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  • Journal amoureux Nouv.

    " J'ai toujours su que ce Journal amoureux existait ; même si je ne l'avais jamais lu ni même vu... Ma mère m'en avait parlé. C'est Paul qui en a eu l'idée pour l'aider à prendre confiance en elle, et en son talent, auquel elle ne croyait guère à l'époque. Pourtant, elle vivait depuis toujours, dans et par les mots : elle tenait son journal intime et entretenait une nombreuse correspondance, amicale puis amoureuse, dans une famille où tout passait et se réglait par des lettres...
    De là à penser publier, il y avait un pas qu'elle ne se décidait pas à franchir. Alors Paul a eu cette idée épatante d'écrire ce journal, chacun prenant la parole à tour de rôle pour raconter leur quotidien. C'était d'autant plus généreux de sa part qu'il n'a jamais tenu un journal de sa vie et que c'était même contraire à sa nature. Maman lui rendait souvent hommage pour cette initiative - et elle n'avait l'hommage facile pour personne ! ", Blandine de Caunes.

  • La mère morte

    Blandine de Caunes

    Une mère, âgée mais indépendante, se trompe de jour, de lieu de rendez-vous avec ses filles, achète des objets superflus et coûteux, oublie dans le coffre de sa voiture les fruits de mer bretons, et se lève la nuit, croyant partir pour une destination inconnue.

    Cela pourrait être drôle, si ce n'était une maladie mentale due à l'âge, et surtout si cette femme si confuse n'était pas la romancière Benoîte Groult, la mère de l'auteure de ce livre d'une force rare. Benoîte Groult, luttant, jouant avec sa propre fin, mais refusant avec rage de céder à la fatalité et à la vieillesse, elle qui a été une militante de l'association « Pour le droit de mourir dans la dignité ». Voici la femme intime, plus que la femme publique, ici telle qu'on ne la connaît pas, et qui écrivait : « Dans la vie, deux mondes se côtoient : celui des gens qui vont vivre et celui des gens qui vont mourir. Ils se croisent sans se voir. » Benoîte s'éteint en juin 2016 à Hyères, à 96 ans. Écrivaine comblée, mère et grand-mère heureuse, femme de combats remportés. Mais ce que ce livre raconte, ce n'est pas juste le deuil hélas ! prévisible d'une mère admirée et aimée, mais un double deuil : voici le terrible sens du titre, La mère morte. « Maman, mon dernier rempart contre la mort. Bientôt, ce sera moi le rempart pour ma fille ».

    Le 1er avril 2016, la fille de Blandine de Caunes, Violette, 36 ans, meurt dans un banal accident de voiture, laissant orpheline sa fille Zélie. L'ordre du monde est renversé : Benoîte s'accroche à la vie, Blandine sombre, Violette n'est plus.

    De Benoîte Groult, sa fille a hérité l'humour et la force vitale. Ce livre n'est pas triste, au contraire. C'est une réconciliation entre trois générations de femme qui partagent le « même amour forcené pour la vie, toujours plus forte que tout », le credo de Benoîte qu'elle a transmis à sa fille.

  • La beauté du ciel

    Sarah Biasini

    « Un matin de mai, le téléphone sonne, je réponds, "Bonjour, gendarmerie de Mantes-la-Jolie, la tombe de votre mère a été profanée dans la nuit." ».

    Une femme écrit à sa fille qui vient de naître. Elle lui parle de ses joies, ses peines, ses angoisses, et surtout d'une absence, celle de sa propre mère, Romy Schneider. Car cette mère n'est pas n'importe quelle femme. Il s'agit d'une grande star de cinéma, inoubliable pour tous ceux qui croisent le chemin de sa fille.

    Dans un récit fulgurant, hanté par le manque, Sarah Biasini se livre et explore son rapport à sa mère, à la mort, à l'amour. Un texte poétique, rythmé comme le ressac, où reviennent sans cesse ces questions : comment grandir quand on a perdu sa mère à quatre ans ? Comment vivre lorsqu'on est habitée par la mort et qu'elle a emporté tant de proches ? Comment faire le deuil d'une mère que le monde entier idolâtre ? Comment devenir à son tour mère ?

