Michalon

  • Imani

    Saly Diop

    Née en pleine brousse dans un minuscule village au Sénégal, Saly arrive en France avec sa famille à l'âge de quatre ans, dans la cité Beauval, à Meaux, réputée comme l'une des plus difficiles de France. Elle y vivra une enfance heureuse, insouciante, entre les copines, le rap et les autres familles de la cité qui forment une joyeuse communauté d'entraide et de solidarité.
    Nous sommes alors dans les années 90. Avec le film de Jean-François Richer, Ma 6-T va crack-er, tourné à Beauval, le pays découvre la banlieue et sa jeunesse, coincée entre une France qui ne s'est pas encore découverte black-blanc-beur et, pour certains foyers venus de l'immigration, le poids de traditions parfois atroces et barbares.
    C'est le cas de Saly, qui grandit au sein d'un foyer polygame où cohabitent les deux femmes de son père et leurs enfants respectifs et découvre un jour qu'elle a été excisée alors qu'elle n'était qu'un bébé au Sénégal. Le choc de cette découverte et le traumatisme lié à la mutilation ont des conséquences très douloureuses. Commence pour la jeune fille une période difficile, d'acceptation et de reconstruction.
    En tant qu'aînée de la famille, Saly doit assumer le poids des responsabilités et donner l'exemple. À 15 ans, la jeune fille, qui se rêve chanteuse de rap, se voit contrainte à un mariage forcé. Elle y échappera de peu, et réalisera que seules les études pourront lui assurer sa liberté.

  • Mamans hors-la-loi

    Rosine Maiolo

    « J'ai décidé de placer ma vie sous les bannières de l'honnêteté, de laloyauté et de l'intégrité. [.....] Or, pour concevoir un enfant, j'ai dû apprendreà simuler et à avancer "hors des clous". » Un mari, des enfants, c'est ainsi que Rosine imaginait sa vie... avant qu'elle ne rencontre Nathalie. Ensemble, elles font le tour du monde, tombent amoureuses et, en dépit de tous les préjugés, décident d'assumer leur histoire. Dès lors, le chemin vers la maternité n'est plus le même. Il faut d'abord « s'autoriser » à faire un enfant ; ensuite se tourner vers l'étranger car, en France, les couples de femmes sont exclus de la procréation médicalement assistée (PMA).

    Éprouvant pour n'importe quels futurs parents, le parcours de PMA de Rosine et Nathalie prend le visage de l'illégalité et s'alourdit de difficultés supplémentaires. À elles de dénicher des appuis dans le corps médical pour se faire prescrire les examens requis, d'adapter leur agenda aux allers-retours à Barcelone, de trouver les ressources psychologiques et financières qu'implique cette bataille. Et, une fois l'enfant né, un nouveau combat commence pour faire reconnaître les droits de la mère qui ne l'a pas porté. Épreuve aussi aberrantequ'humiliante.

    Rosine Maiolo raconte toutes les embûches qui ont entravé son désir de maternité et déplore, loin de tout militantisme, les situations désespérées auxquelles conduit le retard de la France. Confiante et désireuse d'inviter chacun de nous à faire connaissance avec une famille homoparentale, elle veut croire que la révision des lois de bioéthique aboutira prochainement à « la PMA pour toutes », afin que plus aucune Française n'ait à souffrir d'être une maman hors-la-loi.

  • Trois ans après le début de la deuxième intifada (octobre 2000), Janine Halbreich-Euvrard organisait, dans le cinéma parisien des Trois Luxembourg, la première manifestation en images, avec la diffusion d'une cinquantaine de films, donnant à voir les deux côtés de cette guerre.
    Il était temps, à travers le cinéma, de réexaminer le sujet, d'évaluer le chemin parcouru, le présent et les perspectives. Au-delà d'Amos Gitaï et d'Elia Suleiman, le cinéma israélien et palestinien existe bel et bien, vivace, controversé, engagé. Janine Halbreich-Euvrard est partie cette année à la rencontre de cinéastes, en Palestine et en Israël, pérégrination clandestine et éreintante dont elle rapporte des entretiens, des questionnements, des points de vue et un carnet de route.
    Ce livre, c'est ce voyage subjectif, personnel, intime à travers les images et les idées d'un conflit de l'Histoire. Le cinéma peut-il et doit-il jouer un rôle dans ce conflit ? Ce livre veut croire que oui. Que le cinéma a toujours son mot à dire.

