Littérature générale

  • « Je ne vois pas pourquoi l'amour entre une mère et un fils ne serait pas exactement comme les autres amours. Pourquoi on ne pourrait pas cesser de s'aimer. Pourquoi on ne pourrait pas rompre. Je ne vois pas pourquoi on ne pourrait pas s'en foutre, une fois pour toutes, de l'amour. » Constance Debré poursuit sa quête entamée avec Play Boy, celle du sens, de la vie juste, de la vie bonne. Après la question de l'identité se pose celle de l'autre et de l'amour sous toutes ses formes, de l'amour maternel aux variations amoureuses. Pour être libre, faut-il accueillir tout ce qui nous arrive ? Faut-il tout embrasser, jusqu'à nos propres défaites ? Peut-on renverser le chagrin?

  • Depuis des années, on entend grogner la révolte sur le Vieux Continent. Quand soudain, un violent orage éclate. Une femme se lève parmi la foule.
    Munich, novembre 2023, une manifestation populaire. Aurore Henri se saisit d'un pavé et le lance au visage d'un chef d'État. Derrière son regard bleu magnétique, une volonté d'acier, un espoir fou : guérir les hommes de leurs tendances destructrices, bâtir une société nouvelle où régneraient la paix et l'harmonie.
    Diane Ducret nous livre une vision infiniment romanesque d'un Occident qui sombre dans le chaos et trouve son nouveau guide en une femme à l'ambition démesurée.

  • « Raconter Vivian Maier, c'est raconter la vie d'une invisible, d'une effacée. Une photographe de génie qui n'a pas vu la plupart de ses propres photos. » Disparue dans la solitude et l'anonymat, Vivian Maier, Américaine d'origine française, a arpenté inlassablement les rues de New York et de Chicago pour photographier, avec une profonde sensibilité, les plus démunis, les marginaux, ceux qui, comme elle, ont été oubliés par le rêve américain.
    Dix ans après sa mort, Gaëlle Josse nous livre le roman d'une vie, un portrait d'une rare empathie, d'une rare acuité sur ce destin troublant, hors norme, dont la gloire est désormais aussi éclatante que sa vie fut obscure.

  • Un jour de juin, Gloria embarque ses filles sans préavis pour la maison alsacienne où, enfant, elle passait ses vacances. Quelle menace fuit-elle ? Pour le savoir, il faudra revenir en arrière, dans les eaux troubles du passé, rencontrer Giovannangeli, qui l'a prise sous son aile à la disparition de son père, lever le voile sur la mort de Samuel, le père de ses enfants, et comprendre enfin le rôle de l'avocat Santini dans cette histoire.

    Jusqu'où peut-on protéger ses enfants ? Dans ce roman tendu à l'extrême, Véronique Ovaldé met en scène une mère dont l'inquiétude face au monde se mue en un implacable sang-froid pour l'affronter.

  • Lors d'un exposé en cours d'histoire sur les premiers autodafés nazis, Livio, 17 ans, retrace l'incroyable parcours de Magnus Hirschfeld, ce médecin juif allemand qui lutta pour l'égalité hommes-femmes et les droits des homosexuels dès le début du XXe siècle. Homosexuel, c'est précisément le mot que n'arrive pas à prononcer Livio : ni devant son amie Camille, dont il voit bien qu'elle est amoureuse de lui, ni devant ses parents. Magnus Hirschfeld pourrait-il parler pour lui ? Sous le regard interdit des élèves de sa classe, Livio accomplit alors ce qui ressemble à un coming out.
    À un siècle de distance, est-il possible que le médecin et le lycéen se heurtent à la même condamnation ?

  • Pamina habite en montagne avec son compagnon Nils. Elle se sait entourée par un clan de cerfs qui lui demeurent mystérieux, jusqu'au jour où Léo, un photographe animalier, lui propose de les guetter ensemble. Tandis qu'elle s'initie à la vie du clan, affrontant la neige et le givre avec pour seul équipement un filet de camouflage, une paire de jumelles et des carnets, elle raconte sa peur de la nuit, les futaies sous la lune, la magie de l'inconnu et le plaisir d'attendre, incognito, l'apparition des cerfs. Mais Pamina découvre un monde plus cruel que celui du règne animal, celui des hommes, car un massacre se fomente...
    Un roman qui se lit comme un thriller, plein de poésie, de chagrin et de colère, sur la disparition de la beauté dans la nature et les ravages que l'homme y opère.

