Editions De L'aube

  • "Attention, lecture addictive ! On n'envoie pas impunément la balle de l'actualité à une philo-sophe véloce comme Adèle Van Reeth. Elle vous la renvoie avec une puissance et une érudition jamais dénuée de fantaisie, qui chaque fois vous emportent et vous emplissent de gratitude autant que de gai savoir. On n'imaginait pas - même si on s'en doutait un peu, à la longue... - qu'en la mettant au défi de philosopher sur, dans le désordre, le sport, les jeunes, les femmes, le pétrole, l'opinion ou encore ces fous d'Anglais ou cette étrange madame Merkel, qu'elle nous saisirait chaque fois par tant de profondeur [...
    ] Maintenant, bon voyage, Adèle Van Reeth a de bonnes nouvelles pour nous. Avant que d'apprendre à mourir, les philosophes nous aident à vivre." Eric Fottorino Directeur de l'hebdomadaire Le 1 Productrice et animatrice des Chemins de la philosophie sur France Culture, Adèle Van Reeth est philosophe. Elle anime également D'Art d'Art sur France 2. Elle est notamment l'auteure de La vie ordinaire (Gallimard, 2020).

  • Haute-Mauricie, Québec. Le train avance lentement entre lacs et forêts. À la gare de Rapide-Blanc, la vieille Mikona Awashish en descend pour rejoindre sa fille, qui l'attend sur le quai. Par la fenêtre du wagon, l'agent de protection de la faune André Chillas épie les deux Atikamekw, persuadé qu'elles sont là pour braconner. Mais c'est à un autre type de chasse que les femmes ont l'intention de s'adonner. Et elles entraîneront dans leur sombre dessein la jeune Lorie, venue se recueillir au bord du lac à Matte, sur le site de camping où sa mère a été assassinée l'été précédent.
    Un paradis où, la nuit venue, rôdent toutes sortes de prédateurs...

  • Loin d'être une idéologie, le genre est un champ de recherches, un outil théorique et méthodologique qui traverse la littérature, la philosophie, la sociologie, l'histoire des idées ou encore l'art. Puissant levier conceptuel, il pose des questions existentielles et universelles qui nous renvoient à nousmêmes : qu'est-ce qu'une femme, un homme, un(e) intersexe ? Qu'est-ce que la féminité, la masculinité ?
    Quelle est l'importance du corps, de l'identité et de la sexualité dans la construction et le devenir de soi ?
    Une affaire de genre fait le point sur l'exploration des identités sexuelles, sociales et imaginaires à travers la littérature et l'art.

  • Magdalena est artisane. Elle vit de ses mains, ses mains qui tissent à longueur de journée. Mais aussi ses mains qui frappent et caressent, protègent et prennent soin. Alors quand un accident l'immobilise, c'est comme le temps qui s'arrête. Le roman nous raconte sa reconstruction, par la voix non seulement de Magdalena mais aussi celles de ses proches. Tous ces personnages sont issus de la classe sociale des travailleurs, qui n'ont pas d'autre choix que de travailler, quand bien même le corps est abîmé. L'histoire s'ancre alors dans une réalité sociale brésilienne (et universelle).
    Il n'est jamais envisagé de prendre le temps de la convalescence, la vie doit continuer. Avec ce premier roman, Juliana Leite rappelle combien le travail manuel est une manière de se présenter au monde.

  • "Le texte que l'on va lire permet de donner une assise solide à ce qui pourrait n'apparaître que comme des affirmations sans fondement. Il apporte la preuve scientifique que la crise sanitaire a révélé et exacerbé des inégalités sociales trop souvent invisibilisées. Il constitue un travail de première importance qui fera sans aucun doute date, comme la publication de La misère du monde de Pierre Bourdieu en 1993 avait fait date, en révélant au public les fractures à l'oeuvre dans la société française".
    Dominique Méda Anne Lambert et Joanie Cayouette-Remblière, sociologues à l'Ined, codirectrices de l'unité de recherche List (Logement, inégalités spatiales et ¬trajectoires) et responsables de l'enquête Coconel "Logement et Conditions de vie" , ont dirigé cet ouvrage.