    La réponse, l'auteure la porte en elle-même, dans son héritage familial, dans l'amour qu'elle voue à ses proches, à ses amis, à ces figures féminines qui l'ont élevée comment autant d'autres mères. Le livre de la vie, envers et contre tout.

  • La peau des pêches Nouv.

    « J'annonce à mon médecin : nous souhaitons avoir un enfant. De sa voix tranquille il répond : c'est possible. De ce c'est possible dont il ne reste rien, je garde toutefois le souvenir. Talisman d'une époque où avoir un enfant semblait non seulement possible, mais facile. Simple prolongement de l'étreinte amoureuse. Je n'avais aucun doute. Pourquoi en aurais-je eu ? »

  • Batailles

    Alexia Stresi

    Il y a un avant, et un après, dans la vie de Rose. Tout a basculé quand elle avait vingt-sept ans. Le jour où sa mère a manqué à l'appel. Disparition volontaire, selon les mots de la police.
    Brigitte n'a laissé que trois phrases en partant, dont une terrible : « Rose chérie, si tu m'aimes autant que je t'aime, ne me recherche pas. » Elle a aussi écrit qu'elle reviendrait très vite. Cela fait dix ans.
    Aujourd'hui, Rose va mieux. Elle s'est reconstruite. Mais un fait-divers qui secoue la France vient remuer beaucoup de choses : une mère a livré son bébé aux vagues d'une marée montante ; elle est ensuite rentrée chez elle et a repris ses lectures de philosophie.
    Une déflagration. Pour Émile, le vieux pêcheur à pied qui découvre le corps sur la plage. Pour le médecin légiste pourtant aguerri. Même pour les gendarmes en charge de l'enquête. Pour Rose elle-même.
    Celle-ci comprend qu'elle doit désobéir à sa mère et partir à sa recherche.

    Pourquoi est-on si troublé par les faits-divers ? Que nous révèlent-ils de nos vies ?
    Batailles nous entraîne avec virtuosité dans une troublante quête des origines et de la filiation.

  • Relizane, pendant la guerre d'Algérie. Lorsqu'en pleine nuit, on frappe à la porte, Marcel, le grand-père d'Olivia Elkaim, craint pour sa vie et celles de sa femme et de leurs deux enfants. On lui enfile une cagoule sur la tête, il est jeté dans un camion et emmené dans le désert. Va-t-il être condamné à mort ou gracié ? Il revient sain et sauf à Relizane trois jours plus tard, et ses proches se demandent quel est le secret de ce sauf-conduit. A quoi a-t-il collaboré ? Quels gages a-t-il donné et à qui ? Viviane, son épouse, ses frères, sa mère, ses voisins, tous questionnent le tailleur juif. Mais il garde le silence. Quand un jeune apprenti arabe se présente devant son échoppe, Marcel comprend que tôt ou tard, il lui faudra quitter son pays natal.

    Après ce début d'une folle intensité romanesque, Olivia Elkaim retrace l'histoire de sa famille, l'exil des siens, leur arrachement à cette terre africaine, et leur fuite chaotique vers une France où rien ne les attend - ni confort, ni sympathie, ni même aucune aide administrative.

    Ces valeureux que le soleil caressait il y a peu, deviennent des réprouvés qui ne connaîtront que l'ombre d'une cave humide à Angers. Les grands-parents d'Olivia Elkaim, Viviane et Marcel, sont deux magnifiques personnages, entre Albert Cohen et Anna Magnani, qui ne cesseront de rêver d'échapper à cette triste France.

    Au-delà de tout ce que nous savons du retour d'une famille pied-noire en métropole, au-delà du drame humain, familial, politique, souvent commenté par les historiens, Olivia Elkaim explore sa part algérienne, juive, lyrique, à la fois enchantée et hantée, que son père Pierre avait tenté en vain de lui transmettre.
    Par ce livre qui rend hommage à ses ancêtres, et à travers la photographie jaunie d'une grand-tante, retrouvée par hasard dans le cimetière juif de Relizane, elle se révèle aussi à elle-même.

