Langue française

  •    Virginia Woolf La Promenade au phare Fera-t-il beau demain pour la promenade au phare ? Cette question plane sur la famille réunie un soir de mi-septembre dans la grande maison de vacances des îles Hébrides.
    Tout au long du livre s'insinue la pulsation de la mer. L'eau entrave les pensées. La vie se déverse et la mort surprend. Les années passent. La maison est abandonnée. Demeurent les petits miracles quotidiens, ces « allumettes inopinément frottées dans le noir ». Ce sont eux qui donnent un sens aux choses, un mouvement à la vie.

  • «  J'ai lu votre livre. Vous m'êtes proche comme toutes les femmes qui écrivent. Ne vous offusquer pas de ce "toutes",   toutes n'écrivent pas : écrivent celles entre toutes. Donc, vous m'êtes proche comme tout être unique et, surtout, comme tout être unique féminin.  »   En réponse aux Pensées d'une amazone (1920) de Natalie Clifford Barney (1876-1972), Marina Tsvetaeva écrit en 1932 une longue lettre où elle s'attache, en particulier, à définir les inquiétudes de deux femmes qui s'aiment et sont privées de la possibilité d'avoir un enfant. Dans une langue éblouissante, Marina Tsvetaeva livre dans ces pages une réflexion profonde et poétique sur l'amour des femmes entre elles.

  • «  L'ennui, c'est qu'il continuait à voir Sara comme dans un brouillard. Et tout le reste aussi, à cette époque. À croire que tout se brouillait dans sa tête et qu'il devenait fou. (...) Il avait toujours faim, et toujours le sentiment de quelque chose qui se préparait. Quelque chose de terrible qui le détruisait. Mais il refusait que ce pressentiment atteigne son esprit. (...) Il était sur le point de devenir un homme, et il avait dix-sept ans.  »   Des nouvelles, quelques poésies, la première et magistrale esquisse de son grand roman, Le Coeur est un chasseur solitaire : Le Coeur hypothéqué rassemble les écrits de Carson McCullers publiés de son vivant dans la presse ou restés inédits. Tous les thèmes chers à l'auteur s'y retrouvent : l'angoisse de la solitude, le besoin d'aimer et d'être aimé, la difficulté de communiquer, la délicate expression des sentiments... Mais aussi la légèreté de l'écriture et la précision clinique du récit.

  • De Jane Austen on sait peu de choses, les sources de renseignements étant rares. Les lettres qu'elle écrivit à ses trois nièces préférées dressent un portrait émouvant de l'auteur d'Orgueil et préjugés et témoignent de son caractère vif et généreux.
    Restée célibataire et sans enfants, c'est avec l'affection d'une grande soeur attentionnée qu'elle guide et conseille ses jeunes nièces. Elle leur parle d'écriture, de stratégie amoureuse, de sa vie à la campagne, avec l'humour et l'élégance qui font le sel de ses romans. Ces échanges révèlent une touchante intimité, et l'on acquiert bien vite la conviction que Jane Austen n'avait rien à envier à ses attachantes héroïnes.
      Austen se montre tendre et enjouée. Ses lettres poursuivent l'exploration de la tension inépuisable entre « raison » et « sentiment », passion et conventions sociales. Un prolongement attachant de son univers romanesque.
    Emily Barnett, Les Inrockuptibles.

  • M.  Shimomura dessine un loup en quelques traits celui qu'il a vu ou celui qu'il a imaginé  ? , deux soeurs âgées partagent une intimité à mourir d'ennui, un illustrateur découvre sa plus grande terreur et tante Gerda, qui a passé sa vie à écouter les autres, finit par dessiner une carte des relations humaines.
    La Cartographe aborde le désir de posséder de la terre ou une oeuvre d'art, de devenir adulte et d'être heureux. Ou tout simplement le désir de désirer. Dans ce recueil de nouvelles, le premier publié par l'auteur du Livre d'un été, Tove Jansson y déploie déjà son ton acerbe, son regard attentif et son humour noir.
      Une conteuse exceptionnelle célébrée dans le monde entier.  Télérama.

    Des histoires qui redonnent le sentiment enfantin de l'étrangeté du monde.  Grazia.
      Préface de Birgitta Ulfsson.
      Traduit du suédois par Nolwenn Borrel

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