Payot

  • La désobéissance fertile ; pour une écologie offensive Nouv.

    Un manifeste et un guide pratique pour comprendre la "désobéissance fertile", un mouvement qui prône trois principes clefs : - Vivre en nature : devenons gardien d'un territoire et prenons-en soin. - Repenser notre relation à la Nature : nous pouvons agrader notre environnement (arrêtons de penser notre action sur le vivant comme une nécessaire dégradation) - Aller à l'encontre, si nécessaire, des lois écocides : les lois ne nous protègent plus, et pire, elles encadrent la destruction de notre environnement : il est temps d'aller contre elles !

  • Le livre le plus célèbre de Freud, cinq conférences prononcées par Freud en 1909, lors de son voyage aux Etats-Unis, devant un public de non-spécialistes.
    On y trouve un récit simple et vivant des origines de la psychanalyse inventée par l'hystérique Anna O., mais aussi une introduction aux problèmes centraux : la sexualité infantile, l'interprétation des rêves, le complexe d'OEdipe. Freud conclut sur la nature des névroses et le refuge dans la maladie. Les Cinq leçons sur la psychanalyse sont suivies de Contribution à l'histoire du mouvement psychanalytique, où Freud retrace les débuts difficiles de la psychanalyse et les résistances qu'elle rencontra.

  • Penser librement Nouv.

    Penser librement

    Hannah Arendt

    Penser, c'est apprendre à désobéir, à ne pas se soumettre ou obéir à des idéologies. Ce recueil en grande partie inédit d'essais, interviews, conférences, discours, critiques littéraires, depuis un essai sur le travail et l'action jusqu'à des textes sur la liberté et la condition humaine, en passant par un remarquable "Hannah Arendt par Hannah Arendt", montre ce que penser librement veut dire : sans appuis ou garde-fous, sans les piliers de la religion, de la morale, de la politique ou de la philosophie, interroger sans répit au lieu d'offrir des réponses figées.

  • Les soeurs Song ; trois femmes de pouvoir dans la Chine du XXe siècle Nouv.

    La vie, extraordinaire et digne d'un conte de fées, des trois brillantes soeurs Song, figures dominantes de la Chine du 20e siècle : l'aînée, Ailing, épousa un puissant homme d'affaires chinois, la seconde, Qingling, le "Père de la patrie" Sun Yat-sen et la troisième, Meiling, le généralissime Chiang Kai-shek. Une fresque enlevée des jeux du pouvoir et de l'amour dans le tourbillon d'un siècle de transformation et de révolution chinoises par l'auteure anglaise consacrée des «Cygnes sauvages» et de la biographie monumentale de «Mao, l'histoire inconnue».

  • L'Australie, c'est en bas à droite Nouv.

    Ce devait être son dernier voyage ; ce sera le plus beau. Près de 25 000 kilomètres : c'est le tour complet de l'Australie qu'Anne-France Dautheville fit en 1975, à 30 ans, sur une BMW 750. Ce fut un tournant dans sa vie. Trois ans plus tôt, l'Afghanistan («Et j'ai suivi le vent») avait été la terre bouleversante des rencontres humaines ; l'Australie sera le voyage de l'émerveillement face à l'immensité d'un « monde-racines », un monde d'avant les êtres humains.

  • Qu'est-ce qu'une société qui ne fait pas de place aux jeunes ? Qu'est-ce qu'un travail qui ne participe pas à la construction de soi ? Réfléchissant aux illusions et impasses de son époque (on est au début des années 1930), Simone Weil nous parle en prophète d'aujourd'hui. Ce livre, qu'elle considérait comme son oeuvre principale, est pour la "génération Covid", si inquiète et en colère.

  • « L'amour et les sentiments ne suffisent pas à faire vivre notre sexe ».

    Une majorité de femmes souffrent - souvent sans le savoir - de ne pas avoir la vie sexuelle qu'elles souhaitent : être à l'aise avec les sensations, pouvoir les ajuster à celles du partenaire, bénéficier ainsi des vertus reconstituantes du partage amoureux.

    Au croisement de la gynécologie, de la médecine chinoise, de la psychanalyse et de l'approche transgénérationnelle, le docteur Flaumenbaum, gynécologue et acupunctrice, s'appuie sur plus de quarante ans d'expérience pour expliquer comment les femmes d'aujourd'hui construisent leur sexualité, la place qu'y tient la mère, pourquoi le plaisir ou même le désir sont si peu souvent au rendez-vous, et comment faire pour y remédier.

