855, connut un large retentissement. En 1977, Camilla Collett est la première femme à figurer sur un billet de banque.

  • L'actualité vous fait désespérer de l'Afrique ? Alors lisez cette vingtaine de contes et de nouvelles.
    Bessie Head a disparu depuis quinze ans mais sa voix est là, vibrante - de joie, de colère, d'espoir, de désespoir - et lumineuse de toute la lumière du Kalahari. Qu'elle évoque l'Histoire ou qu'elle puise à la Tradition, Bessie Head fait vivre un peuple entier, ses luttes, sa dignité. Vous y verrez un Chef qui ne désespère pas de la justice, un Général jardinier, des amants engloutis par la montagne, les luttes pour le pouvoir quand la Loi est absente, la terre volée, la dépossession matérielle et morale.
    A lire à haute voix, comme les Contes de Perrault. L'Afrique ne vous quittera plus jamais.

  • " jeudi dernier, mon ami markus festinovitch s'est jeté par une fenêtre.
    C'était mon meilleur ami. il avait garé sa voiture sur oberholzstrasse. il visitait un appartement rénové en compagnie de gabriella. je ne sais pas depuis combien de temps gabriella était sa maîtresse. peut-être deux ans. c'est ce que je dirais. l'appartement donne sur kohnzingerstrasse. on voit le fleuve depuis neuf des quatorze fenêtres de cette habitation, elles sont toutes hautes et très larges, sauf celle par laquelle markus s'est jeté, qui est plus petite et assez difficile d'accès.
    "

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