Langue française

  • Les gratitudes

    Delphine de Vigan

    • Lattes
    • 6 Mars 2019

    « Je suis orthophoniste. Je travaille avec les mots et avec le silence. Les non-dits. Je travaille avec la honte, le secret, les regrets. Je travaille avec l'absence, les souvenirs disparus, et ceux qui ressurgissent, au détour d'un prénom, d'une image, d'un mot. Je travaille avec les douleurs d'hier et celles d'aujourd'hui. Les confidences.
    Et la peur de mourir.
    Cela fait partie de mon métier.
    Mais ce qui continue de m'étonner, ce qui me sidère même, ce qui encore aujourd'hui, après plus de dix ans de pratique, me coupe parfois littéralement le souffle, c'est la pérennité des douleurs d'enfance. Une empreinte ardente, incandescente, malgré les années. Qui ne s'efface pas. » Michka est en train de perdre peu à peu l'usage de la parole. Autour d'elles, deux personnes se retrouvent : Marie, une jeune femme dont elle est très proche, et Jérôme, l'orthophoniste chargé de la suivre.

  • À la mort de sa grand-mère, une jeune femme hérite de l'intrigante commode qui a nourri tous ses fantasmes de petite fille. Le temps d'une nuit, elle va ouvrir ses dix tiroirs et dérouler le fil de la vie de Rita, son Abuela, dévoilant les secrets qui ont scellé le destin de quatre générations de femmes indomptables, entre Espagne et France, de la dictature franquiste à nos jours.

    La commode aux tiroirs de couleurs signe l'entrée en littérature d'Olivia Ruiz, conteuse hors pair, qui entremêle tragédies familiales et tourments de l'Histoire pour nous offrir une fresque romanesque flamboyante sur l'exil.

  • Corentin, personne n'en voulait. Ni son père envolé, ni les commères dont les rumeurs abreuvent le village, ni surtout sa mère, qui rêve de s'en débarrasser. Traîné de foyer en foyer, son enfance est une errance. Jusqu'au jour où sa mère l'abandonne à Augustine, l'une des vieilles du hameau. Au creux de la vallée des Forêts, ce territoire hostile où habite l'aïeule, une vie recommence.
    À la grande ville où le propulsent ses études, Corentin plonge sans retenue dans les lumières et la fête permanente. Autour de lui, le monde brûle. La chaleur n'en finit pas d'assécher la terre. Les ruisseaux de son enfance ont tari depuis longtemps ; les arbres perdent leurs feuilles au mois de juin. Quelque chose se prépare. La nuit où tout implose, Corentin survit miraculeusement, caché au fond des catacombes. Revenu à la surface dans un univers dévasté, il est seul. Humains ou bêtes : il ne reste rien. Guidé par l'espoir insensé de retrouver la vieille Augustine, Corentin prend le long chemin des Forêts. Une quête éperdue, arrachée à ses entrailles, avec pour obsession la renaissance d'un monde désert, et la certitude que rien ne s'arrête jamais complètement.

  • Clémence a trente ans lorsque, mue par l'énergie du désespoir, elle parvient à s'extraire d'une relation toxique. Trois ans pendant lesquels elle a couru après l'amour vrai, trois ans pendant lesquels elle n'a cessé de s'éteindre.
    Aujourd'hui, elle vit recluse, sans amis, sans famille, sans travail, dans une petite maison fissurée dont le jardin s'apparente à une jungle.
    Comment faire pour ne pas tomber et résister minute après minute à la tentation de faire marche arrière ?

