Heloise D'ormesson

  • Au centre, Manon.
    Autour, une ronde de personnages, qui projettent sur elle leurs peurs, leurs insécurités et leurs fantasmes.
    Ils croient la connaître mieux que personne. Ce sont ses parents, ses frères, son amie au lycée, l'homme qu'elle aime. Et ce sont eux qui vont raconter cette année où tout bascule parce que Manon, seize ans, entame une relation avec un éditeur de bande-dessinée de trente ans son aîné. Elle a du talent. Il va la publier. Ils s'aiment. La femme de l'éditeur aussi l'aime. Les lignes se brouillent, tout se mélange : l'histoire qu'ils vivent et l'écriture de la bande-dessinée, l'admiration, l'amour. Et le passé ressurgit soudain dans le présent.
    Rapidement, la mère de Manon refuse ce prétendu amour, cherche à protéger sa fille par tous les moyens, s'expose à la colère adolescente de celle-ci. Deux visions du monde s'affrontent. Deux visions de l'amour. Deux visions de ce que signifie être adulte. Et entre elles, d'autres voix, qui chacune renferme un morceau de la vérité.
    Et au centre, Manon.

    Comme Laura Kasischke, Manon Fargetton croise des points de vue contradictoires, voire divergents, pour mieux saisir la réalité. Un roman choral saisissant et novateur. D'une éblouissante sensibilité qui épouse au plus juste la psychologie des protagonistes, Tout ce que dit Manon est vrai réinvente l'autofiction.

  • Ethan, adolescent new-yorkais, se prend d'affection pour madame Janik, sa voisine, qu'il voit chaque jour nourrir les pigeons dans la cour de l'immeuble. Ces deux solitaires pas à pas s'apprivoisent, et la vieille femme va accepter pour la première fois de lui dévoiler ce qu'elle a toujours tu.
    1913, Kalisz. Alors qu'elle se découvre enceinte, Katarzyna est contrainte de fuir sa Pologne natale pour les États-Unis. Modeste couturière du Lower East side, elle rencontre Isak, un jeune ambitieux, valeur montante de la pègre, qui s'éprend d'elle et accepte d'élever l'enfant comme le sien. Des années plus tard, le meurtre de Katarzyna conduit Edith à partir sur les traces de cette mère si secrète. Mais à l'aube de la Seconde Guerre mondiale, l'horreur est en chemin. Edith et les siens n'en sortiront pas indemnes.
    Le Fil rompu nous embarque de Poznan à New York, de Dresde à Lódz, dans une fresque romanesque époustouflante retraçant le parcours de trois femmes (Katarzyna, Edith et Magda) à travers le XXème siècle. Plongez au coeur d'une bouleversante histoire qui sort de l'ombre le destin d'une famille et délivre du silence les âmes emmurées.

  • Tout oppose Lise, la mère, et Cerise, la fille. Pourtant, elles cohabitent bon gré mal gré. Jusqu'au jour où Cerise a vent d'une étrange rumeur : elle aurait été adoptée. Et la source n'est autre que sa mère ! D'abord incrédule, puis choquée, elle en est presque soulagée, mais le répit est de courte durée. La mort d'Axel, ce père qu'elle adore, laisse les deux femmes en tête à tête, alors que Cerise apprend que la rumeur n'était qu'un mensonge. Mais pourquoi sa mère a-t-elle inventé pareille énormité ?
    J'ai failli te manquer est le roman à trois voix d'une famille où l'on se déchire avec élégance à défaut de se parler. Mais un jour surgit une inconnue dans l'équation, celle qui balaie le passé et apporte dans son sillage d'inespérées retrouvailles.
    Une fois encore, avec ses personnages aussi complexes qu'attachants, Lorraine Fouchet nous enchante. De la Bretagne à la Namibie elle nous transporte dans un tourbillon de rires et de larmes.

  • Retour sur le destin hors du commun de Moishe Zakharovich Shagalov, pauvre gamin d'un shtetl russe, à qui André Malraux propose la rénovation du plafond du palais Garnier en 1964. Le peintre accepte, refusant d'être rémunéré pour ce qu'il considère comme la consécration ultime par son pays d'adoption. Les douze panneaux sont l'illustration éclatante de son énergie créatrice. Il a alors soixante-dix sept ans.
    Dès son arrivée à Paris en 1911 à l'âge de vingt-trois ans, Chagall n'aura de cesse de croire en ses rêves face aux échecs et aux drames qui viendront bouleverser le XXème siècle. À ses côtés, pendant trente-cinq ans et par-delà sa mort en 1944, son amour légendaire, Bella, qui fut sa muse, son modèle et sa première femme. Ils firent ensemble le choix absolu de la beauté, de la couleur et de l'art comme remparts face à l'adversité.