  • Amours solitaires Autrefois, les amoureux échangeaient des lettres. Aujourd'hui, ils s'envoient des textos. La poésie n'a pas disparu entre-temps. Depuis qu'elle a créé le compte Instagram @ amours_ solitaires. Morgane Ortin a recueilli des milliers de conversations intimes d'amoureux anonymes. Des mots doux, des mots crus, érotiques, drôles, piquants. Elle en a sélectionné 278 pour composer l'histoire d'amour que vous vous apprêtez à lire.

  • Peut-on rassembler ceux que l'histoire a dispersés ? Blanche, rwandaise, vit à Bordeaux après avoir fui le génocide des Tutsi de 1994. Elle a construit sa vie en France, avec son mari et leur fils Stokely. Mais après des années d'exil, quand elle rend visite à sa mère, Immaculata, la mémoire douloureuse refait surface. Celle qui est restée et celle qui est partie pourront-elles se pardonner ? Stokely, lui, pris entre deux pays, veut comprendre d'où il vient. Ode aux femmes persévérantes et à la transmission, ce roman mêle les voix de trois générations qui tentent de renouer des liens brisés et de trouver leur place dans le monde d'aujourd'hui.

  • Frangine

    Marion Brunet

    Pour Joachim, la terminale s'annonce plutôt bien : entre ses amis, sa copine et le basket, il mène une vie ordinaire d'ado ordinaire... À ceci près que sa petite soeur Pauline et lui sont nés par procréation médicalement assistée : ils ont deux mères qu'ils adorent, ça n'a jamais posé de problème à personne, et il n'y a pas de raison que cela change. Sauf que tout change, justement, quand Pauline entre au lycée et se frotte à une réalité autrement plus dure - la tolérance, manifestement, ça ne coule pas dans toutes les veines.
    Alors que sa soeur se mure dans le silence, le ton monte à la maison et Joachim se met en tête de tout faire pour empêcher son ciel sans nuages de virer à l'orage...

    Dans ce premier roman lumineux sur l'homoparentalité, Marion Brunet défie l'intolérance avec force et tendresse.

  • Ls sonnent à l'interphone, s'annoncent, entrent, ouvrent leur casier fermé à clef, y déposent leurs sacs, leurs manteaux, se lavent soigneusement les mains au savon [...].

    Ils ouvrent la porte qui sépare César du reste du monde. Chaque matin, après avoir accompli tout cela, Alice met la main sur la poignée de la porte, chaque matin elle prend une grande inspiration, ferme les yeux et dit tout bas : j'espère que la nuit s'est bien passée. Chaque matin.
    En réalité chaque matin elle se demande : mon bébé est-il mort ?

  • L'île est le sommet émergé d'un vieux volcan sous-marin. Il s'est éteint il y a des millénaires. La lave a bouché l'orifice de sa cheminée. Comme il se trouvait à fleur d'eau, les coraux l'ont vite colonisé.

    En 1761, un navire français transportant une cargaison clandestine d'esclaves s'échoue sur une île perdue de l'océan Indien. Blancs et Noirs devront cohabiter pour survivre jusqu'au départ, sur un bateau de fortune, de l'équipage blanc, jurant de revenir. Quinze ans plus tard, il ne reste que huit survivants. Que s'est-il passé sur l'île ? Pourquoi la France les a-t-elle abandonnés ? Comment cet épisode a-t-il ébranlé les consciences au point de déclencher le combat des Lumières pour l'abolition de l'esclavage?

    Ce livre est fondé sur des faits réels historiques mis à jour par Max Guérout.