    Un livre qui devrait revigorer les hommes et dynamiser les femmes.

  • Quel est le plus important : avoir des droits ou des devoirs ? Chef d'oeuvre de la pensée politique, «L'Enracinement» est un livre engagé sur le patriotisme, les déracinements et notre besoin vital d'appartenances, mais aussi de vérité. Il peut se lire comme un "manuel de citoyenneté" qui prône une société où l'épanouissement de chacun est la norme, où des principes moraux nous guident, et où l'argent et la technique ne font plus la loi.

  • Merci mais non merci Nouv.

    Merci mais non merci

    Céline Alix

    En s'appuyant sur sa propre expérience et sur celles de ses paires, Céline Alix décortique les raisons qui poussent les femmes à sortir des clous des carrières toutes tracées et revisite leur choix autrement que par le prisme de l'échec : les femmes sont aujourd'hui en mesure de proposer une alternative au monde du travail actuel, en souffrance, au bord de l'implosion (généralisation du «burn out», culture de la performance, quête de sens, etc.) pour définir de nouveaux codes de réussite, plus en accord avec leur éthique et leurs aspirations profondes, où les mots de sororité, d'efficacité et d'excellence peuvent enfin cohabiter pour une vie meilleure. Cette mue fait écho aux envies de changement de la jeune génération comme de nombreux hommes corsetés dans un modèle qui ne leur convient plus.

  • La vieille qui conduisait des motos Nouv.

    Dix ans qu'elle n'était pas remontée sur une moto ! Le jour de ses 60 ans, notre «biker» de choc cède de nouveau à l'appel de la route, enfourche une BMW800 et part faire un tour de France de l'amitié pour fêter son anniversaire avec les gens qu'elle aime. Son «road trip» se révèle autant un récit de voyage qu'une méditation tonique sur la vie et une exaltation des sensations à moto. Si "le bonheur est dans l'errance", comme elle aime à dire, le nouveau livre d'Anne-France Dautheville brosse le portrait d'une mémé flingueuse ayant décidé que la vieillesse serait joyeuse et son corps, "moelleux". Toujours nature, habitée par le seul plaisir de vivre, elle manifeste à chaque page une liberté et une ouverture sur le monde qui remettent à leur place nos "horizons" actuels, parfois si étriqués...

  • Savoir saisir, pour soi-même ou pour autrui, ce qui survient comme par la chance d'un hasard heureux, c'est faire l'expérience de la sérendipité. Entre espérance et action, cette ouverture d'esprit, qui s'apprend et s'entretient, peut renverser les situations et vous sauver la vie. La créatrice de la psychogénéalogie revient sur son incroyable parcours marqué par la sérendipité et le plaisir de vivre. Elle aborde de nouveau les transmissions invisibles. Elle montre tout ce que l'analyse transgénérationnelle peut apporter aux malades, en particulier à ceux qui souffrent d'un cancer. Et elle explique pourquoi la guérison passe si souvent par les petits plaisirs que l'on doit ne jamais oublier de s'offrir.

  • L'orgueil humain a reçu trois grands démentis, souligne Freud dans l'Introduction à la psychanalyse : Copernic a montré que la terre n'était pas au centre de l'univers, Darwin que l'homme était un animal parmi d'autres et maintenant la psychanalyse fait apparaître que le "moi" n'est pas maître chez lui. Une affirmation que la psychanalyse fonde par la prise en compte de phénomènes (rêve, lapsus, symptômes) et par le recours à certains concepts (inconscient, préconscient). La pensée de Freud n'a rien d'ineffable : elle peut se transmettre. Telle est la visée de cette série de conférences (1915-1917), où Freud fait preuve de son talent à exposer ses idées. Rien d'obscur ou de désincarné, mais le mouvement de la psychanalyse où apparaissent tous les problèmes majeurs qu'elle aborde (interprétation des rêves ou théorie de la névrose) ainsi que les notions qu'elle a forgées (libido, transfert). Nous sommes ainsi guidés au coeur de la révolution psychanalytique, aussi bouleversante que celle de Copernic.

