Rouergue

  • Ma dévotion Nouv.

    Quelle est la nature du sentiment qui lia toute sa vie Helen à Frank ? Il faut leurs retrouvailles, par hasard à Londres, pour qu'elle revisite le cours de leur double existence. Elle n'espérait plus le revoir et l'on comprend qu'un événement tragique a mis fin à leur relation. Dans un retour sur soi, la vieille dame met à plat ces années passées. Une vie de femme dessinée dans toutes ses subtilités et ses contradictions. Dans ce quatrième roman, Julia Kerninon, qui a obtenu de nombreux prix pour ses précédents livres, déploie ses longues phrases fluides et imagées, d'une impeccable rythmique. 

  • Le continent Nouv.

    Lorsqu'Inès arrive dans l'île, elle est en plein naufrage. Sur le continent, elle a crevé les pneus de la voiture de son chef. Un passage à l'acte dont elle ne se serait jamais crue capable. Et elle a beau être hors du ring, loin du centre culturel dont elle s'occupait de la bibliothèque, il lui reste une rage de vaincue dont elle ne parvient pas à se débarrasser. Dans l'île, cependant, va se jouer une nouvelle partie. Et Inès, parfois aussi fauve qu'une panthère, comme un animal rescapé d'un grand incendie, va se découvrir capable de renaître.

  • Ultra Violette Nouv.

    Autour de la figure de Violette Nozière, parricide de 17 ans devenue une légende dès son procès, Raphaëlle Riol dessine le portrait d'une jeune fille hors normes et d'une époque, les années 30. Dans ce roman, l'autrice fait revivre le fantôme de Violette Nozière, lui redonne une figure littéraire, à la façon de ce qu'elle fut pour les surréalistes. Un livre envoûtant, par sa capacité à réécrire la vie de cette jeune meurtrière et d'une grande inventivité dans sa façon de romancer un fait divers.

  • Il y a longtemps de cela, bien avant d'être la femme libre qu'elle est devenue, Tanah se souvient avoir été l'enfant d'un roi, la fille du souverain déchu et exilé d'un éblouissant archipel, Loin-Confins, dans les immensités bleues de l'océan Frénétique. Et comme tous ceux qui ont une île en eux, elle est capable de refaire le voyage vers l'année de ses neuf ans, lorsque tout bascula, et d'y retrouver son père. Il lui a transmis les semences du rêve mais c'est auprès de lui qu'elle a aussi appris la force destructrice des songes.

  • En mars 2014, alors que le Front national fait une percée historique dès le premier tour des élections municipales, Saillans, un village de 1?300 habitants dans la Drôme, renverse la table. Des citoyens débutants en politique décident sans programme ni candidat de plancher sur les priorités de la commune. Le succès est immédiat et inattendu. Pour la première fois, des habitants prennent la parole, réfléchissent collectivement à une autre façon de faire vivre la politique locale. La liste citoyenne «?Autrement pour Saillans... tous ensemble?» se constitue. Le 23?mars 2014, elle remporte les élections dès le premier tour avec 56,8?% des voix.
    Depuis six ans, les habitants de Saillans expérimentent un modèle de démocratie citoyenne où les décisions sont prises en concertation. De nouvelles façons d'exercer le pouvoir mais aussi de vivre ensemble. La journaliste Maud Dugrand, originaire du lieu, était la mieux placée pour nous raconter cette histoire.
    À l'heure où se profilent de nouvelles élections, elle fait le bilan d'une expérience sans équivalent, qui répond à sa manière aux aspirations réitérées à une renaissance démocratique.

  • Qui est vraiment Alexis Fjærsten, cette belle jeune femme qui a établi son camp de base à Metz, tombant immédiatement dans le coeur d'Anton ? Pourquoi tue-t-elle sauvagement un inconnu qui lui fait du charme ? Qui lui fait peur au point qu'elle est prête à s'enfuir jusqu'au bout du monde ? Dans un premier roman intense, gorgé d'alcool, de rock et de poésie, Valentine Imhof nous emporte sur les pas d'une héroïne qui s'est placée sous la protection de Loki, le dieu destructeur de la mythologie nordique.

