Flammarion

  • Serge

    Yasmina Reza

    « Chez ma mère, sur sa table de chevet, il y avait une photo de nous trois rigolant enchevêtrés l'un sur l'autre dans une brouette. C'est comme si on nous avait poussés dedans à une vitesse vertigineuse et qu'on nous avait versés dans le temps. »

  • Il s'appelle Antoine. Elle se fait appeler L. Il est assistant parlementaire, elle est hackeuse. Ils ont tous les deux choisi de consacrer leur vie à un engagement politique, officiellement ou clandestinement. Le roman commence à l'hiver 2019. Antoine ne sait que faire de la défiance et même de la haine qu'il constate à l'égard des politiciens de métier et qui commence à déteindre sur lui. Dans ce climat tendu, il s'échappe en rêvant d'écrire un roman sur la guerre d'Espagne.
    L vient d'assister à l'arrestation de son compagnon, accusé d'avoir piraté une société de surveillance, et elle se sait observée, peut-être même menacée. Antoine et L vont se rencontrer autour d'une question : comment continuer le combat quand l'ennemi semble trop grand pour être défait ?

  • Avec Le Pouvoir au féminin, paru en 2016, le public français a redécouvert la figure fascinante de l'impératrice Marie-Thérèse d'Autriche (1717-1780), la souveraine la plus puissante de son temps. Son art de la diplomatie et sa finesse psychologique ont marqué les esprits, tout comme ses seize enfants et son affection jamais démentie pour son mari volage.
    Puisant dans des archives inédites, Elisabeth Badinter revient sur cette figure majeure par le biais de la maternité. Ce nouveau portrait révèle un aspect caché de sa personnalité: une mère complexe, fort soucieuse de ses enfants, capable de la plus grande tendresse, mais aussi parfois de dureté, voire d'injustice.
    Une femme souvent tiraillée entre les choix que lui dicte son coeur et ceux imposés par la raison d'État.

  • - Trois morts, c'est exact, dit Danglard. Mais cela regarde les médecins, les épidémiologistes, les zoologues. Nous, en aucun cas. Ce n'est pas de notre compétence.
    - Ce qu'il serait bon de vérifier, dit Adamsberg. J'ai donc rendez-vous demain au Muséum d'Histoire naturelle.
    - Je ne veux pas y croire, je ne veux pas y croire. Revenez-nous, commissaire. Bon sang mais dans quelles brumes avez-vous perdu la vue ?
    - Je vois très bien dans les brumes, dit Adamsberg un peu sèchement, en posant ses deux mains à plat sur la table. Je vais donc être net. Je crois que ces trois hommes ont été assassinés.
    - Assassinés, répéta le commandant Danglard. Par l'araignée recluse ?
    />

  • « Je ne vois pas pourquoi l'amour entre une mère et un fils ne serait pas exactement comme les autres amours. Pourquoi on ne pourrait pas cesser de s'aimer. Pourquoi on ne pourrait pas rompre. Je ne vois pas pourquoi on ne pourrait pas s'en foutre, une fois pour toutes, de l'amour ».
    Constance Debré poursuit sa quête entamée avec Play Boy, celle du sens, de la vie juste, de la vie bonne. Après la question de l'identité se pose la question de l'autre et de l'amour sous toutes ses formes, de l'amour maternel aux variations amoureuses. Faut-il, pour être libre, accueillir tout ce qui nous arrive ? Faut-il tout embrasser, jusqu'à nos propres défaites ? Peut-on renverser le chagrin ?

  • « Mais bon sang, comment vais-je me sortir de cette tâche insensée ? De cette idée de m'entretenir avec vous de l'avenir du monde vivant ? Alors que je sais très bien que vous auriez préféré que je vous livre un roman policier. Il y a dix ans, j'avais publié un très court texte sur l' écologie.
    Et quand on m'a prévenue qu'il serait lu à l'inauguration de la COP 24, c'est alors que j'ai conçu un projet de la même eau, un peu plus long, sur l'avenir de la Terre, du monde vivant, de l'Humanité. Rien que ça. » FRED VARGAS est l'auteur de nombreux romans policiers, qui sont publiés dans vingt-deux pays. Elle est également docteur en archéozoologie et a exercé longtemps comme chercheur au CNRS. Ce livre, qui explore l'avenir de la planète et du monde vivant, souhaite mettre fin à la « désinformation dont nous sommes victimes» et enrayer le processus actuel.