  • La colère

    Alexandra Dezzi

    « Ce n'est pas de désir dont il s'agit ici, mais plutôt d'un exercice de domination », écrit la célèbre féministe Monique Wittig, citée par l'auteure de ce roman, son deuxième d'une jeune vie d'écrivain. Mais la question résonne autrement : qui domine qui ? Et derrière « cette façade de chair impénétrable », qui se cache-t-il ?

    Sur le ring de boxe où elle s'entraîne, comme sur le ring intime du corps-à-corps, la narratrice, qui semble parfois voltiger au-dessus de son enveloppe corporelle, décide et subit à la fois. Elle est l'héroïne et le sujet. Que ressent-elle des coups, du sexe comme agression ou jouissance, est-elle libre ou prisonnière de son désir ? Et ce désir, dont elle s'évade en longs travellings dans un RER ou un Uber, ce désir fast-food, ce désir comme de l'eau noire où l'on s'enfonce, de quelle origine est-il et de quelle scène primitive jaillit-il ?

    Un roman urbain, féminin, choc et cru, mais dont ni la mélancolie ni même le romantisme noir ne sont exclus.

  • La gaieté

    Justine Lévy

    « C'est quand je suis tombée enceinte que j'ai décidé d'arrêter d'être triste définitivement, et par tous les moyens. » Louise, la narratrice du dernier et attendu livre de Justine Lévy, a les doutes, les angoisses, les fièvres, les mélancolies, les suées et les violences qu'elle avait par ailleurs, dans les autres romans de l'auteur. Elle avance, du bleu à l'âme, du noir au coeur, avec « papa maman » comme viatique, tombe et se relève. La tristesse s'accroche à elle et l'entraîne vers le fond. Jusqu'au jour où. Louise, fille d'une mère tragiquement abîmée et d'un père trop aimé, attend un enfant de son mari Pablo.
    Comment aimer ses enfants ? Trop, pas assez, trop fort, trop intense ? Et que faut-il transmettre ?
    C'est là le sujet fort, universel, de ce roman-vrai, celui de la chute et de l'espoir, ce sujet que nous connaissons tous, de l'enfant au centre de nos vies. C'est alors, aussi, que cette jeune adulte cousue d'enfance devient mère. Dans les sourires, les regrets, les larmes, les énervements, les chocs minuscules de la vie quotidienne, les secrets de famille et les belles-mères à la Cendrillon surgies du passé, Louise apprivoise la vie, comme une caresse.

  • Un orage immobile

    Françoise Sagan

    Au printemps de 1832, Flora, fille d'émigrés, née, élevée, mariée et devenue brutalement orpheline et veuve en Angleterre, arrive un beau jour à Jarnac pour y rouvrir Margelasse, le château de sa famille. Personne ne l'a aperçue encore dans la région quand Me Nicolas Lomont, trente ans, notaire, met son cheval en route vers Margelasse. L'histoire commence. Au début, c'est une tranquille histoire d'amour, puis vient le drame plein de bruit, de fureur, de passion.
    Le récit est tout entier rapporté par Nicolas, trente ans plus tard. Vieux, solitaire, peu porté à la littérature, il ne sait pas trop ce qui le pousse à saisir un cahier et tracer ces mots : « Si un lecteur découvre un jour ces pages... », mais il continue. Me Lomont, bien qu'il décide plusieurs fois d'arrêter, de jeter son manuscrit au feu, se prend au jeu. Il dira tout. Il se surprend même à se griser de mots, à ressusciter d'une phrase ses amis morts, son ennemie disparue.
    Autant que pour l'histoire elle-même, violente, insolite, éperdue, on se passionne pour ce miracle qui transforme peu à peu chaque soir, quelques années avant 1870, un vieux notaire de province en un écrivain d'abord sage et classique, puis de plus en plus fougueux, débridé, lyrique... en un mot romantique.
    Un livre à part dans l'univers de Sagan, proche de Stendhal ou Maupassant.

