Rocher

  • Mars 1918 - novembre 1922. Céleste Albaret et Marcel Proust vivent une relation fusionnelle, dans l'intimité de la chambre d'écriture. Il leur reste mille et cent nuits à partager.
    Marcel a quarante-sept ans, les jours lui sont comptés, il doit mettre le point final à La Recherche, et reconstituer le conte perdu, Robert et le chevreau. Céleste en a vingt-sept. Elle veille sur lui, sur son oeuvre, et s'interroge : tandis que les avions allemands bombardent Paris et que la grippe espagnole fait des ravages, quelle vie secrète mène-t-il hors de cet appartement ? Il rentre couvert d'éclats d'acier, recrée pour elle les constellations de feu et les soirées mondaines de ces Années folles.
    Le roman bouleversant d'un amour singulier, absolu, entre l'écrivain de génie et sa précieuse gouvernante, Céleste, qui fut son unique confidente.

    « Céleste a perçu le tintement discret. Elle va accourir. Il a besoin d'elle, de son corps rassurant. Chaque jour, elle accourt à son appel, telle une vierge sage vers son époux. Elle attend qu'il restitue pour elle l'enchantement de ce qu'il appelle «la vraie vie» : la frénésie de la création et du désir. »

  • L'esclavage des Yazidis par Daech est l'un des drames les plus marquants de notre époque. L'histoire des passeurs, qui ont créé des réseaux clandestins pour libérer ces innocents, restait à écrire.

    En août 2014, Daech lance une guerre génocidaire dans les terres de la minorité religieuse yazidie, au nord de l'Irak. Des pères de famille et des personnes âgées sont exécutés et jetés dans des fosses communes. Des milliers de femmes et d'enfants sont kidnappés et destinés à devenir les esclaves sexuels ou les enfants-soldats du «califat».
    Face à l'horreur, des civils, femmes et hommes, renoncent à leur vie ordinaire pour devenir passeurs. Yazidis ou musulmans, ils sont marchand, chauffeur de taxi, médecin, journaliste ou avocat. Traqués par Daech, ils infiltrent les communications du groupe, recrutent des informateurs et des équipes clandestines jusqu'aux confins de la Syrie. Dans cette coalition hétéroclite, des intermédiaires aux motivations diverses parviennent à sauver des centaines de captifs. Sans eux, aucun Yazidi ne serait revenu vivant de l'enfer.
    Fruit d'enquêtes de terrain et d'entretiens inédits, ce livre propose un plongeon vertigineux dans la nuit de Daech, aux côtés des passeurs. Un récit intense et poignant où se mêlent courage, sacrifice et liberté.

    « Des récits de sauvetages impressionnants. ».
    (Beate et Serge Klarsfeld).

  • Toute femme, tout homme, tout être humain est appelé à devenir Terrien.
    Nous sommes des êtres naturels enracinés dans le vivant. Face à nos peurs légitimes, à l'état de sidération que provoquent les destructions de la nature que nous constatons désormais de visu, à l'angoisse que nous ressentons devant la catastrophe planétaire en cours, il faut redonner ce sens à nos vies : nous sommes des vivants. C'est notre joie de vivre, la fraternité avec nos semblables, l'amour de la nature, notre harmonie avec l'ensemble du vivant qui peuvent nous permettre de soulever des montagnes, augmenter notre puissance d'agir et abattre l'ordre ancien des Destructeurs.
    L'écologie intégrale entend rassembler autour de son projet par la raison et la conviction, mais aussi par les sentiments et les émotions. Elle va puiser ses forces dans une écologie intérieure qui représente une nouvelle étape de l'évolution humaine. La révolution mentale que nous devons accomplir est d'embrasser l'ensemble du vivant comme étant partie de nous-mêmes.