  • La "gestation pour autrui" en France (les "mères porteuses"), sujet tabou il y a encore cinq ans, est aujourd'hui un véritable enjeu de bioéthique.

    Passant en revue les différentes argumentations et postures des uns et des autres, les auteurs nous amènent à nous interroger sur ce qu'est, au fond, être parent, et remettent en question bien des idées reçues. Entre les tenants du "pour" et du "contre", ils révèlent les dessous d'un débat qui est loin d'être serein, et d'un consensus qui semble impossible à trouver en France. De la souffrance des couples infertiles qui deviennent parents grâce à l'aide de femmes altruistes, à la défense des plus vulnérables (les enfants) en passant par "la question de la marchandisation des corps humains", ils décrivent leur bataille qui a contribué à faire basculer l'opinion publique et à faire évoluer les mentalités.

    Avec une rigueur qui n'exclut ni l'humour ni la causticité, ils décryptent les discours et postures des différents acteurs, et passent au crible, sans concession, les rôles des professionnels, des religieux, des différents courants féministes, des décideurs et des politiques.

    Ce livre démystificateur et pédagogique, écrit par le couple emblématique qui se bat depuis dix ans pour faire reconnaître les droits de leurs enfants nées grâce à une mère porteuse en Californie en 2000, nous donne une vision complète des enjeux de la gestation pour autrui et nous fait également pénétrer dans le monde caché de l'aide à la procréation, l'un des enjeux majeurs dans l'évolution de notre société.

  • Roumanie réminiscences

    L Nadiu

    • Michalon
    • 1 Novembre 2008

    La Roumanie que nous fait découvrir Liliana Nadiu ne ressemble guère à l'image que les médias occidentaux nous ont donnée de ce pays. Son regard nostalgique et sensible retient la beauté de certains paysages que l'urbanisation accélérée de notre société risque de mettre en péril un peu partout dans notre vieille Europe soumise à la mondialisation. C'est ainsi que Liliana Nadiu revisite des villages, des maisons et des églises qui restent de véritables trésors pour le patrimoine de ce pays. Son message implicite s'adresse aux commissions internationales de protection des sites de l'UNESCO, dont les interventions, le plus souvent énergiques, ont récemment sauvé les alentours de Prague, et la vue sur le centre historique. En Hongrie, l'attention a été attirée pour des châteaux laissés à l'abandon. La Roumanie ne fera pas exception, même si l'UNESCO s'est félicité de la restauration de Sibiu, anciennement Hermannstadt sous l'empire austro hongrois, ville déclarée en 2007 capitale européenne de culture, en même temps que Luxembourg. Liliana Nadiu n'a pas cherché à faire du militantisme, elle a simplement choisi de privilégier le patrimoine du coeur, les gens attachés à leurs traditions, et fiers de leur mode de vie. Son travail ne s'entoure d'aucun procédé sophistiqué, il lui suffit de saisir au vol une cuisinière auprès de son four, des oies qui semblent donner un concert, un cercueil sur une charrette suivie d'un cortège, un pope prêt à tendre sa main aux fidèles qui selon le rite orthodoxe y poseront leurs lèvres.