  • Frangines

    Adèle Bréau

    • Lattes
    • 10 Juin 2020

    Mathilde, Violette et Louise sont soeurs. Depuis l'enfance, elles vivent leurs plus belles heures à La Garrigue, une bâtisse que leurs parents ont achetée autrefois à Saint-Rémy-de-Provence.
    Tout les oppose et pourtant rien ne peut séparer Mathilde, éblouissante et dominatrice, Violette, qui a grandi dans l'ombre de son aînée, et Louise, la benjamine, née des années plus tard.
    Cet été, les frangines se réunissent dans la demeure familiale pour la première fois depuis le drame de l'année précédente.
    Entre petites exaspérations et révélations inattendues, ces retrouvailles vont bouleverser à jamais leur vie. Car les murs de La Garrigue, gardiens des secrets de trois générations, ne les protégeront peut-être plus.
    Avec délicatesse et humour, Adèle Bréau nous plonge dans une histoire de famille qui pourrait être la nôtre et nous fait passer du rire aux larmes.

  • Les volontés

    Cécile Guidot

    • Lattes
    • 10 Juin 2020

    Claire a la trentaine, roule à moto, porte des tatouages, vit seule. Rien ne la destinait à travailler dans un office notarial, dans cet univers feutré, avec ses codes, ses affinités, ses rivalités particulières. C'est une notaire douée mais iconoclaste : sauvage, rebelle, idéaliste. Elle dénoue des affaires complexes : un neveu qui doit gérer la succession de son oncle et de sa tante et s'occuper de leurs enfants, le double divorce d'un homme bigame, une artiste qui veut déshériter son fils, une femme qui révèle au cours d'une donation l'inceste qu'elle a subi dans son enfance, un homme handicapé oublié dans une maison spécialisée, dont Claire recherche la famille.
    Après la révélation Les Actes, Cécile Guidot nous offre une nouvelle plongée dans le coeur battant d'un office notarial avec en toile de fond la réforme Macron qui a révolutionné le notariat. Les masques tombent et montrent que les actes sont souvent éloignés des volontés.

  • Pour une éducation non-sexiste des filles et des garçons.

    Comment permettre à ses enfants de choisir librement une activité sportive ou artistique ? Que faire face à une maîtresse qui enchaîne les stéréotypes sexistes ? L'égalité passe-t-elle aussi par les vêtements et les jouets ?
    En partant de situations auxquelles sont confrontés tous les parents - dès la grossesse -, Amandine Hancewicz et Manuela Spinelli, spécialistes des questions d'égalité entre les femmes et les hommes, décortiquent les stéréotypes et injonctions auxquels les enfants sont soumis·es. À travers ce livre instructif et engagé, elles ouvrent la réflexion sur ce qu'on juge « normal » par convention sociale, et appellent à des changements structurels, tel que l'allongement du congé paternité. Et si sortir des clichés permettait d'offrir plus d'égalité et surtout plus de bonheur à nos enfants ?

    Une invitation au dialogue, à la réflexion et à la remise en question des rôles genrés que la société nous impose. Libérateur !

  • Wolf et Barbara sont jumeaux. Ils grandissent dans un orphelinat allemand avant d'être adoptés en 1948 par une famille sud-africaine. Ils arrivent au Cap, choisis par une Fraternité qui cherche des enfants au sang pur, des descendants d'aryens. Les enfants découvrent l'idéologie raciste qui gouverne leur famille d'accueil. Devenus malgré eux des membres de cette communauté, ils se sentent honteux de n'avoir pas réussi à fuir, coupables d'une faute qu'ils n'ont pas commise. Mais au fil des années, chacun à leur manière, Wolf et Barbara font le choix de la révolte, de la liberté.
    En s'inspirant d'une page d'histoire méconnue, Bessora signe un roman magnifique sur la vie de ces orphelins oubliés aux prises avec les drames du XXe siècle.
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  • Lorsqu'on diagnostique à sa fille de 16 ans une tumeur, Marie-Noëlle Dubost sait qu'elle va devoir affronter le pire. Le combat pour sa fille, elle ne le mène pas seule : il y a sa famille, ses amis, et Jean-Louis Fournier, dont les livres comptent tant pour elle. Elle ne l'a jamais rencontré, ils se sont écrit quelques lettres.
    S'établit un pacte qu'ils vont tenir tout le long de la terrible épreuve : elle lui écrit chaque jour, lui raconte les opérations, le quotidien bouleversé, les angoisses, les doutes.
    Ces questions essentielles aussi : comment survivre ? Que croire ? Comment se reconstruire ? Où mettre son espérance ? Elle s'adresse à l'écrivain et à nous tous, pour chacune de nos batailles.
    Un hymne à la vie, au pouvoir des mots, une leçon d'humanité et de courage.

