Librairie Generale Francaise

  • La cité des dames Nouv.

    Née à Venise en 1364, fille de l'astrologue de Charles V, poétesse, historienne, moraliste, Christine de Pizan serait « le premier auteur » de la littérature française. La Cité des Dames couronne son oeuvre féministe. Profondément déprimée par la lecture d'une satire misogyne, l'auteure se lamente d'être née femme. Apparaissent alors pour la consoler trois envoyées de Dieu : Raison, Droiture et Justice. Avec leur aide, Christine de Pizan construira une cité imprenable où les femmes seront à l'abri des calomnies. Les pierres de ce bel édifice seront les femmes du passé, guerrières, artistes et savantes, amoureuses et saintes !
    L'argumentation surprend par sa modernité : Christine de Pizan y aborde le viol, l'égalité des sexes, l'accès des femmes au savoir... La Cité des Dames apparaît comme un ouvrage capital pour l'histoire des femmes et pour la pensée occidentale à l'aube des temps modernes.

  • En 1785, Schiller publiait sous le titre Exemple singulier de la vengeance d'une femme une traduction allemande de l'histoire de Madame de La Pommeraye, tirée de Jacques le Fataliste.
    Il appréciait " l'audacieuse nouveauté de l'intrigue, l'indéniable vérité de la peinture, l'élégance sans apprêt de la description ". Création originale de Diderot, cette figure de femme est assez grande pour qu'on fasse de son nom un titre. Elle a d'ailleurs inspiré à Robert Bresson son film Les Dames du bois de Boulogne. Elle est précédée ici de l'histoire, tout aussi singulière, de Madame de La Carlière.
    Voici donc deux histoires de femmes qui rêvaient d'une absolue fidélité et qui réagissent violemment après avoir été délaissées ou trompées comment les jugera-t-on ?

  • Un après-midi de septembre, à la gare de New York, Mr Selden rencontre par hasard Miss Lily Bart ; elle vient de manquer le train qui devait la conduire chez des amis.
    Elle accepte de venir prendre une tasse de thé chez l'avocat. C'est l'occasion pour lui de faire une cour discrète à cette jeune femme de vingt-neuf ans, orpheline charmante mais sans argent, qui aimerait faire un riche mariage. Mais, pour elle, cc moment passé seule à seul chez un célibataire est aussi la première entorse aux usages du monde. Evocation brillante de la haute société new-yorkaise, où la richesse ne compte qu'affichée, Chez les heureux du monde fonde son intrigue sur le thème du mariage et de l'ascension sociale qu'il permet.
    Mais Lily Bart confond la vie et les fausses valeurs auxquelles elle sacrifie son âme...

  • Collection « Classiques » dirigée par Michel Zink et Michel Jarrety Marguerite de Navarre L'Heptaméron La crue des eaux retient à Cauterets, où ils étaient en cure, dix dames et gentilshommes qui décident de se divertir en racontant chacun une histoire par jour : une histoire qui n'est pas inventée, tantôt gaie, tantôt grave, qui narre les aventures du désir, les drames et les comédies de l'amour.
    Dix récits par jour et pendant sept jours : d'où le titre L'Heptaméron qui, en 1559, fut donné au recueil inachevé de la reine de Navarre, soeur de François Ier, et qui aurait dû comprendre dix journées, comme le Décaméron de Boccace qui lui sert de modèle.
    La parole certainement est réglée. Elle est également diverse, et sa liberté aussi bien que son humour nous enchantent. On raconte, en effet, mais ensuite on devise, et ce sont des conversations passionnées où chacun commente ou conteste les récits, médite sur la différence des sexes, les désordres de la chair, le vice et la vertu pour finalement lever le voile des apparences et mettre à nu le coeur humain.

    Edition présentée et annotée par Gisèle Mathieu-Castellani.