  • En tant que femmes, nous sommes exposées à toutes sortes de persécutions fondées sur le genre, y compris des actes de violences sexuelles.
    Ce qui est vrai en temps de paix, l'est d'autant plus en temps de guerre.
    Le viol est depuis toujours considéré comme un sous-produit de la guerre. La grande innovation de notre siècle ne tient pas à la diminution du phénomène, mais à sa stratégisation.
    En 1993, la rumeur de viols massifs et de femmes " engrossées de force " nous arrive de Bosnie. En 1994, au Rwanda, c'est l'escalade. Plus de 50 000 femmes violées, torturées, mutilées et tuées, " juste " parce qu'elles étaient tutsies.
    En Algérie, ces femmes, d'autres femmes, sont victimes d'agressions sexuelles et sacrifiées au nom du djihad.
    Combien de viols sont-ils nécessaires ? Jusqu'où nous faudra-t-il aller sur l'échelle de la barbarie pour qu'enfin nos sociétés cessent d'utiliser le corps de la femme comme champ de bataille ? Comment, en dépit de toutes les évolutions sociales, de tout esprit d'humanité, la féminité et la fécondité sont-elles devenues des instruments au service du mal ?
    Comment ce viol, considéré jusque-là comme un acte pulsionnel, est-il devenu la nouvelle arme de guerre ?
    Tel est l'objet de ce livre qui, en réponse à toutes ces questions, tente de nous apporter les outils nécessaires à notre compréhension.

  • Soupçonné par les Occidentaux de vouloir se doter de l'arme atomique sous couvert d'un programme nucléaire civil, l'Iran risque des sanctions internationales.
    Omniprésente dans la région, l'armée américaine encercle la République islamique. par l'ouest (l'Irak, la Turquie), le sud (le Golfe persique, Qatar, Bahreïn, Koweït, l'Arabie saoudite), l'est (l'Afghanistan, le Pakistan), enfin le nord (l'Azerbaïdjan). Pourquoi, en dépit d'une perte grandissante de légitimité à l'intérieur du pays et d'une importante crise à l'extérieur, le régime islamique d'Iran parvient-il à se maintenir au pouvoir, voire à se consolider ? Comment les Iraniens acceptent-ils de se soumettre à un régime dont les mots, d'ordre sont en contradiction flagrante avec une société moderne tant dans ses comportements sociaux, démographiques ou culturels que dans ses revendications démocratiques ? Ce livre est une analyse du paradoxe iranien, entre un régime islamique qui s'institutionnalise et une laïcisation de la société - à contre-courant des autres pays musulmans.

  • AU SECOURS ELLES ARRIVENT ! Elles, ce sont les Amazones qui maintenant prennent d'assaut les bastions jusque-là réservés aux hommes dont elles ont emprunté les armes. Après avoir passé au crible de la caractérologie nos hommes politiques dans son précédent ouvrage (Du pouvoir et des hommes : Nicolas, Dominique, François et les autres...), Jean-Pierre Friedman montre à présent le vrai visage des plus redoutables d'entre elles, le tout illustré des propos et comportements significatifs des intéressées.

  • Les scandales successifs du Distilbène, du Vioxx ou du Mediator, retirés très tardivement du marché, ne sont pas arrivés par hasard. La «chaîne du médicament» de la recherche pré- clinique aux essais thérapeutiques en passant par l'autorisation de mise sur le marché (AMM), la fixation des prix, le taux de remboursement et la surveillance post-AMM souffre d'innombrables dysfonctionnements.Désormais les firmes pharmaceutiques contrôlent presque tout, et la pression populaire, instrumentalisée par la propagande publicitaire, a conduit à une accélération du processus de commercialisation. Le médicament est devenu une marchandise qui obéit essentiellement à l'économie de marché.Nicole Delépine dresse ici un tableau sans complaisance de la dérive du système de santé français, orienté par les lobbies pharmaceutiques. Elle tente de sensibiliser les patients aux dangers des médicaments et d alarmer médias et politiques sur leur passivité.Une analyse argumentée et courageuse qui propose des solutions pour sortir de ce cercle infernal et imposer une véritable démocratie sanitaire.

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