    Delphine Batho est députée des Deux-Sèvres. Engagée d'abord comme leader lycéenne et vice-présidente de SOS Racisme, elle a été ministre de l'Écologie, du Développement durable et de l'Énergie, avant d'être limogée brutalement du gouvernement en 2013 pour avoir dénoncé la baisse du budget de l'Écologie. Elle est présidente de Génération Écologie.Dominique Bourg est philosophe, professeur à l'université de Lausanne.

  • Dans la maison du père

    Yanick Lahens

    L'histoire suit la destinée d'alice bienaimé, qui grandit dans les années quarante dans une famille de la grande bourgeoisie d'haïti.
    Une atmosphère séduisante et chaleureuse nimbe au début les personnages. mais très vite, l'histoire, ses rumeurs, ses petitesses et sa fureur, les rattrapent. alice parvient à supporter les contraintes de son éducation de jeune fille de bonne famille parce que son oncle et sa tante lui apprennent la culture populaire. et puis surviennent les péripéties des journées révolutionnaires de 1945-1946 qui changeront à jamais sa vision du monde.
    Heureusement, alice danse et ce n'est pas anodin. pratiquer la danse en haïti tient de la lutte de classe.

  • Daté du 28 juin 1838, ce manuscrit récemment redécouvert au Brontë Parsonage Museum et inédit en France offre un exemple fascinant des premiers textes de Charlotte Brontë, alors âgée de vingt-deux ans, une dizaine d'années avant la publication de son chef-d'oeuvre, Jane Eyre.
    Cette novella, composée de plusieurs scènes d'une grande fraîcheur, se déroule dans un pays imaginaire, inventé collectivement par Charlotte, son frère et ses sueurs, pour leur propre distraction. Charlotte y laisse libre cours à son imagination en décrivant avec ironie les exploits et les intrigues des personnages décadents du royaume d'Angria, au centre duquel se détache la figure très byronienne du duc de Zamorna.
    Texte étonnant par ses licences - on y voit décrit avec beaucoup de réalisme les effets dévastateurs de l'opium - et sa modernité formelle, L'Hôtel Stancliffe permet de redécouvrir une dimension méconnue de l'oeuvre d'une des plus grandes romancières anglaises.

  • La visite

    Claire Fourier

    L'homme est médecin ophtalmologiste.
    La femme lit beaucoup, écrit des pages qu'elle range dans ses tiroirs. a l'occasion d'une consultation, ils découvrent leur voisinage : leurs fenêtres se font face, séparées par un jardinet. l'homme demande à la femme de l'autoriser à la visiter. pendant des mois, alex vient visiter gloria. une sympathie profonde naît, qui n'exclut pas une guerre de bon aloi entre les deux sexes. qu'est-ce que la visite ? claire fourier continue de traquer la relation masculin-féminin.
    Dans chaque livre, elle l'explore, portée par une sensibilité toujours à vif et un émerveillement constant devant le fait que la nature a créé les êtres humains homme et femme. la conscience d'une chance inouïe procure à claire fourier une intensité de sensations qu'elle décline à nouveau, avec minutie, en orfèvre du couple.

  • Mais la folie demeure

    Claudie Cachard

    • Rocher
    • 27 Novembre 2003

    Qu'en est-il désormais d'une psychiatrie quotidiennement confrontée à des sujets dont la souffrance psychique grave nécessite des accueils spécifiques ? Les récentes décennies de la psychiatrie hospitalière publique ont été celles d'expansions des pratiques et des conceptions exigeant l'indispensable humanisation des réponses faites à la folie.
    Loin des " murs de l'asile ", les intégrations de la psychiatrie dans " la cité " révèlent maintenant de nouvelles détresses, de nouvelles formes de carence, de ségrégations et d'abandons effectifs des plus souffrants. Ce livre n'est pas réservé aux spécialistes. Il témoigne personnellement, traduit et dépeint, entre récits et réflexions, les jours et les nuits de proximités vécues à vif, au cours de relations difficiles et riches de ressources.
    Les diversités de véritables " arts du soin " associés aux partages de réflexion les concernant s'y découvrent, inspirant formes de présence et d'hospitalité. Epreuve de vérité imposée par la folie, le travail de terrain auprès des plus souffrants exige une psychiatrie engagée à poursuivre sa recherche clinique, oeuvre éthique consacrée à l'énigme humaine.

