Littérature traduite

  • Chaque roman sera présenté par Virginia Woolf elle-même, grâce à des extraits du Journal d'un écrivain , du Journal intégral (1915-1941) ou des extraits de la Correspondance (Ce que je suis en réalité demeure inconnu, Lettres 1901-1941) dans lesquels elle relate de manière passionnante et très vivante la genèse des oeuvres, ses doutes et ses transes au cours de la création, les sentiments qui l'habitent une fois le roman achevé.
    Ces différents extraits, nombreux et denses, procurent une lecture neuve d'un corpus romanesque déjà connu. La continuité indissociable entre création et lecture de l'oeuvre accentue la tension dramatique ou comique. La voix de Virginia Woolf, sa présence presque physique soutenue tout au long de l'ouvrage, la présence de ses proches, du milieu Bloomsbury critique, enthousiaste ou condescendant, révèlent le mouvement permanent et l'intrication entre intériorité et « sortie de soi », au risque de la folie.

  • Afrique

    Karen Blixen

    " 14 janvier 1914, sur l'océan Indien. En vue, l'Afrique orientale anglaise, Mombasa, le quai. La Danoise Karen Dinesen y pose le pied, accueillie par un serviteur somali Farah, se marie avec son fiancé suédois Bror, devient baronne von Blixen-Finecke, grimpe dans un train et découvre, altitude 2 000 mètres, le Ngong, six cents employés noirs, la plantation de caféiers. Une journée, une seule, elle s'en est emparée, ils seront dorénavant son Farah, son mari, son titre, ses collines, ses natives, ses ocres, Une femme de vingt-neuf ans, à la quête improbable d'elle-même et d'une position dans le monde, se voit offrir en quelques heures un rang et un royaume, pas moins pour elle. Comme il tendrait un écran illimité à ses projections les plus démesurées, le destin lui sert l'Afrique dans sa grandeur brute. Elle s'en éprend à l'instant même et pour toujours, à en mourir. " M. B., Préface, 2006.

  • Les contes

    Karen Blixen

    Karen Blixen, cet esprit libre, a construit un labyrinthe de contes. L'imprévisible ensorceleuse propose aussi des fils, étroitement enlacés, pour en trouver l'issue.
    L'art divin du conte est celui du travestissement. Qui donne le meilleur récit : Dieu, le destin ou l'artiste ? Il n'y a pas de morale dans les créations de l'auteur de La Ferme africaine, la vie est bien trop facétieuse, une histoire en contient toujours tellement d'autres, aucun n'est celui qu'il prétend être jusqu'à ce que tombent les masques.
    Rien ne vaut une bonne histoire. On peut avoir tout perdu, c'est l'histoire qui contient en elle-même la raison de vivre.

  • Ce volume rassemble la poésie, l'unique roman, les nouvelles et contes, les journaux et les essais autobiographiques de Sylvia Plath.
    La spécificité du volume est de mettre en valeur les oeuvres de Sylvia Plath par Sylvia Plath, c'est-à-dire telles que l'auteur les a pensées, souhaitées, voulues. Pour comprendre l'intérêt de cette nouvelle édition, il faut avoir à l'esprit l'histoire complexe de l'édition des manuscrits d'une jeune poète qui se donne la mort à 31 ans, en ayant publié de son vivant, outre les nombreuses parutions en revues et dans des magazines, deux livres : un recueil de poèmes Le Colosse et autres poèmes et un roman d'inspiration autobiographique, La Cloche de détresse (récit, sous le pseudonyme de Victoria Lucas, de son expérience psychiatrique à la suite d'une tentative de suicide).
    A sa mort, elle laisse le manuscrit d'un autre recueil : Ariel et autres poèmes, et une sélection de 17 nouvelles (choisies parmi quelques 70). On retrouve également des carnets et journaux intimes, de nombreuses lettres, des milliers de pages de poèmes, des oeuvres picturales. Un ensemble poétique et artistique qui témoigne d'un talent incontestable. Ted Hughes décide de faire connaître l'oeuvre de son épouse.
    Mais il opère des choix, notamment celui de remanier Ariel et d'éditer une version expurgée des Journaux.

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