  • « Demain, gare de Lyon, départ à 9h37. T'es contente ? Je ne savais pas si j'étais contente ou pas. Je trouvais que tout allait trop vite. Je ne pourrais dire au revoir à personne, ne pourrais me réjouir quelques jours auparavant à l'idée du départ. Pourtant, j'ai répondu Oui. Parce que je sentais, peut-être pour la première fois, que ma mère n'était pas prête à écouter mes états d'âme. Papa, il est au courant ? Laisse ton père où il est. Il verrait d'un mauvais oeil que je te fasse rater les derniers jours de classe. Il me ferait la morale, et la morale, je n'aime pas ça. » Cet été-là, Agathe le passe échouée sur une plage de la Côte d'Azur au côté d'une mère dont la folle excentricité l'inquiète. Cette dernière la presse de grandir vite et la petite fille devine qu'elle a quelque chose d'urgent à lui dire. Mais quoi ? Emportée dans le sillage de cette mère-poisson, ce n'est que des années plus tard, en déroulant le souvenir à vif de ces jours pleins de bruit et de fureur, qu'elle le découvrira enfin.

  • Belle Greene

    Alexandra Lapierre

    New York, dans les années 1900. Une jeune fille, que passionnent les livres rares, se joue du destin et gravit tous les échelons. Elle devient la directrice de la fabuleuse bibliothèque du magnat J.P. Morgan et la coqueluche de l'aristocratie internationale, sous le faux nom de Belle da Costa Greene. Belle Greene pour les intimes.
    En vérité, elle triche sur tout.
    Car la f lamboyante collectionneuse qui fait tourner les têtes et règne sur le monde des bibliophiles cache un terrible secret, dans une Amérique violemment raciste. Bien qu'elle paraisse blanche, elle est en réalité afro-américaine. Et, de surcroît, fille d'un célèbre activiste noir qui voit sa volonté de cacher ses origines comme une trahison.
    C'est ce drame d'un être écartelé entre son histoire et son choix d'appartenir à la société qui opprime son peuple que raconte Alexandra Lapierre. Fruit de trois années d'enquête, ce roman retrace les victoires et les déchirements d'une femme pleine de vie, aussi libre que déterminée, dont les stupéfiantes audaces font écho aux combats d'aujourd'hui.

  • Le joueur d'échecs

    Stefan Zweig

    Stupeur sur le paquebot qui transporte de distingués voyageurs de New York à Buenos Aires ! Un mystérieux « Me B. » parvient à l'emporter sur le champion du monde en titre du jeu d'échecs. D'où lui vient ce talent, lui qui dit n'avoir pas touché un plateau à damiers depuis plus de vingt ans ? Et quels terrifiants souvenirs assombrissent cette victoire ?
    Illustration du raffinement de la barbarie nazie, doublée d'une oeuvre de fiction savamment orchestrée, cette nouvelle que Zweig rédige un an avant de se donner la mort, le 22 février 1942, a valeur de témoignage historique.

    Présentation, notes, dossier et cahier photos par Fabien Clavel.
    Illustration : Laurent Rivelaygue © Flammarion

  • Corps defendus

    Laure Heinich

    C'est la mère qu'elle voit en premier. Les deux parents qui ont pris place devant elle ont besoin de savoir si elle peut les aider. Non pas à défendre leur fille puisqu'elle est morte, mais à lui faire justice. Leur fille, c'est Eve, sauvagement violée puis assassinée dans la petite maison de campagne où elle habitait. Il a suffi de deux heures d'interrogatoire pour que celui qui l'a raccompagnée ce soir-là avoue : " Je l'ai tuée au petit matin".
    Eve était amoureuse d'une fille, est-ce qu'il aurait pu s'en prendre à elle pour cette raison-là ? Dans ce premier roman impressionnant de maîtrise, Laure Heinich met en scène une avocate engagée dans l'impossible mission de réparer, grâce à la justice, la douleur de parents. Peu à peu, le meurtre d'Eve s'immisce dans sa vie personnelle au point de l'ébranler. Victime, coupable, proches, gens de justice, tous voudraient savoir : sur qui peut-on compter ?