  • « Je n'ai jamais entendu parler italien dans ma famille... Ces racines-là semblent avoir été arrachées. Tranchées net. Pourquoi ? Je l'ignore. M'ont-elles manqué ? Je n'ai pas cherché à le savoir, n'ai pas posé de questions. » Un matin, la narratrice décide d'interroger sa mère sur son grand-père, Placide Morselli, mort en 1994. De son enfance italienne dans le Frioul, puis de son exil en France à l'âge de douze ans, il n'a rien raconté, ou si peu. Pourtant, oublie-t-on jamais d'où l'on vient ?
    Au fil de leurs conversations, les lettres, les photos et les souvenirs resurgissent. Alors que l'histoire de ses aïeux italiens se dessine, Anne découvre aussi les secrets de sa mère et sa propre part d'Italie.

    Dans ce récit intime, Anne Plantagenet explore les ambiguïtés de la mémoire et comment elles façonnent nos vies, nos failles, nos forces.

  • Après un braquage qui tourne mal, Joseph Kamal est envoyé en prison. Une explosion nucléaire lui permet d'échapper à cette brutalité omniprésente : poussé par un désir de solitude absolu, il s'installe dans la zone interdite, avec un mouton et un chat, au coeur d'une nature qui le fascine.

    Trois fois la fin du monde est une expérience de pensée, une ode envoûtante à la nature, l'histoire revisitée d'un Robinson Crusoé plongé jusqu'à la folie dans son îlot mental.

  • Quel est le point commun entre : une jeune femme qui parle aux animaux, une vie de chien, un scénario mortel, un enfant trop curieux, des fantômes rigolards, des zombies très affectueux, un goûter entre filles et un extraterrestre élevé en pot ?

  • Joseph fabrique le berceau de sa première petite-fille lorsqu'un coup de téléphone l'interrompt. Un crash d'avion : son fils dedans, son gendre aussi. Et la petite, alors ? Sauve, bien vivante ! Prête à naître, car grandissant dans le ventre d'une mère porteuse canadienne choisie par le couple homosexuel. Joseph n'a jamais fichu les pieds hors de sa Normandie natale, il a passé sa vie dans une ferme, vendu ses vaches, enterré sa femme. Il n'a plus que cette enfant en tête. Alors il part. À la rencontre de la minuscule promesse qui prolonge l'existence de son fils. À la rencontre de la jeune étrangère, farouche et indomptable, qui la couve. Rien n'est simple dans cette histoire, mais il se lance à plein régime dans une réinvention audacieuse et poignante de la famille contemporaine.

  • De son enfance à Casablanca, André a retenu les heures passées dans le garage de monsieur Cloclo, surnom de Claude Machin. Ce dernier a raconté au petit garçon émerveillé, des après-midi durant, à l'avant de voitures immobiles, l'histoire extraordinaire de son père, Alfred. Alfred Machin, pionnier, réalisateur prolifique, passionné par les animaux qu'il dressa pour le cinéma. Celui-là même qui embarqua toute sa famille dans sa grande aventure cinématographique, dont l'apogée fut l'installation dans les studios Bon Voyage à Nice, ville magnétique où tout commence et tout finit.
    À travers la trajectoire discrète d'André, de Casablanca à Nice, de 1950 à aujourd'hui, Maryline Desbiolles ranime l'incroyable figure d'Alfred Machin et entrelace ces deux destins de son écriture lumineuse.

  • Superstars Nouv.

    « Il y a un an, une nuit de janvier, je me suis pris une grande baffe dans la gueule par un videur du Rex. Je me suis retrouvée sur le trottoir, en robe et sans manteau, avec du sang plein les mains. »

  • « Quand je regarde derrière moi, on dirait que je me raconte une histoire. Qui était cette enfant qui dormait avec les chats errants, qui réinventait sans cesse les vêtements et les objets, cette fillette qui ne jouait avec les autres enfants que lorsqu'elle pouvait les mettre en rang et leur faire la classe ? » Elle naquit à Rome le 18 août 1912, fut écrivain, poète et traductrice. Elle épousa Alberto Moravia en 1941, fut la première femme récompensée par le prix Strega avec L'île d'Arturo en 1957, et écrivit la monumentale Storia.

    Sublime et renversante, elle s'appelait Elsa Morante. Ce roman est l'histoire de sa vie.