  • Hélène, seize ans, vit au coeur de la Bretagne intérieure, dans un bourg oublié des touristes et cerné par les rochers. Entourée d'un père aimant, de son ami Yannick, ardent défenseur de la cause bretonne, et de sa grand-mère Alexine, diplômée de l'école des druides, elle se destine à devenir institutrice, comme sa mère.
    Mais l'arrivée de Marguerite, nouvelle professeure de français venue de Paris avec son mari, célèbre romancier, bouleverse leur existence à tous. Qu'est venue chercher Marguerite ici, enfoui sous le granit ? Quels drames anciens se murmurent dans la forêt ?
    Le temps d'un été, Hélène va découvrir le vertige du désir, la douleur de la perte et le piège qui se referme sur ceux qui dérangent.
    /> À la fois saga bretonne et roman d'apprentissage, Le Passage de l'été fait resurgir les secrets et les blessures de trois générations de femmes, de 1945 à nos jours. Il raconte la fin de l'enfance, entre émerveillement des premières fois, chagrin indélébile et promesse d'émancipation

  • Elles sont neuf. Neuf femmes avocates que les projecteurs ignorent, préférant leurs confrères, les fameux « ténors du barreau ».

    Chacune de ces avocates a, dans le coeur, un procès particulier, un de ceux dont on ne se remet jamais vraiment. Elles ont défendu Guy Georges, la famille d'Ilan Halimi, Bertrand Cantat, Charles Pasqua, un Premier ministre des Balkans, ou des anonymes accusés de matricide, d'agression sexuelle, de tentative de meurtre. Ces procès, ce qu'ils disent d'elles, elles le racontent pour la première fois.

    Une passionnante plongée dans la psyché des grandes pénalistes qui confirme que la hauteur et la complexité d'un métier sont aussi une affaire de femmes.

  • Joy rencontre Stella en 1986. Elles ont quinze et seize ans, la même silhouette, les mêmes nattes brunes, la même passion pour David Bowie. Ensemble, elles partagent tout. Les soirées Dallas avec la grand-mère de Joy, les nuits à faire le mur pour aller danser au Fantasia, les vacances à Long Island... Pourtant, après deux années idylliques et un dernier été, Stella disparaît sans un mot. Trente ans plus tard, Joy n'a pas oublié. Et elle veut comprendre.
    Porté par un souffle romanesque puissant et une écriture envoûtante, Poupées explore ces amitiés adolescentes qui marquent une vie. De Paris aux États-Unis, des années quatre-vingt à nos jours, Éléonore Pourriat nous entraîne dans une quête de vérité urgente où l'on découvre que les différentes versions d'une même histoire peuvent être irréconciliables.
    Car pour se sauver soi-même, sans le savoir, on sacrifie parfois ceux qu'on aime le plus.

  • Pandorini

    Florence Porcel

    Pandorini, monstre sacré du cinéma français, vient de mourir. Le monde médiatique s'agite. Sur les plateaux télé, les commentateurs se succèdent, on raconte, on rend hommage. Une femme se souvient.

    L'acteur hante ses pensées depuis quatorze ans. Elle en avait dix-neuf, elle commençait sa vie d'adulte en douceur, portée par ses rêves. Pandorini lui en a vendu. Lui en a volé, aussi. Elle n'a jamais oublié. Bientôt, les langues vont se délier et la jeune femme va réaliser qu'elle n'a pas vécu une histoire d'amour. Elle était sous emprise.

