Massot Editions

  • Un bébé si je peux

    Marie Dubois

    PMA, FIV : un parcours de combattante raconté en bande-dessinée C'est un pays dont on tait le nom. Une jungle de sigles et de termes scientifiques. On pensait ne jamais y échouer. On s'y sent seul, incompris. Parfois même honteux. On y éprouve sa féminité, sa masculinité, son estime de soi, sa libido.

    Ce pays, c'est l'infertilité. 20 % de la population le traverse, un couple sur cinq. Marie Dubois y a passé sept ans. Sept longues années de montagnes russes émotionnelles pour tenter d'avoir un bébé. « C'est dans ta tête ! », lui disait-on. L'auteure démonte cette idée reçue qui culpabilise, et révèle avec intelligence et humour comment l'infertilité est devenue un problème de santé publique.

    /> Cette bande dessinée est un voyage intime. C'est aussi une enquête journalistique nécessaire pour briser un tabou.

  • Au xxie siècle, les femmes s'épilent. Pourquoi ? Pour qui ? Si célébrités et anonymes affichent fièrement leur corps non épilé, dans la société, le sujet reste tabou. Mais nous, on veut en parler et en montrer les enjeux. Pour cela, on est allées à la rencontre de sociologues, psychologues, dermatologues, gynécologues, esthéticiennes et spécialistes en marketing. On a aussi recueilli des milliers de témoignages, rencontré des créatrices de contenus, des militantes et des femmes de tous âges, tout simplement.

    Voici donc, en une dizaine de chapitres thématiques, une enquête qui aborde de multiples questions. Pourquoi les femmes s'épilent-elles aujourd'hui et d'où vient cette habitude ? Peut-on parler de discrimination pilophobe ? L'art a-t-il joué un rôle dans l'invisibilisation du poil ? Comment se porte l'industrie de l'épilation ? Le poil pubien est-il non hygiénique ? viril ? anti-orgasme ? Et surtout : les femmes sont-elles libres de faire ce qu'elles veulent de leur corps ?

    Juliette et Léa.

  • Mona Eltahawy, figure iconoclaste du féminisme arabe, livre ici son enseignement. Elle signe un manifeste provocateur et non-conformiste. L'autrice développe les sept péchés - ou vertus féministes - que les femmes doivent commettre pour faire éclater le règne du patriarcat. Elle nous invite à nous libérer de l'image de la « gentille petite fille sage » et nous donne des moyens pour le faire : la colère, l'attention, l'obscénité, l'ambition, le pouvoir, la violence et la luxure.

    Son appel à l'action est illustré par les histoires de militantes célèbres (bell hooks, June Jordan...) et par celles de femmes ordinaires du monde entier - de l'Afrique du Sud à la Chine, du Nigeria à l'Inde, de la Bosnie à l'Égypte. Toutes franchissent les lignes de race, de classe, de foi et de sexe pour se faire entendre. Toutes puisent dans leur fureur intérieure pour lutter contre les violences sexistes et sexuelles d'un patriarcat hétéronormatif tyrannique.

    Plutôt que d'apprendre aux femmes et aux filles à survivre au patriarcat, Mona Eltahawy donne les armes pour le démanteler et oser être libre. Et avoir l'audace de dire Fuck au patriarcat !

  • Il s'agit d'une bande-dessinée autobiographique écrite et dessinée par Erin Williams. L'autrice, qui vit à New-York, raconte son trajet quotidien dans le train qui l'amène de sa banlieue à Manhattan. Au-delà de cet itinéraire à travers la ville, elle raconte son itinéraire personnel. Elle parle des combats qu'elle a menés : les viols dont elle a été victime, sa lutte contre l'alcoolisme, son accouchement difficile.

    Les dessins, principalement en noir et blanc, sont d'une sobriété troublante et empreints de poésie aussi, avec notamment des planches de New-York superbes.
    Sincère sans être sombre, le « mémoire graphique » d'Erin Williams est avant tout l'histoire d'une renaissance. La jeune femme tombe amoureuse puis enceinte, arrête de boire, reprend ses études, et réapprend progressivement à vivre.

  • L'autrice livre son témoignage de femme battue par son conjoint. Durant six années, elle a partagé la vie de Thomas qui l'a maltraitée physiquement et psychologiquement. Elle n'osait alors en parler à personne, alors elle écrivait chaque jour dans un carnet ce qu'elle vivait ce qu'elle ressentait. Le couple s'est séparé et c'est pour Marie l'occasion d'un nouveau départ : elle a déménagé, est devenue auxiliaire de vie scolaire et a commencé à prendre soin d'elle-même. Peu à peu, elle a retrouvé une liberté, rencontré d'autres hommes, et s'est installée en couple.

    Pour l'aider dans sa reconstruction et la thérapie qu'elle a débuté, Marie veut que son ex conjoint reconnaisse ce qu'il lui a fait subir. En échangeant avec lui, elle réalise le décalage qu'il y a entre son interprétation et ce qu'elle a vécu. Ils n'ont pas la même vérité. Alors elle prend la plume, pour dire haut et fort son histoire, dont son carnet de l'époque contient en détail les moindres faits.

    S'adressant à un large public, ce livre souhaite donner des outils pour aider les victimes à reprendre le contrôle de leur vie, mais aussi aiguiller les accompagnants pour une prise en charge efficace et non culpabilisante.

  • « Nous voulons relier les combats. Car depuis toujours, les puissants détruisent la planète tout en détruisant nos vies. Car depuis toujours, on nous promet l'égalité sociale et l'avancée des droits, l'Eden d'un monde toujours plus beau et ruisselant de miel bio. Car depuis toujours, on a asservi la Terre pour mieux asservir les humains, on a exploité les êtres pour mieux exploiter la Terre. Il est temps. Demandons justice. » Les violences environnementales font des victimes : celles des boues rouges en Corse, de l'amiante dans les lycées marseillais, des algues vertes en Bretagne, de la pollution de l'air à Grenoble...
    Dans une première partie, ce document raconte et analyse une quinzaine de cas en France, où l'exploitation de la nature tue mais se poursuit pour l'enrichissement des plus riches. Dans une seconde partie, les deux autrices, armées de leur expérience en droit, politique et militantisme, donnent des pistes pour mettre fin à ces injustices.

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