  • « Je vais tout te dire, tu pourras m'essorer, si tu veux, mais sache que le papier ne peut pas envelopper la braise.
    - L'encre saura la retenir. » À la frontière du réel et de la fiction, Leyla Z. Mechentel nous fait suivre l'itinéraire de femmes algériennes entre leur pays d'origine et l'Europe - en particulier l'Italie et la France.
    Djida et Sassiya se rencontrent lors de leur première année d'université, à Alger. Malgré leurs divergences, l'une musulmane pratiquante jusqu'à la dévotion, l'autre marxiste et féministe, elles deviennent amies. Séparées momentanément - Djida suit son jeune mari en Italie, Sassiya reste à Alger -, elles se retrouvent à Paris, mais leur relation se détériore en même temps que s'inversent les rôles : la dévote se glisse dans la peau d'une Parisienne mondaine, la marxiste féministe se découvre une identité religieuse. L'une comme l'autre ont leurs raisons que l'auteure analyse avec justesse et subtilité.
    Dans un style alerte et vif qui privilégie le dialogue, comme pour mieux faire entendre les voix de ses personnages, Leyla Z. Mechentel livre ici un récit moderne, traversé de tragédies mais aussi de moments de bonheur.

  • Tout le monde connaît Maria Callas, la diva de l'opéra. On se souvient de ses interprétations extraordinaires de Norma et de La Traviata, de ses tournées dans le monde entier, ou encore de ses caprices de star, comme la fois où elle exigea un cachet de 5 000$ par représentation au Metropolitan, pour se venger de leur premier refus. Alfonso Signorini a eu accès à des documents inconnus, et révèle des informations inédites sur le fils caché de la Callas, dont la mort en couche marque le déclin de sa carrière, sur son mariage bourgeois et son aventure passionnée avec Aristote Onassis, ainsi que sur les célébrités de l'époque et les nombreuses anecdotes de ses rencontres avec Marylin Monroe, Grace Kelly ou encore Jackie Kennedy. Rentrez dans le monde de Maria Callas, et découvrez la biographie de cette petite fille fragile, en quête d'amour et de reconnaissance, qui se cache derrière l'image d'une femme adulée.

  • Incarnation féminine de la Résistance : voici dix-huit femmes dont on entend si peu parler et qui pourtant se sont distinguées par leur courage extraordinaire. Pourquoi dix-huit ? Parce que ce chiffre " raï " en hébreu signifie aussi la vie, qu'elles ont redonnée à des innocents persécutés. Catholiques, juives ou protestantes, elles transcendent les religions au nom d'un même idéal. Comme le dit Mme Noëlla Rouget : " Il n'y a de race que la race humaine. " L'auteur, une enfant juive cachée, recueillie par une famille catholique en 1942, a voulu lui rendre hommage ainsi qu'à sa grand-mère gazée à Auschwitz. Avide de découvrir les secrets d'autres résistantes dont Lucie Aubrac, elle s'est déplacée dans plusieurs coins de France, en Suisse et en Californie, pour écouter leurs récits de vive voix. La lecture de ce texte nous met de plain-pied dans une période de terreur où des femmes osent s'affirmer par la force et l'ingéniosité. Quel magnifique exemple pour les jeunes d'aujourd'hui en quête de sens à donner à leur vie !

  • Titulaire d'une thèse de doctorat en histoire, joëlle guillais a publié la chair de l'autre, histoire du crime passionnel au xixe siècle, un essai dans lequel elle retrace, à partir d'archives judiciaires, les vies de criminels. photographe, elle a effectué de nombreux séjours à l'étranger, notamment pendant la guerre et la famine en éthiopie. entre autres, elle a publié deux passionnants récits de terroir, la berthe et agnès e. elle anime des ateliers d'écriture.