    Prêtant sa voix à Bella, l'éternelle fiancée qui survole ses compositions oniriques, Caroline Grimm revisite les toiles, comme autant d'expression des états d'âme du peintre. Invitation au voyage dans l'univers incomparable d'un artiste de génie, Ma double vie avec Chagall célèbre la gloire du coeur, credo du peinte et du couple. De Vitebsk à Paris en passant par Berlin et New York, l'histoire d'une passion flamboyante, à l'image des toiles du maître.

  • Fin juin 1995. Aux côtés de parents dépassés par un frère cadet en souffrance, Kate, étudiante en première année de lettres, se sent prisonnière de la vie raisonnable qu'elle s'impose depuis toute petite. Et pourtant, elle porte en elle le désir vibrant de trouver enfin l'amour (Sam l'incarnera-t-il ?), l'envie irrépressible d'exister dans un monde d'adultes qui l'ignore, et le besoin impérieux de se libérer d'une cellule familiale chaotique où il va devenir urgent de faire entendre sa musique intérieure pour ne pas qu'elle s'éteigne.

    Avons-nous trop vite oublié la jeune femme que nous avons été ? Avec beaucoup de tendresse et d'humour, Véronique Gallo épouse les pas d'une jeune femme qui s'autorise enfin à dire "je". Roman d'apprentissage dans la lignée de L'Étudiante avec Sophie Marceau, L'Entropie des sentiments raconte ce qu'il y a de plus personnel et universel à la fois : l'éveil à la sexualité et l'éclosion d'une femme.

  • Paris, porte de la Chapelle. À quelques heures d'intervalle, deux hommes sont retrouvés défigurés, scarifiés, empreintes effacées. L'affaire s'annonce compliquée pour le commandant de la Crim', Marie Tebert. Et elle vire au cauchemar lorsque la légiste succombe à une fièvre hémorragique après l'autopsie. Que cache le rituel autour de ces crimes ? Quel lien unissait les victimes aux profils si différents ? Au fil de l'enquête, Marie et son équipe remontent la piste d'un scandale entre la Creuse et la Réunion. Un drame qui dépasse de loin tout ce qu'elle pouvait imaginer.
    Avec Les Enfants du secret, Marina Carrère d'Encausse signe un polar implacable où les traumatismes de l'enfance enclenchent des bombes à retardement.

  • Avant elle

    Johanna Krawczyk

    Carmen est enseignante, spécialiste de l'Amérique latine. Une évidence pour cette fille de réfugiés argentins confrontée au silence de son père, mort en emportant avec lui le fragile équilibre qu'elle s'était construit. Et la laissant seule avec ses fantômes.
    Un matin, Carmen est contactée par une entreprise de garde-meubles. Elle apprend que son père y louait un box. Sur place, un bureau et une petite clé. Intriguée, elle se met à fouiller et découvre des photographies, des lettres, des coupures de presse. Et sept carnets, des journaux intimes.

    Faut-il préférer la vérité à l'amour quand elle risque de tout faire voler en éclats ? Que faire de la violence en héritage ? Avec une plume incisive, Johanna Krawczyk livre un premier roman foudroyant qui explore les mécanismes du mensonge et les traumatismes de la chair.

  • Sur le point de rentrer chez elle, Marie sent ce poids qui lui pèse sur la poitrine depuis quelques temps. Derrière la porte, sa mère, régente dépassée, ignore Léna, la petite dernière, qui s'époumone à l'étage tandis que les deux aînés, Jean et Tom, ont transformé le salon en cabane et son père en Davy Crockett résigné. Et son mari qui est encore aux abonnés absents... Marie rêverait de tout envoyer valser, là, d'un coup.
    Mais le lendemain, le père de Marie se suicide. Sans un mot. La brutalité de la mort pulvérise la dernière digue. Si elle ne veut pas sombrer et tout perdre, Marie doit plonger aux racines de l'inexplicable.
    Avec pudeur et délicatesse, Véronique Gallo cisèle le portrait tout en nuances d'une femme à bout de souffle qui, pour concilier sa vie de mère, d'épouse et de femme, va devoir se confronter aux ravages du silence et de la honte.

  • Après plus de huit ans d'exil entre Londres et Dubaï, Benazir Bhutto rentre au Pakistan en 2007 malgré les menaces de mort qui pèsent sur elle. À son arrivée, elle réchappe d'un double attentat et sauve de l'explosion le manuscrit qui deviendra son testament politique : Pour une réconciliation. Dans ce livre-confession, publié à l'occasion du sixième anniversaire de sa mort - et alors que Pervez Musharraf vient d'être inculpé du meurtre de son ancienne rivale -, Benazir Bhutto prône une coopération étroite entre le Pakistan, les États-Unis et les pays occidentaux pour rétablir son pays dans un modèle alternatif modéré et réaliste de démocratie. S'appuyant sur l'exemple du Pakistan, cet essai nous livre également une brillante analyse géopolitique, économique et sociale de la radicalisation religieuse dans les pays musulmans.