    Avec une écriture sincère, vive, à fleur de peau, Florence Porcel plonge la plume dans la plaie. Elle s'inspire d'un épisode de sa vie pour raconter la destruction de l'innocence d'une jeune adulte par un homme de pouvoir.

  • Fausta quitte Beyrouth pour la maison de son oncle, dans un village entouré de montagnes, à la frontière de trois pays en guerre. Paradoxalement, pour Fausta, c'est le lieu doux des étés de son enfance, le seul endroit capable de l'apaiser. C'est là qu'elle a fait construire une piscine parfaite mais sur un terrain qui ne leur appartient pas. Fausta a juste envie de s'y plonger. Avant une dernière injection qui lui permettra peut-être d'avoir un enfant.
    Leo Bendos perturbe son séjour. Il arrive du Canada pour régler cette affaire de piscine : vendre le terrain de sa famille et repartir. L'oncle l'accueille, Fausta l'observe. Ils se découvrent. Tous deux sont fascinés par ce village qui semble contenir le monde, le danger qui peut surgir à tout moment. Ces trois jours vont changer leur vie.

    Un roman magnétique, envoûtant, sur nos identités, la terre qui nous façonne, l'histoire de deux personnages happés par la puissance d'une nature et d'un lieu immuables.

  • Quand ils se rencontrent à l'université, ils ont la vingtaine. Valentine croit à la tradition, François au progrès, mais ils tombent amoureux. Les années passent et avec elles arrivent le premier emploi, le premier appartement, le premier enfant, le mariage. Dix ans plus tard, François est devenu grand reporter, Valentine est éditorialiste. Ils ont trois enfants et tout de la famille idéale. Pourtant, quelque chose dissone. Peu à peu, sous le vernis des apparences, se révèlent les secrets et les fautes enfouis.
    Roman puissant et troublant, La Première Faute restitue l'érosion d'un couple, des petites lâchetés aux grandes compromissions. Il dissèque la famille et le mariage, explore la folie ordinaire et l'amour, qui consume autant qu'il sauve.

  • Pousser la porte d'un commissariat permettra à une femme de faire cesser les violences conjugales. Enclencher une procédure judiciaire lui garantira protection et équité.
    Ça, c'est ce que l'on croit.
    Car, en réalité, trop souvent, la femme qui trouve le courage de se tourner vers la justice signe pour un nouveau calvaire.
    Céline Marcovici, avocate, connaît bien ces femmes qui osent dire stop mais se heurtent au labyrinthe de la justice, à ses rouages, à sa méconnaissance des violences conjugales, à son manque de moyens. Son livre est entrecoupé de témoignages bouleversants.
    Beaucoup ont entendu cet étonnement dans le cadre d'un tribunal : « Mais Madame, il fallait partir ».
    Tous les Grenelle du monde n'y changeront rien : le sort des femmes victimes de violences conjugales ne sera pas allégé tant que la justice ne sera pas réellement formée pour entendre leur souffrance, démultipliée au moment du confinement.

  • La vie sans fards

    Maryse Condé

    • Lattes
    • 22 Août 2012

    « La Vie sans fards répond à une double ambition. D´abord je me suis toujours demandé pourquoi toute tentative de se raconter aboutissait à un fatras de demi-vérités. Trop souvent les autobiographies et les mémoires deviennent des constructions de fantaisie. Il semble que l´être humain soit tellement désireux de se peindre une existence différente de celle qu´il a vécue, qu´il l´embellit, souvent malgré lui. Il faut donc considérer La Vie sans fards comme une tentative de parler vrai, de rejeter les mythes et les idéalisations flatteuses et faciles.  C´est aussi une tentative de décrire la naissance d´une vocation mystérieuse qui est celle de l´écrivain. Est-ce vraiment un métier ? Y gagne-t-on sa vie ? Pourquoi inventer des existences, pourquoi inventer des personnages sans rapport direct avec la réalité ? Une existence ne pèse-t-elle pas d´un poids déjà trop lourd sur les épaules de celui ou celle qui la subit ?  La Vie sans fards est peut-être le plus universel de mes livres. J´emploie ce mot universel à dessein bien qu´il déplaise fortement à certains. En dépit du contexte très précis et des références locales, il ne s´agit pas seulement d´une Guadeloupéenne tentant de découvrir son identité en Afrique ou de la naissance longue et douloureuse d´une vocation d´écrivain chez un être apparemment peu disposé à le devenir. Il s´agit d´abord et avant tout d´une femme cherchant le bonheur, cherchant le compagnon idéal et aux prises avec les difficultés de la vie. Elle est confrontée à ce choix capital et toujours actuel : être mère ou exister pour soi seule.  Je pense que La Vie sans fards est surtout la réflexion d´un être humain cherchant à se réaliser pleinement. Mon premier roman s´intitulait En attendant le bonheur : Heremakhonon, ce livre affirme : il finira par arriver. »