  • Tout aussi redoutable que l'anorexie mais plus rarement évoquée, la boulimie fait des ravages, essentiellement chez les femmes. La confession à laquelle se livrent ici certaines victimes particulièrement éloquentes n'épargnera rien au lecteur : ni les nausées et les dérives, ni les périodes de rémission, suivies de rechutes ni enfin les magistrales illuminations qui ont émaillé leur long combat pour revenir de l'enfer. Car la boulimie ferait presque sourire sous ses dehors tarte à la crème, si elle ne dissimulait l'image terrible de Saturne dévorant ses propres enfants : cette histoire familiale maudite que l'on tente vainement d'enfouir au fond de soi-même sous des quantités de nourriture astronomiques, mais qui, au fil du temps, remonte à la surface avec une violence redoublée. Surtout quand les proches préfèrent, par leur silence, se faire complices de secrets et de non-dits monstrueux. C'est ainsi que, chez Louise, la toxicomanie et l'alcoolisme entreront au nombre des dommages collatéraux causés par la boulimie. Tandis que chez Catherine, maltraitée dans l'enfance au vu et au su de tous, la paralysie des émotions fera tôt apparaître un " trou noir de l'âme béant "... On mesure alors le courage et la volonté qu'il aura fallu à ces quelques miraculées pour aller jusqu'au bout de leur calvaire et nous en faire aujourd'hui le récit. Des portraits poignants, à la fois sensibles et entiers, signés Florence Bott, journaliste, et elle-même concernée.

  • Goût bulgare

    Dimitrova A

    • Rocher
    • 20 Mars 2008

    A travers Levka, l'épouse et l'ex-épouse du pope orthodoxe ; Mira, la jeune patronne du magazine La Femme aujourd'hui ; le visage brûlé à l'acide de Maria, une jeune femme " punie " ; Sasha, P-DG de Hewlett Packard Bulgarie ; Darina, une brillante chirurgienne de la face ; à travers leurs hommes, qui font irruption à différentes époques..., l'auteur saisit les effets des changements survenus en Bulgarie après la chute du Mur de Berlin : la place occupée par les femmes dans cette société à la croisée des affirmations idéologiques et des périlleuses tentatives des individus à maîtriser leurs destins. Entre les discours officiels et les bouleversements réels, ces femmes de Bulgarie, partagées entre vie professionnelle, épanouissement sensuel et vie familiale, nous embarquent dans l'imaginaire d'une société composée de questionnements anciens et de quêtes contemporaines. Sont-elles si éloignées de nous ? C'est un voyage dans un pays si proche et si lointain à la fois, conté par une douzaine de personnages en des impromptus de vie concrète. Des instantanés pris dans l'objectif d'un verbe vif qui invite dans l'intimité des mots et la tendresse des êtres.

  • Les échanges épistolaires entre le grand cinéaste français et la journaliste ravivent le souvenir de la collaboration artistique de l'amour passionnel qui liaient "ce vieux lion et sa jeune panthère indomptable". Il fait écho au roman de Nelly Kaplan publié conjointement.