  • La campagne est vivante, comme lieu de vie et comme imaginaire. La pandémie de 2020 a encore accéléré ces tendances?: vivre à la campagne serait «?la?» solution face aux crises sanitaires, écologiques, économiques ou sociales de nos vies citadines contemporaines. Pour aller au-delà d'un certain fantasme, Valérie Jousseaume réalise un état des lieux et remet la campagne en perspective. Elle interroge le rôle et les atouts des territoires dans la transition sociétale. Et, surtout, elle redonne aux ruraux une place d'acteurs dans ce changement de civilisation en cours.
    Le livre déconstruit les cadres de pensée et les vocabulaires, pour sortir la «?France périphérique?» du ­cul-de-sac intellectuel où elle se trouve. L'ouvrage valorise la parti­cipation contemporaine de la ruralité à l'invention du nouveau monde par la convergence des mémoires, et ­propose un renouvellement de l'aménagement du terri­toire susceptible d'exprimer dans le concret des existences la transition culturelle en cours. Au coeur d'un monde où toute certitude a disparu, cet ouvrage s'appuie sur l'expérience rurale pour imaginer un futur désirable.

  • Ma generation va changer le monde Nouv.

    La mouvance est partout. Si la génération Y est celle de la quête de sens, la génération X est celle du passage à l'action. Manifestations, boycotts d'industries, transformation des modes de vie, la radicalité est le mot d'ordre. Le risque, c'est la rupture, une fracture si profonde que nous n'arriverons plus à faire société.
    Cette tendance se confirme à chaque crise." Dans cet essai vivifiant, Flora Ghebali dresse le portrait d'une jeune génération engagée sur des valeurs, dynamique et "faiseuse", mais en dehors des cadres fixés par ses aînés. Et si l'État en charge du régalien et la société civile en charge de tout le reste, c'était cela le contrat social du XXIe siècle ?

  • C'est la laïcité qui fait que la République française est une nation unique avec un peuple unique, et non un mille-feuille de communautés. La laïcité n'est pas un gâteau que l'on partage entre les différentes religions, en en distribuant un morceau aux noncroyants.
    C'est un combat politique.

  • « La liberté seulement pour les partisans du gouvernement, pour les membres d'un parti, aussi nombreux soient-ils, ce n'est pas la liberté. La liberté, c'est toujours la liberté de celui qui pense autrement. Non pas par fanatisme de la justice, mais parce que tout ce qu'il y a d'instructif, de salutaire et de purifiant dans la liberté politique tient à cela et perd de son efficacité quand la liberté devient un privilège. » Rosa Luxemburg Ce travail d'analyse ne sera pas achevé, et ses notes ne seront publiées qu'après sa mort. A
    chacun, donc, d'interpréter ce qui relève d'une pensée en mouvement de ce qui est jugement définitif.

  • ' Me couler dans le moule. Sourire quand j'avais envie de pleurer, me taire quand j'avais envie de crier. Mais c'était un autre temps. Le temps où le soleil éclairait encore le monde. Maintenant, je ne veux plus faire semblant. Que m'importent l'opprobre, l'exclusion ? Je n'ai plus rien à perdre puisque j'ai tout perdu. Puisque mon coeur est mort. ' Aïda, algérienne, divorcée, quarante-huit ans, et maintenant orpheline de son fils, assassiné. Pour ne pas perdre la raison, elle lui écrit dans des cahiers d'écolier. Et à travers ce dialogue solitaire, peu à peu elle avance, inexorable, vers son destin. Mektoub. Un roman fait d'ombres et de lumière - éblouissant.