  • Les imbattables

    Sarah Maeght

    • Lattes
    • 7 Octobre 2020

    Après ses cours de Lettres à l'université, Victoire s'occupe de Basile. Il a neuf ans, elle en a vingt-trois. Victoire rêve de partir étudier aux États-Unis, Basile rêve d'avoir un ami, de visiter la maison de Prévert en Normandie.
    Il est pointilleux sur ce qui se fait et ce qui ne se fait pas, le « digne » et l'« indigne ». Elle vole dans les magasins, saute les portiques du métro et laisse l'horoscope décider de son humeur.
    Un lundi, Basile rate le car pour son voyage scolaire. Victoire doit rester avec lui, le temps d'une semaine qui va changer leur vie.

  • Noces de jasmin

    Hella Feki

    Janvier 2011. Les journaux sont censurés, les informations se diffusent sur Internet et un murmure parcourt la Tunisie : la rue gronde. Mehdi, un jeune journaliste, tourne en rond dans sa cellule, sans savoir ce qu'il va devenir. La Cellule, elle, sait tout, elle a vu ce que les geôliers ont fait aux autres prisonniers.
    Dehors, Essia s'inquiète de la disparition de Mehdi, son nouvel amour. Elle part à Sfax, sa ville d'origine, pour tenter de le retrouver. À Tunis, Yacine, le père d'Essia, se rappelle l'indépendance. D'ailleurs, il a mal sous le pied gauche, comme au depart des Francais en 1956. Mehdi est encore le seul à le comprendre : c'est une révolution.

    Hella Feki décrit la révolution de jasmin de l'intérieur, avec une écriture puissante, évocatrice, sensuelle. Ses personnages racontent leurs espoirs, leurs blessures, leurs peurs, leurs défaites, leurs envies de tout changer. De tout casser. Pour mieux reconstruire.

  • Confusions

    Marie Tanguy

    « Ces deux derniers mois, j'ai passé près de cinq cents heures dans une pièce de onze m2 qui était devenue l'endroit le plus stratégique de France. Nous étions cinq à y travailler, composant le pôle Idées. J'avais rejoint l'équipe de campagne d'En Marche en tant que plume ; excitée, terrifiée, mais confiante. Je croyais que la sincérité de mon écriture suffirait. Je me trompais.
    Accéder au sixième étage était le Graal. C'était le dernier, au plus près du ciel, celui du chef et de sa garde rapprochée. Moi qui y avais atterri directement, dans le bureau où s'écrivait le programme présidentiel, j'en gardais la sensation d'avoir été plongée dans une bassine d'huile bouillante. » G Écrit dans un souffle, Confusions offre une plongée troublante au coeur d'une campagne au fonctionnement illisible et à la réussite insolente. Dans ce récit puissant, Marie Tanguy explore l'engagement et la fragilité. Elle raconte un monde où règnent la bienveillance et la politesse feutrée, où le doute n'a pas sa place, où la vérité ne se discute pas. Mais s'exécute.