  • À Cardin, petite ville du Nord, Guéret emprunte chaque soir le même chemin pour rentrer de l'usine, et chaque soir, c'est le même chien qui l'accompagne jusqu'à sa pension. Ce chien serait son unique compagnon s'il n'y avait Nicole, jeune ouvrière qui rêve de mariage. Nicole est désirable et attentionnée, mais tellement frivole que Guéret lui préfère Maria, sa logeuse quinquagénaire. Hélas, celle-ci ne lui exprime qu'indifférence et mépris ; jusqu'au jour où un meurtre sanglant est commis.
    Maria a tôt fait de prendre son piètre locataire pour l'auteur du crime. Elle le regarde enfin. Bien plus, elle le respecte et l'admire. Guéret, trop heureux d'avoir enfin ses faveurs, ne la détrompera pas. Un jeu de dupes s'instaure alors entre eux. Jusqu'où cette imposture mènera-t-elle Guéret ? S'il se dévoile, ne risque-t-il pas de perdre l'amour de Maria, de tout perdre ? Seul témoin de cette relation qui peut en pressentir la douloureuse fin : le fidèle chien couchant.
    Dans ce livre, Sagan tente une gageure. Le chien couchant est un texte inattendu. Loin de Paris, de la frivolité mondaine et des drames amoureux bourgeois, l'auteur de Bonjour tristesse inscrit son roman dans le milieu prolétaire, s'approprie sa rudesse et sa morosité. Plus d'artifices, seulement d'honnêtes gens pris au piège d'amours farfelues et de rêves ambitieux. C'est alors avec un réel plaisir que l'on découvre de façon insolite ce qu'on aime tant chez Sagan : on trompe l'ennui comme on peut, on aime en trichant un peu. Un livre délicat sur la question de l'amour sincère et de sa mise à nu.

  • Dix-sept ans après La voyeuse interdite, huit ans après Garçon manqué, trois ans après le prix Renaudot des Mauvaises pensées, Nina Bouraoui change pour la première fois de manière et de registre. Celle qui s'est vu reprocher dans sa jeunesse son écriture saccadée, ses fulgurances, celle qui nous a révélé peu à peu au fi l de ses livres les amours interdites qu'elle s'autorisait, publie aujourd'hui son premier roman classique. C'est l'histoire d'une rencontre, la rencontre d'une jeune femme écrivain et de l'un de ses admirateurs, de leurs échanges, de leur passion mais aussi de leur bonheur gagné jour après jour. Nina Bouraoui a toujours intrigué son monde, elle n'est jamais là où il faut, là où on voudrait l'enfermer. Elle est un écrivain libre, libre à quarante ans de composer et de rédiger son Amant à elle tout en conservant sa singularité, ses propres empreintes.

  • Théâtre

    Françoise Sagan

    Dans la continuité des rééditions de l'oeuvre de Françoise Sagan, les éditions Stock publient en un seul volume trois pièces de théâtre très différentes, dont une est inédite.
    L'excès contraire ou Le chevalier de lait, l'inédite, est une pièce de boulevard. Drôle, rapide, enlevée, elle se situe en Allemagne, en 1914. Et, comme il se doit, les quiproquos et les allusions sexuelles se font la part belle. Frédéric, jeune lieutenant du troisième régiment de Uhlans de Saxe, est l'amant d'une nuit d'Adèle lorsque le mari de celle-ci rentre à l'improviste de la chasse. Le cocu demande réparation au jeune Frédéric qui se révèle capon et fuit dès le lendemain. Il trouve refuge chez la soeur du mari trompé pensant pouvoir l'épouser pour éviter le duel.
    Un piano dans l'herbe est peut-être plus proche de ce à quoi nous sommes habitués dans l'univers de Sagan. Les personnages ont une quarantaine d'années, ils sont réunis pour des vacances à la campagne et cherchent à retrouver leur jeunesse. Mais comme dit l'un des protagonistes : « La jeunesse, ma chérie, c'est aussi dangereux à réveiller qu'un tigre. » Il fait beau jour et nuit est certainement la pièce la plus grave de cette sélection. Une jeune femme vient de sortir de l'asile où elle a passé trois ans à se demander si elle était vraiment folle, à s'inspecter, à avoir peur d'elle-même. Elle retrouve son mari et sa cousine qui n'ont pas toujours les meilleures intentions. On ne peut s'empêcher de penser au séjour que Françoise Sagan a effectué en cure de désintoxication et qu'elle raconte dans Toxique.
    Ces trois pièces se complètent et confirment si besoin était l'immense talent de conteuse de Françoise Sagan. Sa « petite musique » prend toute son ampleur dans des dialogues acerbes, drôles, froids ou tendres. Un grand moment de plaisir.