  • Algérie 1830-1962 : pendant 132 ans, madame Lafrance s'est installée sur « ses » terres pour y dispenser ses lumières et y répandre la civilisation, au nom du droit et du devoir des « races supérieures ». Face à elle, l'enfant, sentinelle de la mémoire, va traverser le siècle, témoin à la fois innocent et lucide.

  • Dans ce texte ciselé, Marlène Schiappa démontre sa conviction profonde : « Tout ce qui vise à diviser la République, vise à la détruire. » Clivages identitaires ou territoriaux, gilets jaunes casseurs, communautarisme, remise en cause de la liberté de la presse, fake news et haine sur les réseaux sociaux, divisions artificielles entre « bobos » et « vrais gens », « start-up nation » et « campagnes », glorification de la « foule » à la place du « peuple », segmentation de la culture, attaques contre la citoyenneté et violences contre l'autorité et les symboles de la République... Il est temps, nous dit Marlène Schiappa, de nous élever et de nous unir pour défendre la liberté, l'égalité, la fraternité dans notre « République française une et indivisible ».

  • « Enfin, elle est là. Au bout du chemin, dans la lumière qui décroît de ce jour finissant. Mes mains me font mal, certes, et je suis fatigué, mais elle est là. Elle m'attend. Elle m'accueille, du haut de ses quatre pilotis, avec sa structure de bois et son toit de tôle ondulé. Elle est là, tout près, surplombant son petit lopin de terre. Je vais pouvoir y entrer, m'y enfermer, m'y reposer. Elle est là et je ne l'ai pas choisie, c'est elle qui m'a piégé. » Dernier ancrage avant la mort annoncée, la maison de l'île ouvre ses bras de tendresse à un homme pétri de nostalgie - la jeunesse, la santé, les voyages, et surtout Flo, la femme qu'il n'a pas su garder - mais sans aucun regret, si ce n'est celui de savoir que l'île, sans cesse harcelée par tsunami et autres raz de marée, est condamnée, tout comme lui, à la disparition. Comme toujours, la vie sera malgré tout la plus forte, cette fois-ci concentrée dans le regard et les mains d'une mère et de son enfant...

  • Un marché d'avenir pour les agriculteurs, des distributeurs enivrés par une croissance galopante, des consommateurs à l'esprit et au corps sains... Tout bio, tout beau ? Pas si sûr. Savez-vous que des exploitants vont s'approvisionner discrètement à l'étranger en substances interdites en France ? Que des pays ont débuté une vaste offensive de production biologique qui pourrait déstabiliser le marché planétaire ? Le monde du bio est paré de nombreux atouts, mais il a aussi ses zones d'ombre. Une liste noire de fournisseurs circule... Fruit d'une enquête de plusieurs mois, cet ouvrage vous entraîne dans les coulisses d'une filière à l'heure de choix décisifs. Une bataille s'engage, à l'issue de laquelle la bio pourrait perdre une partie de son âme.
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  • Nancy gardner, née noire américaine, va vivre une vie extraordinaire et la raconter dans son journal, qu'elle publiera de son vivant en 1850.
    Celui-ci commence par une transcription de son enfance et de sa jeunesse, parsemée de faits plus horribles les uns que les autres. jusqu'au jour où elle rencontre monsieur prince, membre de la confrérie noire maçonnique. elle devient donc madame prince, et part avec son mari à la cour de russie, avant de se retrouver missionnaire à la jamaïque. à vie exceptionnelle, livre exceptionnel, qui nous fait passer sans cesse du rire aux larmes, tout en nous éclairant sur des faits sociaux et historiques édifiants: un régal

  • Après une enfance passée entre l'Auvergne et la Bourgogne où elle apprend les techniques et les savoir-faire du terroir, Françoise Héritier choisit l'ethnologie pour formation intellectuelle et l'Afrique pour terrain d'étude. De ces années auprès des Samo du Burkina Faso, elle garde des émotions vives, le souvenir d'expériences humaines et le sentiment d'une communauté affective. Spécialiste des systèmes de parenté et d'alliance, Françoise Héritier a surtout travaillé sur des sujets aussi divers que le corps et ses humeurs, les rapports entre féminin et masculin, l'inceste, la violence. Dans la lignée de ses travaux, celle qui a inscrit « l'antropologie dans la cité » s'est aussi engagée sur un certain nombre de questions de société actuelles comme le sida, le Pacs ou la parité.