  • Quand deux jeunes enragées joueuses de flûtes à bec, Gretel et Gretchen, décident d'entrer au Conservatoire de musique, rien ne les arrête. Même pas leur père, Emilio Gesualdo-Von Bock, fabricant de lit, descendant du grand compositeur et improvisateur de discours tourmentés dont le dernier se termine par l'interdiction faite aux filles de s'approcher dudit Conservatoire. (Pourtant leur frère aîné, Hänsel, le fréquente en cachette !) Gretel et Gretchen s'obstinent, elles fuguent, débarquent dans une ville gérée par des fous ennemis de l'art et du Conservatoire en particulier.
    Le roman raconte les trois jours d'épreuves d'admission que les flûtistes passent dans une ambiance de conte fantastique. Ces épreuves ont lieu dans un Institut de médecine légale et comprennent, entre autres extravagances, un festin truffé de questions piégées, une sérénade donnée à un mort, les confidences de la coupable et tyrannique directrice, la rencontre d'une providentielle laveuse de vitres - Une folie chasse l'autre, - il ne faut pas avoir peur d'avoir peur » dit le passeur d'épreuves aux candidates-, et l'écriture pousse à la roue, mêlant burlesque, drame et fantaisie.
    Candides révélatrices d'une harmonie perdue, Gretel et Gretchen, par le son pur de leurs instruments, amènent les adultes à révéler le secret qui lie leur famille et le Conservatoire : une histoire d'enfant abandonné par sa mère, aimé follement par d'autres personnes. La dernière nuit d'épreuves fait triompher l'amour et la magie de l'art. Mais tout tremble de fragilité, même la musique qui a inspiré ce roman et qui s'est à peine fait entendre, oui, une musique qui commence vraiment quand le livre se ferme.

  • Pour la première fois, le Lettrisme est replacé dans l'histoire des idées du XXe siècle et analysé, à travers la réalité de ses apports, dans une relation avec son temps.
    Fondé, par Isidore Isou, à Paris, en 1945, ce mouvement culturel est aujourd'hui reconnu pour son exploration des mécanismes de la création et du développement des disciplines de la connaissance. Il est envisagé dans cet ouvrage depuis ses origines jusqu'à ses élargissements actuels, en prenant en compte les scissions qui ont animé son histoire, et ses rapports fondamentaux avec l'art contemporain qu'il devance sur de nombreux points.
    Le rapport complexe avec l'Internationale Situationniste, issue pour une grande part du Lettrisme, est mis en lumière et étudié dans ses similitudes autant que dans ses différences.

  • Sibilla aleramo

    Ceccatty Rene

    • Rocher
    • 22 Janvier 2004

    Née en 1876, morte en 1960, Rina Faccio, qui signa ses livres sous le nom de Sibilla Aleramo, traversa le siècle, en participant à de nombreux mouvements politiques, artistiques et littéraires.
    Sa vie sentimentale tumultueuse lui fit croiser les destins d'écrivains et d'artistes qui l'aimèrent et qu'elle aima passionnément. Son autobiographie, Une femme, parue en 1906, quand elle n'a que trente ans, est considérée comme le livre fondateur du féminisme italien, par son ton de liberté et d'authenticité. Ses journaux intimes révélèrent l'envergure de cette femme solitaire et déterminée qui avait suscité l'admiration de Zweig, Gorki, Joyce, Rodin, D'Annunzio, Larbaud pour sa beauté et son intelligence exceptionnelles.
    Lors de sa première parution en 1992, cette biographie, traduite en plusieurs langues, a reçu un accueil critique très chaleureux en France et à l'étranger. " On ne saurait trop louer l'élégant travail de recherche et de création de René de Ceccatty. Comme si une partie de l'histoire de l'Italie se trouvait résumée et reflétée dans la biographie de cette femme belle et déchirée, ardente et paradoxale.
    A n'en pas douter, le plus bel hommage rendu à ce mythe. " (Alain Sarrabayrouse, Le Magazine littéraire.) " La vie de Sibilla Aleramo, c'est toute l'histoire intellectuelle de l'Italie début du siècle. " (Gérard Meudal, Libération.) " De ces nuits que Sibilla Aleramo passa auprès de ses amants comme en terre étrangère, René de Ceccatty a fait un récit sobre, beau, rythmé, un rien désabusé. " (Linda Lê, Le Monde.) " C'est une Lou Andreas Salomé italienne et l'étude brillante de Ceccatty se lit comme le scénario d'un film de Visconti.
    " (James Kirkup, Times Literary Supplement.).

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