  • à la folie Nouv.

    à la folie

    Joy Sorman

    « Ce jour-là j'ai compris ce qui me troublait. Peut-être moins le spectacle de la douleur, de la déraison, du dénuement, que cette lutte qui ne s'éteint jamais, au bout d'un an comme de vingt, en dépit des traitements qui érodent la volonté et du sens de la défaite, ça ne meurt jamais, c'est la vie qui insiste, dont on ne vient jamais à bout malgré la chambre d'isolement et les injections à haute dose. Tous refusent, contestent, récusent, aucune folie ne les éloigne définitivement de cet élan-là ».

    Durant toute une année, Joy Sorman s'est rendue au pavillon 4B d'un hôpital psychiatrique et y a recueilli les paroles de ceux que l'on dit fous et de leurs soignants. De ces hommes et de ces femmes aux existences abîmées, l'auteure a fait un livre dont Franck, Maria, Catherine, Youcef, Barnabé et Robert sont les inoubliables personnages. À la folie est le roman de leur vie enfermée.

  • Celle qui raconte cette histoire, c'est sa fille, Constance. Le père, c'est Jacques, jeune professeur d'italien passionné, qui aime l'opéra, la littérature et les antiquaires. Ce qu'il trouve en fuyant Nice en 1968 pour se mêler à l'effervescence parisienne, c'est la force d'être enfin lui-même, de se laisser aller à son désir pour les hommes. Il est parmi les premiers à mourir du sida au début des années 1990, elle est l'une des premières enfants à vivre en partie avec un couple d'hommes.

    Over the Rainbow est le roman d'un amour lointain mais toujours fiévreux, l'amour d'une fille grandie qui saisit de quel bois elle est faite : du bois de la liberté, celui d'être soi contre vents et marées.

  • Bientot minuit Nouv.

    Bientot minuit

    Marie Pavlenko

    Pendant des années, Emma et Lucien se sont aimés en secret. Ils se sont promis de vieillir ensemble s'ils perdaient leur moitié. Emma est veuve depuis sept ans. Mais lorsque Lucien perd sa femme, sa mémoire chancelle. Il renonce à sa promesse et entre en maison de retraite. Emma, elle, n'a rien oublié. Comment continuer à s'aimer, à rire, à vivre, alors que la société entière vous traite comme des êtres privés de tout désir, de tout libre arbitre ? Comment s'extraire du piège, et appartenir au monde, jusqu'au bout ? Bientôt minuit est une plongée au coeur d'une marge, celle des vieux rendus invisibles, qui sont, et ont envie d'être, jusqu'à la fin.

  • L'effet maternel

    Virginie Linhart

    Tu n'avais qu'à avorter: il n'en voulait pas, de cette gosse! Ce sont peut-être ces mots, prononcés un matin d'été par sa mère, qui ont conduit la narratrice à écrire L'effet maternel. Cette gosse, c'est sa fille aînée qui vient de fêter ses 17 ans. Que s'est-il passé pour qu'une mère assène une pareille horreur ? Il y a eu des coups de griffe, des silences, mais aussi beaucoup d'amour dans cette relation ponctuée de vacances joyeuses et ensoleillées. D'où vient alors cette cruauté ?
    L'auteure va remonter le cours de cette histoire singulière et, chemin faisant, l'entrecroiser avec la grande Histoire. Les dégâts causés par la Shoah, le mouvement de Mai 68 et les conquêtes féministes des années 1970. De cette rencontre entre l'individuel et le collectif naît un admirable récit.

  • L'enfant travesti Nouv.

    Jean a cinq ans en 1960 et vit avec ses grands-parents sur la place du village de Vic-le-Comte, en Auvergne. Louise, sa mère, travaille en ville toute la semaine, et à son retour le week-end, elle le déguise, s'adresse à lui uniquement au féminin. D'une beauté à couper le souffle, elle est sans mari et convoitée par tous. Jean admire sa tante Véronique, "la divorcée", qui lui rappelle à chacune de ses trop rares visites qu'il est bien un garçon et non une fille.