  • Ce n'est pas tous les jours qu'on assassine une femme en pleine rue par arme à feu. Ni qu'on trouve une signature sur des étuis percutés. Alice Yekavian est experte en balistique. Béatrice Chabaud avait été capable de quitter un mari qui la battait, de retourner son destin, assez peut-être pour irriter ceux qui aimeraient que les victimes restent dans leur rôle. Qui s'est attaqué à cette militante contre les violences faites aux femmes, liée à un journaliste ayant appartenu à la mouvance d'extrême gauche ? Les équipes de police n'ont aucun doute. Cette enquête va leur demander du temps, de la minutie, de la modestie. Quand les malentendus s'enchaînent, quand les détails prennent de l'importance et qu'on n'y peut rien, quand le hasard s'invite en prenant l'ascendant sur votre intelligence, quand les suspects ont trop de choses à dire après avoir peaufiné leurs mensonges pendant des années, il suffit parfois d'un détail pour que tout s'éclaire. Ou de laisser une chance à ses intuitions.
    Dans un premier roman saisissant de réalisme, Claire Raphaël nous fait vivre au plus près une enquête complexe qui est aussi une réflexion sur les violences contemporaines.

  • Dans une petite ville de province, trois trentenaires paumés vont se rencontrer et prendre en charge un jeune homme handicapé physique et mental, considéré par tous comme un monstre. Un roman chaleureux, drôle et d'une justesse rare sur notre époque. Dans la lignée de « La Tête de friche », précédent roman de Marie-Sabine Roger.

  • Il manque beaucoup de monde dans le tableau de famille de Louise. La jeune femme n'a plus que son père et Gary, un fauve domestique aux yeux d'or, qui assassine les mésanges. Alors elle s'évade auprès de la joyeuse troupe des Gazelles, avec lesquelles elle répète un spectacle de danse orientale. Mais ce matin-là, jour de son anniversaire, alors que les danseuses doivent se produire à Gai-la-Fontaine pour un événement caritatif, des enfants sont pris en otage dans l'école de Grisors, toute proche, et le pacemaker de son père décide de faire des siennes.
    Dans ce roman de la vie qui résiste à la violence de l'époque et aux rumeurs de la haine, par la grâce d'une écriture infiniment sensible, aux mouvements imprévisibles, Frédérique Cosnier fait surgir un monde dont les enchantements naissent des pulsations même du coeur.

  • Zippo

    Valentine Imhof

    Lorsqu'ils se sont rencontrés, elle était très jeune. Il lui a fait porter un loup noir, il l'a appelée Eva, il lui a appris à jouer avec le feu. Il l'a perdue. Où qu'elle soit, où qu'elle se cache, il lui manque, il en est persuadé. Et comme elle tarde à ressurgir, il décide de lui laisser des messages. Et affole la police. Avec ce roman ardent où des enquêteurs cagoulés de cuir traquent le détenteur d'un briquet à essence dans des loges de bondage, Valentine Imhof ouvre le reliquaire des douleurs du passé et nous donne la fièvre.

  • Premier "boomerang" à quatre mains, Le jour du slip et Je porte la culotte nous permet de nous glisser dans la peau d'un(e) autre. Dans le texte d'Anne Percin (Le jour du slip), Corinne se réveille affublée d'un zizi et s'aperçoit que tout le monde l'appelle Corentin et a l'air de trouver cela normal... Tandis que Thomas Gornet nous raconte dans Je porte la culotte, l'effet que ça fait de se retrouver dans la vie de Corinne quand on croit être Corentin ! La journée incroyablement drôle de deux enfants qui se retrouvent projetés dans le genre opposé, à l'âge où les identités masculines et féminines s'affirment, dans la cour de l'école mais aussi dans les attitudes des adultes !
    /> Deux récits hilarants qui jouent à fond le jeu du "recto-verso" et qui posent finement la question des relations entre filles et garçons.

  • Alexandre, huit ans et demi, raconte comment sa vie a changé après que ses parents se sont disputés.

    «Avant on était quatre.
    Papa, maman, Jean- Claude Chipolatas et moi.» Moi, c'est Alexandre, 8 ans et demi et Jean-Claude, c'est le chat. Et puis, une nuit ça a crié sévère entre papa et maman : maman a pris un sac d'affaires sous un bras, le chat et moi sous l'autre et nous sommes partis... Maman avait beau essayer d'être gentille et de rendre notre nouvel appartement agréable, je n'arrivais pas à trouver belle cette nouvelle vie. Jusqu'au jour où elle m'a demandé ce qu'il fallait faire pour me rendre mon sourire. Le point de vue d'un enfant, à la fois drôle et émouvant, sur la séparation de ses parents et les changements qui en découlent.