  • Héritière de l'une des familles les plus puissantes du pays, Benazir Bhutto a grandi auprès d'un père, Zulfiqar Ali Bhutto, devenu héros du peuple, démocratiquement élu au suffrage universel, premier chef du gouvernement progressiste à avoir tenu tête aux militaires. Lors de son départ en 1969 pour Harvard il lui avait dit : « Tu t'en vas loin d'ici, en Amérique. Mais souviens-toi, quoi qu'il arrive, que tu finiras par revenir ici. Ta place est ici. Tes racines. La poussière, la boue, la chaleur de Larkana sont dans tes os. Et c'est ici que tu auras ta sépulture. » A peine rentre-t-elle de ses études en Occident, que son père est déposé par le général Zia Ul-Haq. A 24 ans, elle est envoyée en prison avec sa mère. Elle reprend, après l'exécution de son père, le flambeau à la tête du Parti du Peuple Pakistanais qu'elle portera au pouvoir à deux reprises. Ayant dû quitter le Pakistan en 1999 pour échapper à la prison, Benazir y rentre en 2007 malgré les menaces de mort qui pèsent sur elle et constate l'évolution politique et sociale d'un pays où la liberté est une lutte permanente. Dans Fille de l'Orient, Benazir Bhutto délivre, en dépit de la violence dont elle aura été la victime, un message d'espoir autant qu'un plaidoyer pour l'action et la démocratie. Ses mémoires se dévorent comme une saga, tant son incroyable destin dépasse la fiction. Sa vie se sera terminée de manière tragique mais, hélas, prévisible. Après les Kennedy et les Gandhi, une nouvelle dynastie politique naît dans la douleur et le sang, les Bhutto.

  • Nouvelles d'ados

    Collectif

    Créé en 2006 en mémoire de Clara, décédée à l'âge de 13 ans des suites d'une malformation cardiaque, le Prix Clara est un grand concours de nouvelles ouvert aux jeunes de moins de 18 ans. Fenêtre ouverte sur leurs rêves et leurs préoccupations, les huit textes couronnés par cette septième édition surprennent par leur fraîcheur, leur originalité, leur sincérité et nous introduisent dans l'imaginaire adolescent.
    Les bénéfices de la vente de ce recueil de nouvelles d'ados seront reversés à l'Association pour la recherche en cardiologie du foetus à l'adulte de l'Hôpital Necker-Enfants malades (ARCFA).

  • Un dimanche, Giulia découvre le journal intime de sa fille, Mia, qui la replonge dans le passé. Elle lui confie alors par lettres ce qu'elle ne lui avait jamais dit : sa relation à sa mère et à ses soeurs, ses amitiés, ses premiers émois. Puis l'âge adulte, ses premiers pas de médecin, la longue attente d'une maternité difficile. Dans le noeud des générations passées, c'est en fait sa propre histoire que découvre la jeune fille. De cette narration à deux voix jaillira une vérité difficile, le prix à payer pour que cessent les rôles et que commence la vie.

  • Les vrais hommes sont féministes Nouv.

    « Hé, les gars, c'est à vous que je parle ! Il paraît que depuis #MeToo, être un homme, juste un homme, serait devenu «compliqué».
    On ne peut plus rien dire ! On ne peut plus être galant, on ne peut plus draguer, on ne peut plus rigoler !
    Vous êtes mal à l'aise. Limite agacés. Solidaires des femmes, évidemment, vous n'êtes pas bas de plafond, mais bon, une fois passées les bornes, y a plus de limites.
    Vous avez besoin de lire ce livre. Parce que dans ce livre, j'explique :
    Le patriarcat est en pleine forme, et il sait se défendre. Insidieux, sournois, il agit en catimini, en loucedé, sans qu'on le nomme, sans qu'on le détecte, façon iceberg. En profondeur. Immergé.
    Or, si le patriarcat s'attaque aux femmes, il ne vous épargne pas. La masculinité telle qu'on vous l'inculque vous fait plus de mal que de bien. Lisez mon livre : vous aussi, vous aurez envie d'abolir le patriarcat. » Isabelle Alonso Cette lettre ouverte aux hommes, ponctuée d'éclats de rire, s'adresse également aux femmes en leur suggérant des parades pour déjouer le système patriarcal, en les invitant à élever différemment leur fils et à rallier leurs hommes à cette nouvelle approche du monde.

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