  • Pour la PMA

    François Olivennes

    • Lattes
    • 2 Mai 2018

    « En trente ans, les possibilités de la PMA se sont développées au-delà de ce qu'avaient pu imaginer les pionniers de ce domaine. En marge de la majorité des demandes, provenant de couples stériles, d'autres ont vu le jour, plus contestées : celles des femmes homosexuelles et des femmes seules, qui souhaitent bénéficier de l'insémination avec donneur de sperme, ou encore congeler leurs ovocytes pour plus tard.
    C'est l'exaspération devant certains leaders d'opinions, politiques, philosophes, psychanalystes hostiles à la PMA - qui entendent réguler la vie des autres en brossant un portrait caricatural des candidates aux nouvelles formes de procréation et des risques pour leurs enfants - qui m'a donné envie de rapporter les faits, rien que les faits.
    Il est temps que la France, très en retard sur de nombreux autres pays, se mette au diapason de l'évolution de la société, du couple et de la famille, et accepte ces nouveaux modes de procréation. Car le développement harmonieux de ces enfants dépend aussi de la façon dont ils seront accueillis dans notre société.
    Il est temps d'arrêter d'imposer aux femmes de courir l'Europe pour bénéficier de ce qu'on leur refuse dans leur pays d'origine, au prix d'un stress démultiplié et d'une sélection par l'argent inacceptable.
    Faisons place enfin à une valeur fondamentale de toute démocratie digne de ce nom : la tolérance. C'est la souffrance de ces femmes que je rencontre et que j'essaie d'aider qui m'amène à crier haut et fort à tous ces opposants à la procréation moderne : ça suffit, foutez leur la paix ! »

  • Saccharoses

    Samir

    Quel est le point commun entre un trader racontant son premier baiser et son suicide dans un même souffle, un quadra désabusé s'imaginant une nouvelle vie le temps d'une rencontre dans le métro, et un ex-écrivain noyant sa peine dans des films ? La réponse est Saccharoses. Trois mecs. Trois histoires. Et si c'était la même ?

    On ne ressort pas indemne de Saccharoses : vous n'oublierez ni le destin de Qaïs et de Bonbon, ni le style à couper le souffle qui porte ce roman.

  • Un homme, une femme. Deux artistes. Un couple uni par la poursuite du même idéal, lié par la communauté du travail, engagé dans la grande aventure de l'art abstrait. Dès leur prime jeunesse Robert et Sonia comptent parmi les protagonistes les plus hardis de cet art. Longtemps jugées scandaleuses, la peinture et la sculture abstraites conservent toute leur actualité stimulante en notre fin de siècle. Les recherches des Delaunay ont été au coeur de cette conquête de l'esprit. Amis des autres pionniers de l'abstraction : Kandinsky, Klee et Jean Arp, ils furent liées aussi à des poètes comme Apollinaire, Cendrars, Tzara et Soupault. Veuve depuis 1941, Sonia s'éteignit en 1979, non sans avoir joué un rôle décisif dans la révolution des arts appliqués. Nourri de documents inédits et de souvenirs personnels, ce livre constitue une contribution majeure à la connaissance de la vie artistique et intellectuelle de notre temps.

  • Françoise Xenakis une fois encore raconte une femme. Cette fois c'est une femme d'aujourd'hui. Bernadette Gaudron, dite Capuchon, est une sainte, une pute, une tueuse, une grande dame, une petite fille qui reçoit le Nobel de la Paix et le Nobel de Littérature et qu'on pousse vers l'Elysée. Elle bouscule tout sur son passage.


    Sa vie commence comme un feuilleton du XIXe siècle - mère morte, enfance pauvre, serment, vengeance - pour devenir un roman policier avec suspense et tueurs aux trousses.


    Françoise Xenakis met en pièces notre société avec l'humour corrosif et la verdeur qu'on lui connaît. Un roman ironique mais si tendre.
    Comme dans Mouche-toi, Cléopâtre ou Zut, on a encore oublié Mme Freud, à chaque page, on essuie quelques larmes et on éclate de rire.

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