Psychologie / Psychanalyse

  • La psychose, la drogue, la criminalité sont-elles les répercussions codées des expériences des premières années de la vie ?
    Alice Miller dénonce les méfaits de l'éducation traditionnelle, qui a pour but de briser la volonté de l'enfant pour en faire un être docile et obéissant. Elle montre comment les enfants battus battront à leur tour, les menacés menaceront, les humiliés humilieront. Car à l'origine de la pire violence, celle que l'on s'inflige à soi-même ou celle que l'on fait subir à autrui, on trouve presque toujours le meurtre de l'âme enfantine.
    Cette « pédagogie noire », selon l'expression de l'auteur, est illustrée par des textes des xviiie et xixe siècles, stupéfiants ou tragiques, reflétant les méthodes selon lesquelles ont été élevés nos parents et nos grands-parents, et par trois portraits d'enfances massacrées : celle de Christine F., droguée, prostituée, celle d'un jeune infanticide allemand et enfin celle d'Adolf Hitler, que l'on découvrira ici sous un jour tout à fait inattendu.

  • Ouvrez les yeux, nous dit Alice Miller de livre en livre. Ouvrez les yeux sur ce que vous avez subi étant enfant. Nous bâtissons de hautes murailles pour nous protéger de la douloureuse histoire de notre propre enfance.
    « Il n'est pas vrai, écrit Alice Miller, que le mal, la destruction, la perversion fassent nécessairement partie de l'existence humaine, même si on le répète sans arrêt. Mais il est vrai que le mal se reproduit sans cesse, et qu'il engendre pour des millions d'êtres humains un océan de souffrance qui pourrait être évité. Lorsque sera levée l'ignorance résultant des refoulements de l'enfance, et que l'humanité sera réveillée, cette production du mal pourra prendre fin. »

  • Sauver notre vue est un devoir. Plutôt que de nous enfermer dans la dépression ou le déni des souffrances subies durant notre enfance, nous devons chercher à nous en sortir en comprenant quels sont nos vrais besoins.

    Accepter de se confier, apprendre à aimer l'enfant que l'on fut, lever le refoulement et vivre ses émotions enfouies (peur, indignation, colère), tel est le chemin vers la libération intérieure.

    Dernier ouvrage publié par Alice Miller, ce livre rassemble ses dernières recherches, des interviews, des réponses à des lettres de lecteurs ainsi que des extraits de journal, résumant une méthode thérapeutique éprouvée et une pensée lumineuse.

  • Si la religion est omniprésente dans la réflexion de Freud, l'islam en est absent. On mesure à ce constat la richesse de la perspective ouverte ici : mettre au jour les refoulements constitutifs de la religion islamique.Partant de la crise contemporaine de l'islam et de son symptôme le plus visible qu'est l'islamisme, ce livre entreprend d'explorer les origines de l'islam. Pour interpréter cette «césure du sujet de la tradition» qui prend la forme d'un désespoir de masse, Fethi Benslama relit les textes fondateurs, gardés par un long règne d'interdit de penser.L'altérité féminine y apparaît comme la nervure centrale du refoulement propre à l'islam. Face à un dérèglement profond de la relation entre le réel et les formes symboliques que trahissent les extrémismes, l'analyse conduit alors vers des questions demeurées impensées, telle l'affirmation coranique selon laquelle Dieu n'est pas le père.

  • Alice Miller (1923-2010) a fait ses études en Suisse où, après l'obtention d'un doctorat de philosophie, elle a enseigné et exercé la profession de psychanalyste jusqu'en 1980.
    Elle s'est alors progressivement éloignée de la psychanalyse traditionnelle qui, à ses yeux, occulte la réalité de la souffrance infantile. C'est là en effet le combat de sa vie - comme thérapeute et comme théoricienne : identifier, comprendre, soigner et prévenir les séquelles des mauvais traitements infligés aux enfants par leurs parents. S'appuyant sur son expérience personnelle, sur des exemples historiques fameux (Hitler, Staline), mais aussi sur des milliers de témoignages recueillis sur la toile, elle n'a eu de cesse, à travers ses nombreux livres, de dénoncer cette « pédagogie noire », qui justifie hypocritement la violence éducative au nom du bien de l'enfant. Brutal ou subtil, tout sévice laisse des traces indélébiles, voire aboutit aux pires catastrophes de l'histoire.
    Ce sont ces thèses, tout comme son engagement public, qui ont fait la notoriété d'Alice Miller et consacrent ses ouvrages comme d'incontournables références.
    Ce volume réunit les plus grands succès de l'auteur : C'est pour ton bien (1984), L'Enfant sous terreur (1986), La Connaissance interdite (1990) et Notre corps ne ment jamais (2004).

  • R. Major poursuit ici l'objectif de renouveler la pensée psychanalytique depuis Lacan. Il montre que la pensée de Lacan est imprégnée de la lecture de Derrida et que la pensée de Derrida est inconcevable sans psychanalyse.