  • Peau d'âne

    Christine Angot

    « peau d'âne ne connaissait rien, elle habitait une petite ville du centre de la france et n'avait rien vu de très extraordinaire. sa mère, qui était très belle, l'aimait. sa mère était d'origine juive, mais elle avait demandé à être baptisée, pour être comme ses copines janine mouchel, janine busseron. il y avait un mimétisme entre peau d'âne et sa mère.

    Un jour, le directeur financier de l'hôpital psychiatrique rattaché à la sécurité sociale où travaillait sa mère, avait dit, à la suite du noël de gireugne, puisque c'était le nom de cet hôpital : c'est incroyable le mimétisme. on était alors dans les années 70, ou à la fin des années 60, c'était la mode des jupes à godets, en tweed, et des pulls chaussettes, et bien sûr des manteaux maxi. la mère de peau d'âne l'habillait toujours dans le même magasin, avec beaucoup de soins, chez caroline. souvent c'était pour prendre des uniformes bleu marine, des jupes bleu marine, des pulls bleu marine, des chemisiers blancs, et pas de pantalons, ces petites filles n'avaient pas droit aux pantalons, sauf s'ils étaient portés sous les jupes, l'hiver. les pantalons étaient considérés comme indécents à cette époque. la mère de peau d'âne n'avait pas le droit d'en porter non plus au début à la sécurité sociale, le directeur, monsieur feignon, l'avait interdit. avec la mère de peau d'âne monsieur feignon avait essayé, elle l'appelait le père feignon, elle ne l'aimait pas.

    L'école de peau d'âne était une école de filles, une école privée. pourquoi ? parce que sa mère, qui était si belle, n'était pas mariée avec le père de peau d'âne, et à l'époque c'était extrêmement rare. »

  • Keith me n'est pas un livre de plus sur les Rolling Stones. Il n'est pas non plus la biographie de Keith Richards, ni l'autobiographie amoureuse d'Amanda Sthers. Keith me est pourtant ces trois livres à la fois : par un tour de force littéraire assez impressionnant, Amanda Sthers, Andréa Stein dans le roman, est entrée dans la peau de Keith Richards. Elle est ce visage étouff é de rides, elle est cet enfant perdu dans le parc municipal de Dartford. Elle est l'amant de Mick Jagger quand ils font l'amour pour la première fois, elle est ce guitariste de génie qui s'envoie les plus belles fi lles du monde, elle a pris les mêmes drogues, suivi le même diable et survécu à tout. Elle est aussi, entre les lignes, une jeune femme qui vient de rompre avec le père de ses enfants, cette éternelle jeune fi lle que personne ne prend vraiment au sérieux ni au tragique et qui semble devoir connaître quelques vrais malheurs avant d'être reconnue comme artiste. Comment surmonter un chagrin, comment raconter une rupture sur un mode et sur un ton neufs : en changeant de personnalité, en changeant de rôle et de sexe, en devenant ce vieux garçon qui a sniff é les cendres de son père.

  • Rêve d'amour

    Tardieu-L

    Elle s'appelle Alice Grangé. Elle a trente ans. Elle n'a presque pas connu sa mère qui a disparu quand elle avait cinq ans. Elle en a conservé peu de souvenirs et toute sa vie elle aura cherché cette mère, Blandine, qui lui a tant manqué. Avant de mourir, son père lui apprend que Blandine a aimé un autre homme. Alors Alice enquête et le retrouve presque trop rapidement. Elle a tant de questions à lui poser. Comment était-elle ? Quelle était la couleur de ses yeux lorsqu'elle le regardait ? Était-elle heureuse ou malheureuse ? Sensuelle ? Fragile ? Comment s'habillait-elle ? Lui ressemble-t-elle oe
    Chez cet homme, Alice découvre ce qu'elle n'imaginait pas trouver : deux tableaux que sa mère avait peints. Un portrait des amants, où apparaît une femme qui lui ressemble, et un paysage de mer.
    Alice cessera-t-elle enfi n de rêver l'amour pour le vivre oe

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