Sciences humaines & sociales

  • "Attention, lecture addictive ! On n'envoie pas impunément la balle de l'actualité à une philo-sophe véloce comme Adèle Van Reeth. Elle vous la renvoie avec une puissance et une érudition jamais dénuée de fantaisie, qui chaque fois vous emportent et vous emplissent de gratitude autant que de gai savoir. On n'imaginait pas - même si on s'en doutait un peu, à la longue... - qu'en la mettant au défi de philosopher sur, dans le désordre, le sport, les jeunes, les femmes, le pétrole, l'opinion ou encore ces fous d'Anglais ou cette étrange madame Merkel, qu'elle nous saisirait chaque fois par tant de profondeur [...
    ] Maintenant, bon voyage, Adèle Van Reeth a de bonnes nouvelles pour nous. Avant que d'apprendre à mourir, les philosophes nous aident à vivre." Eric Fottorino Directeur de l'hebdomadaire Le 1 Productrice et animatrice des Chemins de la philosophie sur France Culture, Adèle Van Reeth est philosophe. Elle anime également D'Art d'Art sur France 2. Elle est notamment l'auteure de La vie ordinaire (Gallimard, 2020).

  • Loin d'être une idéologie, le genre est un champ de recherches, un outil théorique et méthodologique qui traverse la littérature, la philosophie, la sociologie, l'histoire des idées ou encore l'art. Puissant levier conceptuel, il pose des questions existentielles et universelles qui nous renvoient à nousmêmes : qu'est-ce qu'une femme, un homme, un(e) intersexe ? Qu'est-ce que la féminité, la masculinité ?
    Quelle est l'importance du corps, de l'identité et de la sexualité dans la construction et le devenir de soi ?
    Une affaire de genre fait le point sur l'exploration des identités sexuelles, sociales et imaginaires à travers la littérature et l'art.

  • "Le texte que l'on va lire permet de donner une assise solide à ce qui pourrait n'apparaître que comme des affirmations sans fondement. Il apporte la preuve scientifique que la crise sanitaire a révélé et exacerbé des inégalités sociales trop souvent invisibilisées. Il constitue un travail de première importance qui fera sans aucun doute date, comme la publication de La misère du monde de Pierre Bourdieu en 1993 avait fait date, en révélant au public les fractures à l'oeuvre dans la société française".
    Dominique Méda Anne Lambert et Joanie Cayouette-Remblière, sociologues à l'Ined, codirectrices de l'unité de recherche List (Logement, inégalités spatiales et ¬trajectoires) et responsables de l'enquête Coconel "Logement et Conditions de vie" , ont dirigé cet ouvrage.

  • C'est la laïcité qui fait que la République française est une nation unique avec un peuple unique, et non un mille-feuille de communautés. La laïcité n'est pas un gâteau que l'on partage entre les différentes religions, en en distribuant un morceau aux noncroyants.
    C'est un combat politique.

  • « La liberté seulement pour les partisans du gouvernement, pour les membres d'un parti, aussi nombreux soient-ils, ce n'est pas la liberté. La liberté, c'est toujours la liberté de celui qui pense autrement. Non pas par fanatisme de la justice, mais parce que tout ce qu'il y a d'instructif, de salutaire et de purifiant dans la liberté politique tient à cela et perd de son efficacité quand la liberté devient un privilège. » Rosa Luxemburg Ce travail d'analyse ne sera pas achevé, et ses notes ne seront publiées qu'après sa mort. A
    chacun, donc, d'interpréter ce qui relève d'une pensée en mouvement de ce qui est jugement définitif.

  • Dans ce texte ciselé, Marlène Schiappa démontre sa conviction profonde : « Tout ce qui vise à diviser la République, vise à la détruire. » Clivages identitaires ou territoriaux, gilets jaunes casseurs, communautarisme, remise en cause de la liberté de la presse, fake news et haine sur les réseaux sociaux, divisions artificielles entre « bobos » et « vrais gens », « start-up nation » et « campagnes », glorification de la « foule » à la place du « peuple », segmentation de la culture, attaques contre la citoyenneté et violences contre l'autorité et les symboles de la République... Il est temps, nous dit Marlène Schiappa, de nous élever et de nous unir pour défendre la liberté, l'égalité, la fraternité dans notre « République française une et indivisible ».

  • Après une enfance passée entre l'Auvergne et la Bourgogne où elle apprend les techniques et les savoir-faire du terroir, Françoise Héritier choisit l'ethnologie pour formation intellectuelle et l'Afrique pour terrain d'étude. De ces années auprès des Samo du Burkina Faso, elle garde des émotions vives, le souvenir d'expériences humaines et le sentiment d'une communauté affective. Spécialiste des systèmes de parenté et d'alliance, Françoise Héritier a surtout travaillé sur des sujets aussi divers que le corps et ses humeurs, les rapports entre féminin et masculin, l'inceste, la violence. Dans la lignée de ses travaux, celle qui a inscrit « l'antropologie dans la cité » s'est aussi engagée sur un certain nombre de questions de société actuelles comme le sida, le Pacs ou la parité.

  • " 1968 a été une révolte planétaire.
    Nous vivions au rythme de berkeley, de berlin, de paris, de rome, de budapest, puis de prague. c'était un monde de révoltes, différentes niais connectées. [...] j'ai voulu appeler ce livre forget 68 : oublier 68. 68, c'est fini ! cela ne veut pas dire que ce passé est mort, mais qu'il est enfoui sous quarante tonnes de pavés qui, depuis, ont labouré et changé le monde. le monde d'aujourd'hui n'est plus du tout celui de 68.
    Cela veut dire que 68 et les années qui ont suivi sont passées par là. "

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