  • Plus d´un siècle après sa naissance, la psychanalyse est toujours l´objet de controverses et d´attaques virulentes. Son histoire est jalonnée de batailles et de remises en question qui montrent la nécessité d´examiner sa place dans la société, d´interroger son épistémologie, afin de maintenir vivants son développement et sa transmission en sortant d´une position essentiellement défensive.
    Les détracteurs contemporains puisent dans les dogmes modernes de la science les éléments de leur contestation, mais Freud en avait déjà anticipé les principales tendances.
    En développant une généalogie de l´interprétation, un des concepts clefs de la théorie et de la pratique psychanalytique, l´auteur entreprend de resituer les différentes critiques dans leur contexte historique. La psychanalyse est ici en débat avec l´herméneutique (en montrant comment le freudisme en modifie son histoire), avec la science (en partant de la querelle entre les sciences de la nature et les sciences de l´esprit), enfin avec la philosophie du langage (puisque Wittgenstein se présentait comme un « disciple » de Freud).
    Trois temps, trois débats, trois perspectives théoriques dont les racines permettent de renouer le fil d´un conflit moderne des paradigmes.

  • Le Malaise dans la culture est le plus " philosophique " des écrits du fondateur de la psychanalyse.
    Ce petit livre, publié en 1930, est en effet le seul véritable exposé de la conception de la réalité sociale et de la philosophie politique de Freud. Son diagnostic en a troublé plus d'un - la culture s'efforce d'endiguer l'irréductible agressivité humaine sans jamais remporter de victoire décisive -, et l'on a voulu y voir la preuve du pessimisme d'un vieil homme rongé par la maladie et rattrapé par l'histoire.
    Bien au contraire, en leur montrant qu'ils n'ont rien à attendre d'un retour à la ,nature", d'une société sans classes ou encore d'un paradis régi par les lois du marché, Freud délivre les hommes de leur dernière chaîne : celle qui les liait à la croyance et à l'espoir. Contrairement à ce qu'a dit Dante, ce n'est pas en enfer que l'on entre quand on abandonne toute espérance, mais dans le royaume de la liberté où l'illusion n'a plus cours.


  • «L'anatomie, c'est le destin», tel est le maître mot de la
    tradition patriarcale dans laquelle s'inscrit Freud, et qui
    ne retient du masculin que la verticalité, emblème du
    pouvoir. Or, en réduisant la masculinité à son symbole,
    on relègue la vulnérabilité, la peau, la chair, le viscéral
    du côté du féminin, d'où le paradigme de l'écorché.
    Ce clivage - le sensoriel à la mère, l'esprit au père - traverse
    la culture occidentale depuis ses origines grecques
    et chrétiennes - ce qu'éclaire l'anthropologie, avec les
    travaux de Claude Lévi-Strauss, Françoise Héritier et
    Nicole Loraux. Captive de cet héritage, notamment en ce
    qui concerne la définition de la fonction paternelle, la
    psychanalyse la remet cependant en cause en interrogeant
    l'érotique masculine, centrée sur un phénomène
    d'irruption incontrôlable.



  • Réunion des textes écrits par W. Granoff entre 1956 et 1996 qui témoignent de quarante années d'expérience clinique et de pratique psychanalytique.



  • La définition ablative du féminin - «sexe auquel manque le
    morceau estimé par-dessus tout» - domine la construction
    freudienne au point de faire oublier les déclarations inaugurales
    qui campent un Freud crypto-féministe, faisant sienne la
    «protestation» adressée par les femmes à la civilisation. En
    s'engageant ainsi en territoire féminin, Freud construit le modèle
    d'un espace psychique - l'«espace creux», offrant une «fente
    étroite» - pouvant aussi bien se défendre contre la pénétration
    de «tout corps étranger» effracteur que l'accueillir en son sein. Il
    s'étaie sur cette représentation pour doter tout psychisme d'une
    topique héritée du paradigme féminin et fondant les opérations
    soit de refoulement, soit d'ouverture et d'«admission».
    Comment comprendre qu'une fois devenue propriété de tout
    psychisme, cette fonction de l'espace interne soit, dans la suite de
    l'oeuvre, déconnectée de la dynamique féminine ? Faisant retour
    au Freud des origines, Monique Schneider entreprend de
    dégager les prémisses d'une jouissance s'ouvrant moins sur la
    quête phallique que sur la découverte onirique, à l'intérieur de
    soi, d'une «chambre supplémentaire». Soulignant ce qui
    déconcerte le rapport au vouloir, elle écrit : «On ne saurait
    vouloir le féminin ; on ne peut le rencontrer que comme
    suspension de la logique phallique, comme une expérience
    s'imposant, à tous les sens du terme, comme renversante.»


  • Comment être parents de nos jours ? Faut-il être laxiste ou sévère ? Doit-on tout dire aux enfants ? Doit-on leur parler comme à des adultes ? Tandis qu'évolue la fonction paternelle, que la différence des sexes s'estompe, qu'une exigence de transparence s'impose vis-à-vis des enfants, les parents d'aujourd'hui s'affolent et perdent pied.
    Face à ces petits adultes miniatures, ils sont souvent désemparés, culpabilisés, voire infantilisés. Trop de parents attendent de la psychanalyse des recettes simples, rapides et valables pour tous, qu'il suffirait d'appliquer. Au-delà des réponses toutes faites, et à travers des dizaines de cas pratiques tirés de l'expérience et de la clinique, l'ouvrage de Catherine Vanier ouvre aux parents une autre voie d'accès à la psychanalyse.


  • Chaque sexe se prend pour l'autre
    de peur de se prendre l'un l'autre.
    Voulons-nous vraiment que le socialisme moral
    et politique nous délivre de la sexualité oe


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