Arts et spectacles

  • Il était resté glissé dans la poche intérieure du vieil étui en cuir acheté sur Internet. Un tout petit répertoire, comme ceux vendus avec les recharges annuelles des agendas, daté de 1951.
    A : Aragon. B : Breton, Brassaï, Braque, Balthus... J'ai feuilleté avec sidération ces pages un peu jaunies. C : Cocteau, Chagall... E : Éluard... G : Giacometti... À chaque fois, leur numéro de téléphone, souvent une adresse. L : Lacan...
    P : Ponge, Poulenc... Vingt pages où s'alignent les plus grands artistes de l'après-guerre. Qui pouvait bien connaître et frayer parmi ces génies du xxe siècle ?
    Il m'a fallu trois mois pour savoir que j'avais en main le carnet de Dora Maar.
    Il m'a fallu deux ans pour faire parler ce répertoire, comprendre la place de chacun dans sa vie et son carnet d'adresses, et approcher le mystère et les secrets de la « femme qui pleure ». Dora Maar, la grande photographe qui se donne à Picasso, puis, détruite par la passion, la peintre recluse qui s'abandonne à Dieu. Et dans son sillage, renaît un Paris où les amis s'appellent Balthus, Éluard, Leiris ou Noailles.
      B.B.

  • La grande nubiade

    Desroches Noblecourt

    • Stock
    • 26 Février 1992

    Les souvenirs de la plus célèbre égyptologue française. cinq cents pages de dépaysement et d'aventure.

  • Lorsque la seconde guerre éclate, véra est une toute jeune juive polonaise. elle est envoyée chez les soeurs, d'abord, puis à la campagne, où ses parents imaginent qu'elle a de plus grandes chances de survie. là, elle apprend la faim, la misère et la cruauté. la femme qui l'héberge lui lance des rats morts au visage, ne lui donne pas à manger. de cette période, elle garde une rage de vivre qui ne s'estompera jamais.
    Après la guerre, elle retrouve ses parents et devient une gosse des rues de paris, une chef de clan. elle monte sa bande et fait la loi. à l'école, elle est un cancre qui fait pipi dans des bouteilles et les distribue comme étant de la limonade. elle fomente des révoltes.
    Son père l'inscrit aux jeunesses communistes. elle devient une militante convaincue. puis elle se fait renvoyer parce qu'on la soupçonne d'avoir des moeurs un peu trop légères avec les garçons. c'est sûr, à quatorze ans, elle aime beaucoup aller danser, véra. elle rencontre gaby, qui lui fait découvrir le théâtre et la fait jouer dans sa troupe en 1955. et claude berri. de petits boulots en rôles déterminants, elle devient un pilier incontournable du milieu.
    Elle travaille avec françois truffaut, devient l'amie de jacques demy, produit maurice pialat et claude sautet... on découvre alors les travers et les lubies de ces grands noms du cinéma, mais aussi la ténacité de véra, les risques qu'elle a su prendre, les chagrins bouleversants qu'elle a endurés et son immense tendresse pour les gens qu'elle rencontre et décide d'aimer instantanément.

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