  • " J'ai un tel désir de voir ton visage dans le plaisir, je pense souvent à cela ", écrivait Marie Laurencin à son amante Nicole Groult, alors que la guerre les avait séparées. L'une est une peintre connue, ancienne maîtresse d'Apollinaire, l'autre une couturière talentueuse, soeur de Paul Poiret et mariée à André Groult. Nous suivons leurs deux destins incandescents dans le Paris de la Belle Epoque, de 1907 au début des années vingt, qui furent " celles d'une fête perpétuelle ".
    Que leur désir réciproque puisse être coupable ne leur vient pas à l'idée : elles devancent leur temps, sans autre revendication que leur liberté et leur plaisir. Entourées d'Apollinaire, Picasso, Braque, Rousseau, Picabia, Roché, elles ne laisseront personne briser leur entente qui durera toute leur vie.

  • Adorée par son père qu'elle rêve d'épouser mais ne voit jamais, élevée par Mary, sa mère excentrique et ultra-laxiste, la narratrice mène une vie fantasque à « Maryland » - une grande maison délabrée en plein coeur de la Beauce que le père a laissée à sa famille pour mieux se consacrer au jeu et aux femmes. Mais ce « coin de paradis» se transforme rapidement en gigantesque capharnaüm : Mary y accueille des marginaux et des enfants de la DDASS pour arrondir ses fins de mois, tandis que ses quatre enfants, livrés à eux-mêmes, déploient des efforts de courage, de malice et d'amour pour trouver leur place dans cet extravagant tableau...

  • Avril 1955, Françoise Sagan, dix-neuf ans, est en tournée promotionnelle aux États-Unis à l'occasion de la sortie de Bonjour tristesse. Fatiguée par les interviews, les séances photo et les dîners mondains, elle ne veut plus quitter sa chambre d'hôtel. Tennessee Williams l'invite alors à le rejoindre à Key West où il demeure avec son amant, Frank Merlo, et Carson McCullers, l'auteure du roman culte Le coeur est un chasseur solitaire.
    Huit ans plus tard, juste avant sa mort, Frank Merlo prend la parole pour raconter ces deux semaines qui ont bouleversé sa vie.

  • Cherche ton bonheur partout Tom et Régine sont raides dingues l'un de l'autre... Sauf que Régine refuse de s'engager. La vie à deux, ça la fait paniquer. Alors quand le destin s'en mêle et la force à prendre une décision, elle choisit de fuir au volant de sa voiture, le temps de s'éclaircir les idées. Mais le pire des pots de colle va se mettre sur son chemin : Olga, la mère de Tom. Monique a ta soixantaine, et autant de complexes. Plus de mari, des enfants partis vivre leur vie, aussi s'est-elle résolue à finir la sienne en tête à tête avec son chat. Mais Monique s'ennuie... Quand son amie Lutèce la convie à une soirée de célibataires, elle accepte, sans conviction. Ça marche vraiment ces trucs-là ? L'amour, c'est pas facile tous les jours. Mais le bonheur, ça se cherche. Partout.

  • « Je suis Laura, jeune fille au pair, dans ma patrie provisoire pour six mois. Je commets probablement une erreur en venant vivre ici. Je ne le sais pas encore, mais je ne peux rien éviter de ce qui va arriver. » Partie en Allemagne, Laura, dix-sept ans, s'éloigne volontairement des siens, bouleversés par la mort de son plus jeune frère, et tente de se réinventer dans une langue étrangère. Peu à peu, les vides et les silences de son adolescence se confrontent au mystère de la famille allemande dont elle partage la vie...

  • Depuis quelques mois, la vie d'Alma se hérisse de piquants. Sa fille souffre d'un mal étrange, les médecins parlent de tumeur. Mais Alma n'y croit pas. Elle a l'intuition qu'un chardon pousse à l'intérieur de son enfant. On a beau lui dire que la vie n'est pas un roman de Boris Vian, Alma n'en démord pas. À quelques heures d'une opération périlleuse, son intuition persiste. Il ne faut pas intervenir. C'est autre chose qui peut sauver sa fille... Elle, peut-être ?

    Dans une langue merveilleusement poétique et imagée, Constance Joly met en scène l'histoire de ce que l'on transmet, malgré nous, à nos enfants. Le matin est un tigre parce que, certains jours, la vie est un combat et qu'il faut bien arriver à s'en débrouiller.

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