  • Quand on est enfant, on peut vivre dans un foyer pour différentes raisons.
    Aimée, elle, n'a pas de parents. Mais autour d'elle, il y a l'éduc Anna, ses soeurs de coeur Amina et Shirley. Sa meilleure copine d'école Clémence. Et aussi Mehdi - un dur au coeur tendre. Et puis, il y a ses parents de papier, deux petites figurines qu'elle a fabriquées et qu'elle garde précieusement avec elle, pour leur confier ce qu'elle a sur le coeur. Même quand on est orpheline, ça peut faire beaucoup d'amour !

  • Quitter Dakar

    Sophie-Anne Delhomme

    De son enfance passée à Dakar, il lui reste si peu, quelques souvenirs qui lui filent entre les doigts. Les chansons d'une bonne sénégalaise, l'ombre massive d'un baobab géant. Des photos de sa mère et de son amant, sur la plage de Hann. Presque rien. Rien qui puisse expliquer leur départ brutal du Sénégal, tant d'années auparavant. Au fur et à mesure de ses déambulations dans les rues sableuses de Pikine, les restaurants des Almadies, les night-clubs du centre-ville, se révèle à lui le mystère de cette mère fantasque et solaire. Qui venait-elle y retrouver tous les ans en avril ? Existe-t-elle encore dans la mémoire de certains ? Il suffit, souvent, d'une rencontre décisive pour que la mécanique des souvenirs s'emballe. Et le rêve d'une nouvelle histoire passionnelle avec Dakar...

  • Un mot d'amour écrit sur le dos d'une carte postale. Un dentiste qui fait froid dans le dos. Un couple d'amoureux, dos enlacés, qui chemine devant elle dans la rue. Une fourchette qui fait le gros dos devant une assiette de petits pois... Parce qu'elle préfère observer en secret que se jeter à l'eau, une petite fille se laisse emporter par son imagination. Dans ce monde de grands, qui fait envie et un peu peur en même temps, ce qu'elle voudrait, c'est la confiance en " ailes ". Des ailes dans le dos pour être plus légère et sauter à pieds joints dans la réalité.

  • La situation des femmes des campagnes au sortir de la guerre de 1940-1945, n'était guère enviable.
    Elles ont voulu vivre autrement. Par petites touches, avec de l'imagination, beaucoup de ténacité, de la persévérance, elles ont voulu le changement des conditions de vie matérielle, souhaité l'évolution du mode de vie dans les campagnes et pris leur part dans la modernisation de l'agriculture de cette seconde moitié du XXe siècle. Collectivement, entre elles, éveillées dans le cadre des mouvements d'action catholiques puis à travers l'action des groupements de vulgarisation agricoles féminins, elles ont construit leur chemin vers plus d'autonomie.
    Comme leurs contemporaines, mais avec plus de difficultés encore, dues aux structures très patriarcales du monde rural, elles ont fait évoluer leur condition, leur champ professionnel, leur statut, leur vie de couple. Ce livre est construit sur le témoignage de près de cent femmes aveyronnaises qui ont parlé, raconté. Toutes ont dit : " Ces changements nous les avons souhaités, voulus, nous les avons vécus! "

  • " le contraire de l'amour, ce n'est pas la haine, mais l'adieu.
    " parce que trop d'histoires se terminent sans même un mot, nina dermar, éditrice, décide de publier un catalogue des adieux. un ouvrage de référence pour ceux qui veulent quitter. l'auteur qu'elle a recruté par petite annonce, peter faraway, est un spécialiste des départs. des quatre coins du monde, il envoie à nina ses lettres d'adieu. au fil de cette correspondance, peter se nourrit des remarques de son éditrice.
    Et s'il se laisse prendre au jeu dangereux d'un amour platonique, nina sait lui rappeler le contrat qui les lie. mais dans ce chassé-croisé de désirs et de douleurs esquissés, se tisse le piège d'amants éconduits. les mots se déguisent, les signatures ont un sens. le lecteur se doit de les deviner, jusqu'au bout.

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