    Le sexe de cet enfant est donc un enjeu pour ces femmes. Le jour où Louise décide de se marier, Jean comprend qu'il ne vivra plus avec sa mère. Il est temps de lui dire la vérité. Dans ce premier tome de la trilogie inachevée La Beauté des femmes, Jean-Luc Seigle, décédé en mars 2020, s'inspire de son enfance pour mieux "faire sentir l'onde de choc de la grande histoire sur les vies ordinaires, à travers les générations".

  • Un jour de 1927, Simone de Beauvoir eut avec son père une vive discussion sur ce qu'« aimer » voulait dire. À une époque où les femmes étaient censées n'avoir d'autre aspiration que le mariage et la maternité, la jeune Simone, à 19 ans, s'abreuvait de philosophie. Par « aimer », son père entendait « services rendus, affection, reconnaissance ». Simone soutenait de son côté que l'amour ne saurait se réduire à de la gratitude, à quelque chose que l'on doit à quelqu'un en échange de ce qu'il a fait pour nous.
    « Que de gens, nota-t-elle le lendemain dans son journal, n'ont jamais connu l'amour. » De fait, Simone de Beauvoir allait incarner, pour elle et pour les générations futures, une nouvelle conception de l'amour et une nouvelle approche de l'existence des femmes. Le couple mythique qu'elle forma avec Jean-Paul Sartre, « l'ami incomparable de sa pensée », devait pourtant éclipser sa propre carrière de philosophe. Considérée comme sa disciple, on ignora longtemps le travail à quatre mains qu'elle mena avec lui, le caractère original de sa pensée et de ses positions. Or, il est difficile de comprendre la révolution du Deuxième Sexe en ne leur rendant pas justice. Certes, Beauvoir eut une vie épique : elle croisa la route de Picasso et Giacometti, Joséphine Baker, Louis Armstrong et Miles Davis, ainsi que d'un nombre exceptionnel de personnalités littéraires, philosophiques et féministes du XXe siècle. Mais sans la philosophie, Simone de Beauvoir ne serait pas devenue « Simone de Beauvoir », ce qui est notable pour deux raisons très importantes : parce qu'il est temps d'en finir avec le mythe de Beauvoir disciple de Sartre ; et parce que leurs désaccords et leurs discussions constituent l'un des vecteurs essentiels qui lui permirent de devenir elle-même.
    D'après Virginia Woolf, « il y a certaines histoires que chaque génération doit raconter à nouveau ». Ce que révèlent les journaux et la correspondance de Beauvoir redessine les contours de sa biographie.

  • Pour Edie et Mae, c'est peut-être le jour où elles doivent aller vivre à New York chez leur père, qui a quitté le foyer familial dix ans plus tôt. Car si l'une prend fait et cause pour cet écrivain tourmenté, l'autre ne souhaite qu'une chose : retrouver leur mère, la fascinante mais si fragile Marianne. Face aux errements et à l'égoïsme des adultes, pourront-elles les sauver d'eux-mêmes sans se perdre en chemin ?

    Leurs récits discordants s'entremêlent à ceux de leurs proches et témoignent d'une vision si différente des événements que l'on en vient à douter. Qui croire parmi les divers acteurs du drame qui guette à mesure que chacun, enfermé dans ses propres convictions, plonge dans les eaux troubles de la mémoire familiale?

  • Se le dire enfin

    Agnès Ledig

    De retour de vacances, sur le parvis d'une gare, Édouard laisse derrière lui sa femme et sa valise. Un départ sans préméditation. Une vieille romancière anglaise en est le déclic, la forêt de Brocéliande le refuge. Là, dans une chambre d'hôtes environnée d'arbres centenaires, encore hagard de son geste insensé, il va rencontrer Gaëlle la douce, son fils Gauvain, enfermé dans le silence d'un terrible secret, Raymond et ses mots anciens, Adèle, jeune femme aussi mystérieuse qu'une légende. Et Platon, un chat philosophe. Qui sont ces êtres curieux et attachants ? Et lui, qui est-il vraiment ? S'il cherche dans cette nature puissante les raisons de son départ, il va surtout y retrouver sa raison d'être.

  • Pour rendre la vie plus légère ; les livres, les femmes, les manières Nouv.