  • Quel est le but ultime du féminisme ? Les femmes se battent-elles pour l'égalité ou pour la liberté ? Emma Goldman, anarchiste russe née en 1869, développe une pensée féministe incroyablement contemporaine dans deux conférences méconnues en France : «Woman suffrage» [«Le Droit de vote des femmes»] et «The Tragedy of Woman's Emancipation» [«La Tragédie de l'émancipation féminine»], au cours desquelles elle rappelle que le but du combat féministe ne doit pas être seulement l'égalité formelle mais bien la liberté réelle : la liberté pour chaque femme de vivre une vie choisie, sans avoir à payer, par une vie de solitude et d'inconfort, le prix de ce combat et de ce choix, et sans avoir à renier ses désirs profonds (vie amoureuse, désir d'enfants, maternité, sexualité heureuse, etc.). Une pensée lumineuse et profondément humaniste, traduite et préfacée par Thibaut de Saint Maurice, chroniqueur de la « Petite philo du Quotidien » dans l'émission «Grand bien vous fasse» sur France Inter. Dans le même format que «La liberté d'être libre» de Hannah Arendt.

  • Pas de changement politique sans au préalable un changement social. Tel est le but d'une révolution : vivre, plutôt que survivre. Dans cet essai inédit qui résonne avec les colères actuelles, Arendt nous invite à nous organiser nous-mêmes pour nous emparer de l'action politique et ne plus la déléguer aux partis. Retrouver ce qui anima les deux grandes révolutions, la française et l'américaine : un désir passionné, chez les citoyens, de participer aux affaires publiques.

  • Très claire introduction au phénomène du totalitarisme, ce livre rassemble deux textes de Hannah Arendt qui se situent dans le sillage immédiat de son ouvrage majeur, «Les Origines du totalitarisme» (1951), qu'il contribue à éclairer et à approfondir. « La nature du totalitarisme » (1954) est une conférence où Arendt traite de la spécificité du régime totalitaire par rapport au despotisme et aborde les thèmes de l'idéologie, de la terreur, de la tyrannie, de la solitude. « Religion et politique » (1953) est un essai où Arendt discute des religions politiques et séculières, et où elle réfléchit à la question de l'autorité.

  • Les femmes ? Elles sont depuis le début le moteur de la psychanalyse : elles ont fait son histoire aussi bien en étant étudiées par elle qu'en tant que théoriciennes, créatrices, penseuses ; fougueuses, parfois excessives, pleines de feu, elles ont refusé de se couler dans la norme et les assignations liées à leur sexe. Tel est le fil rouge de ce livre qui raconte, en une cinquantaine de courts chapitres, la relation de la psychanalyse au sexe et à l'amour. En quoi la vie de Lou Andreas-Salomé nous indique-t-elle ce qu'est une femme libre ? Peut-on désirer sans dominer, contrairement à ce que fit Jung avec Sabina Spielrein ? Pourquoi certains, comme Victor Tausk, se suicident-ils au moment où l'amour entre dans leur vie ? Comment en venons-nous à haïr notre conjoint, comme Winnicott avec sa femme ? Que faire quand, comme la Lol V. Stein de Duras relue par Lacan, la jalousie nous crucifie ? Pourquoi acceptons-nous parfois que la personne qu'on aime en aime une autre sans cesser pourtant de nous aimer, comme le firent Virginia Wool, Keynes et les membres du groupe de Bloomsbury ? Peut-on rester l'analysant(e) de la personne avec qui l'on vit une grande histoire d'amour, comme Catherine Millot et Lacan ? Et plus largement, la psychanalyse peut-elle encore nous aider, aujourd'hui, dans notre vie amoureuse et sexuelle ?

  • « On a longtemps dit que j'étais réservée, voire "muette comme une tombe". En fait, il ne s'agissait ni de froideur ni d'indifférence. J'étais en deuil. Et je ressentais comme une nécessité d'habiter un monde lisse, impersonnel et protecteur vis-à-vis, non pas de la mort, mais de la séparation qu'elle inflige avec la disparition de l'autre. » Ginette Raimbault a consacré sa vie aux questions du deuil et de la mort. Ce n'est pas un hasard. Dans ce livre limpide, émouvant, probablement l'un des plus personnels qu'elle ait écrits, elle donne la parole aux endeuillés et explore le « cataclysme intérieur » provoqué par la mort de l'être aimé.