  • Plus de trois siècles se sont écoulés depuis la publication des Lettres de la religieuse portugaise, mais nulle enquête érudite n'a su percer leur mystère. Qui est cette femme - au fait, s'agit-il d'une femme ? - qui écrit du lointain de son couvent lusitanien cinq lettres limpides et brûlantes, dévorées d'inquiétude et d'espoir, avant que l'angoisse ne l'envahisse lorsqu'elle apprend son congé ? Qui est son cruel amant muet, ce jeune officier français venu le temps de la séduire, puis reparti dans son pays d'où il envoie quelques froides missives que nous ne connaissons qu'au travers des ravages qu'elles exercent sur la religieuse ? Peu importe en définitive les identités. Ce qui nous touche, c'est la voix de l'âme de l'abandonnée, histoire de tous les temps, quand la passion se heurte à l'Autre, terre inconnue qui s'éloigne. Le feu, une nouvelle fois, a rencontré la glace.

    Cette édition comprend un dossier très complet où sont reproduites les suites que les contemporains ont imaginé de donner à une aventure qui les avait conquis et qu'ils ne souhaitaient pas voir finir.

  • Les fantômes whartoniens se glissent dans ces interstices de silence oppressant, minéral ou granitique, dans " ce trou, béant, surgi soudain dans notre expérience ".
    Ils n'effraient plus, comme les fantômes anciens, par leurs apparitions spectaculaires et leur attirail gothique, mais par leur passage secret et discret, le frôlement furtif de leur " immense absence " et de leur palpable présence, en bas de l'escalier, derrière la porte de la bibliothèque, ou bien à l'autre bout de la table si près qu'on pourrait presque les toucher.

  • Découvrez Les Entremetteurs et autres nouvelles, le livre de Edith Wharton. Edith Wharton puise ici son inspiration dans le milieu qui l?a vu naître : la haute société américaine du début du xxe siècle, celle qui passait l?hiver sur la Cinquième Avenue, se précipitait l?été à Newport et voyageait en Europe. Derrière le ton léger de la plupart de ses nouvelles, elle montre les contradictions inhérentes à l?âme humaine, celles qui creusent un gouffre entre l?être intime et l?être social, trop souvent sujet à la pression du monde dans lequel il évolue. C. du P. et A. de M.Le recueil comprend : « Les entremetteurs » / « Giboulées de mars » / « Sables mouvants » / « L?art d?écrire un récit de guerre » / « La guérison » / « La mission de Jane » / « La descendance de l?homme » / « Les réfugiés ».

  • Née une vingtaine d'années avant la Révolution, disparue peu après la chute de l'Empire, liée par son père, Necker, et son mari, ambassadeur de Suède en France, à toute l'Europe éclairée, Germaine de Staël a, comme Chateaubriand, vécu le passage d'un monde à un autre. Or ce passage, c'est aussi celui des Belles-Lettres ? l'éloquence, la philosophie, l'histoire et la poésie entendue au sens le plus large ? à ce que nous appelons de manière plus restreinte la littérature et où le roman prend une place capitale.
    Si, en 1800, son livre majeur s'intitule De la littérature dans ses rapports avec les institutions sociales, c'est qu'elle entend ne pas séparer cette littérature de l'Histoire et de la politique, ni de la perfectibilité humaine et des réalités de chaque nation : nouvelle manière de considérer la littérature que cette anthologie, qui accueille également des extraits d'autres livres, permet de découvrir ou de mieux comprendre. « Cette femme apprend à penser à ceux qui ne s'en aviseraient pas ou qui l'auraient oublié », disait Napoléon, son farouche ennemi : cette théorie de la littérature qu'elle invente et qui demeure la nôtre ne cesse pas d'en donner la preuve.

  • Isabelle de Bourbon-Parme, petite-fille de Louis XV, épousa en 1760 le futur empereur joseph II.
    Cette jeune femme d'une intelligence exceptionnelle séduisit la cour de Vienne et tomba éperdument amoureuse de... sa belle-soeur, l'archiduchesse Marie-Christine. Ses lettres et billets, découverts par Élisabeth Badinter - qui les présente ici dans une passionnante introduction -, révèlent une personnalité hors du commun, douée d'un véritable talent d'écriture. Et l'on suit jour après jour les tourments de la passion de cette princesse pleine d'esprit qui mourra à vingt-deux ans...

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