    « La vie est en soi quelque chose de si triste qu'elle n'est pas supportable sans de grands allègements », nous dit Flaubert. Ces « grands allègements », ces échappatoires, Mona Ozouf les a trouvés dans les arts, l'histoire, le rapport à l'autre.
    En évoquant tour à tour Henry James, George Eliot mais aussi la Révolution française, l'historienne fait l'éloge de la littérature comme accès à l'ambiguïté du réel et promeut les manières comme rempart contre la barbarie ; elle s'interroge sur la singularité d'une écriture féminine et évoque sa conception d'un féminisme qui laisse une place à la différence entre les sexes.
    À bonne distance de tous les enrôlements et de toutes les assignations identitaires, Mona Ozouf maintient inébranlable le souci d'une ligne originale et nous livre ses secrets, ses « échappées belles » qui rendent la vie meilleure.

  • Les manifestations de rue occupent aujourd'hui le devant de la scène politique et les écrans de télévision. Les liens étroits qui unissaient, au siècle dernier, les manifestations aux fièvres révolutionnaires ont, à cet égard, modelé la mémoire collective.
    Voilà longtemps, cependant, que manifestation ne rime plus avec sédition. En décryptant les formes et les mutations de la manifestation au XIXe et au XXe siècle, Danielle Tartakowsky montre que seules deux vagues de contestations, celle de février 1934 et celle de mai-juin 1968, ont contribué, en définitive, à déstabiliser les régimes en place.
    Malgré son cortège d'incidents et de désordres, la « manif » ne serait-elle ainsi qu'une expression de la vie démocratique, un signe de bonne santé ?

  • Inge en guerre

    O'Donnell Svenja

    "Le silence a souvent été la réponse des femmes à ce qu'elles ont vécu pendant la guerre". Revenant sur les pas des siens dans cette ville autrefois appelée Königsberg, Svenja O'Donnell découvre un passé que sa grand-mère Inge avait toujours tu. Commence alors une quête effrénée de vérité sur les traces de sa famille prise au piège dans un Reich courant à sa perte. Elle ravive peu à peu les souvenirs d'un monde perdu, balayé par une guerre dont les Allemandes furent aussi les victimes, condamnées au silence devant l'ampleur de la tragédie collective.
    Mais ce passé enfoui dans le secret, hanté par la honte et le soupçon, n'est-il pas de ceux qu'il est dangereux de réveiller ?

  • « Toujours, j'ai eu ce besoin de bâtir des passerelles entre le passé et le présent ; entre les générations ; entre les cultures, celle de l'Orient et celle de l'Occident ; entre des personnes de conditions différentes, un intello et un voyou; entre un homme et une femme.
    Entre la vie et la mort. Je veux comprendre.
    Si l'on a le courage d'envisager le tragique de notre destin, de le dire, de l'écrire, je crois qu'il nous est alors possible de nous comprendre les uns les autres. » A. C.

  • Un enterrement et quatre saisons Nouv.

    Quand on a tout construit ensemble, quand tout vous a liés, quand on a cherché à ce point la joie et l'exclusivité amoureuse, comment continuer après la disparition de l'homme de sa vie ? Sur quatre saisons, le deuil s'apprivoise à travers les petites et les grandes ironies de la vie. Ce sont ces infimes détails qui nous poussent à aller de l'avant.
    Avec un ton mordant et un humour noir, Nathalie Prince nous fait rire de ce qu'elle traverse et partage sans ménagement le regard qu'elle pose sur les êtres et les choses. Pour le meilleur et pour le pire.
    Drôle et bouleversant, Un enterrement et quatre saisons brosse le portrait d'un amour fou.


  • la publication de l'origine des espèces, en 1859, a marqué une révolution intellectuelle comparable à celle qui est associée aux noms de copernic et galilée.
    en proposant une théorie de la " descendance avec modification " et de la " sélection naturelle ". darwin apportait des réponses aux questions qui préoccupaient les naturalistes de son époque. le caractère radical de ces réponses aussi bien que les problèmes qu'elles laissaient en suspens ont alimenté d'emblée polémiques et controverses. de là les ajouts et les digressions qui, au gré des six éditions successives de l'oeuvre, en vinrent à obscurcir le propos d'origine.
    en élaguant la traduction d'edmond barbier de ce qui ne figurait pas dans l'édition de 1859 et en y rétablissant ce qui en avait disparu, le présent volume permet au lecteur francophone de retrouver cette oeuvre dans sa fraîcheur initiale.

empty