  • «Drosophile» : n.f. du grec «drosos», la rosée, et «philos», qui aime. Visible toute l'année, la drosophile est souvent importune... Alex, trentenaire, est désabusée, du moins en apparence. Elle met de côté les multiples revers que sa vie affective lui inflige ; elle stagne pendant que tous autour d'elle semblent savoir comment s'orienter. Sa meilleure amie espère tomber enceinte. Tous la veulent en couple. Alex, elle, s'est prise au piège d'une vie amoureuse insatisfaisante: entre les « plans cul », les verres en terrasse, les parties de Candy Crush et les râteaux sur Tinder. Sans trop savoir pourquoi, elle décide de changer de méthode. Commence alors une aventure singulière, à travers la France dans la moiteur de l'été... velu. À la trajectoire rectiligne imposée par tous, s'oppose le zig zag, les hésitations de la mouche. De ces errances sentimentales, nul papillon ne surgira de sa chrysalide, mais plutôt une petite bête au regard et au désir kaléidoscopique.

  • Tout doit-il être montré, dit, vu ? Face à la tyrannie de la transparence, l'auteur d'Éloge du risque et de Puissance de la douceur propose une apologie du secret comme dernier rempart de l'intimité, un lieu de renaissance toujours possible : celui de l'intériorité du sujet, son for intérieur.

  • De nos jours la douceur nous est vendue sous sa forme frelatée de mièvrerie. L'ère du cynisme vante l'efficacité en toute chose ; les qualités doivent être opérationnelles immédiatement. L'époque, pour la méconnaître mieux, l'exalte dans l'infantile ou la niaiserie. C'est ainsi que l'on tente de venir à bout des hautes exigences de la subtilité non plus en les combattant mais en les pervertissant. Rien n'échappe à cette force de perversion, surtout pas le langage.
    La douceur est une énigme. Elle est une qualité dont les registres infinis vont au-delà même du règne du vivant. La douceur suppose la reconnaissance de la vulnérabilité de ce qui est approché, touché, embrassé ; comme la caresse, elle n'est pas étrangère à l'éros ni à la pensée.

  • Les coureurs d'épices Nouv.

    L'Orient utilisait bien avant nous racines, graines et fruits aux mille vertus, mais c'est en Occident que le désir d'épices servit de prétexte à l'exploration du monde. Cette quête d'horizons lointains se joua comme une course de relais dont Rome, Byzance, Alexandrie et Venise se passèrent le témoin, jusqu'à ce que les Portugais inventent la route africaine et remportent la mise... que les Hollandais leur ravirent à leur tour.

  • L'antisémitisme, le judaïsme et la guerre : deux nouvelles de Zweig, écrites l'une alors qu'il a vingt ans, l'autre sur la fin de sa vie, explorent l'ambivalence à l'égard de ses origines de celui qui se disait volontiers "juif par hasard". Dans un shtetl d'Europe centrale, au moment de fêter un mariage, les juifs doivent soudain fuir dans la nuit et la neige une bande de tueurs : «Dans la neige», récit peu connu de 1901, livre comme une préfiguration des persécutions nazies. Il est suivi du «Chandelier enterré», longue nouvelle écrite en 1937, alors que les persécutions sont devenues réalité. Zweig y dépeint, à travers les pérégrinations du chandelier à sept branches du temple de Jérusalem aux Ve et VIe siècles, le désespoir du peuple en exil, l'oppression, l'injustice et la détermination des juifs à retourner en Terre sainte.

  • « Je ne dois pas me promener seule au Népal. Je ne l'ignore pas mais je ne vise qu'à éluder cette servitude. Moi, j'ai mauvais caractère, je n'admets pas les entraves à ma liberté. » (Alexandra David-Néel).

    Au début du XXe siècle, le Népal est encore pratiquement interdit aux étrangers. Grâce à ses amitiés et à une connaissance subtile de l'âme orientale, Alexandra David-Néel parvient à y entreprendre le plus étonnant des voyages. Publié en 1949 mais longtemps demeuré introuvable, Au coeur des Himalayas relate le pèlerinage que « Jétsunema » (la « Dame-Lama ») effectua durant l'hiver 1912-1913 sur les lieux mêmes où vécut le Bouddha. Son récit éclaire une civilisation à la fois cruelle et mystique qui échappe à tous les critères d'analyse de la pensée occidentale. C'est une très riche leçon d'histoire humaine autant qu'une captivante expérience vécue.

  • Quand on a tout perdu et que le sort s'acharne contre nous, jusqu'à quel point notre chemin est-il tracé ? Vie et destin de trois enfants du XIXe siècle, dans une France terrorisée par les pandémies de choléra asiatique.

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