  • " elle fut fauchée précisément à l'entrée de la surface de réparation de l'unique stade de foot de kaboul.
    Il n'y eut pas de carton rouge. les deux pieds et le corps étaient bien au-delà de la ligne des dix-huit mètres. il n'y avait pas d'arbitre pour constater les fautes et les sanctionner. " de l'invasion soviétique de l'afghanistan annoncée par de terribles inondations, à la prise de pouvoir des talibans sanctionnée par une terrible sécheresse, rokhsana vit ce qu'on appelle ses plus belles années: petite-fille de l'émir, elle écoute et observe avec passion son grand-père et ses compagnons de lutte, puis se jette dans la bataille sous les yeux éblouis d'adil, étudiant et résistant comme elle.
    /> Mais la liberté, ce bonheur suprême, ne sera pas pour la jeune fille: elle sera condamnée à mort pour avoir recopié les vers du poète.

  • Sinh et Luu ne s'aiment plus. Ils entament donc une procédure de divorce, et chacun de son côté retrouve bonheur et passion. Mais le Parti ne l'entend pas de cette oreille...

  • Une histoire qui mêle le passé et le présent de cette femme à la tendresse grosse comme le monde, son enfance à Madagascar où ses parents ont été poussés à partir par le gouvernement français en 1951, le retour à La Réunion, son père alcoolique qui rêve toujours de l'impossible eldorado malgache, son époux trop souvent fataliste, ses quatre enfants dont l'une encore toute petite est morte du palu. « Oui, il en faudrait, des livres, des dizaines de rayonnages, des centaines d'ouvrages, des milliers de pages, pour la raconter, l'Histoire. Celle de tous ceux qui y croient encore ou qui y ont cru comme mes parents, comme moi je l'ai cru, au tremblé de la vague. » La douceur de la terre et l'esclavage, la végétation luxuriante et les nattes à même la terre battue, la lumière éblouissante mais aussi les orages qui ravagent... Un superbe récit, à l'écriture sobre et maîtrisée, dont la chaleur et la générosité estompent la douleur.

  • " 1968 a été une révolte planétaire.
    Nous vivions au rythme de berkeley, de berlin, de paris, de rome, de budapest, puis de prague. c'était un monde de révoltes, différentes niais connectées. [...] j'ai voulu appeler ce livre forget 68 : oublier 68. 68, c'est fini ! cela ne veut pas dire que ce passé est mort, mais qu'il est enfoui sous quarante tonnes de pavés qui, depuis, ont labouré et changé le monde. le monde d'aujourd'hui n'est plus du tout celui de 68.
    Cela veut dire que 68 et les années qui ont suivi sont passées par là. "

  • Anna Moï raconte une existence pleine d'imprévu dans un pays où rien ne fonctionne comme
    ailleurs, où chacun invente sa vie entre tragédie et humour. Ses nouvelles sont des instantanés de
    charme, écrits avec pudeur et humour.
    « Dans ces fragments de vie tragi-comiques, écrits en français, Anna Moï raconte avec humour son
    Viet-nam. Pour oublier la peur et la mort, une seule solution : vivre dans un pays en paix. Et
    fabriquer ses doses d'endomorphine, l'hormone du bonheur, grâce au chant. La voix d'Anna Moi,
    toute en harmonie, a un sacré souffle. » Sylvie Guillot, Le Nouvel Observateur
    « C'est son écriture qui séduit d'abord. D'une simplicité totale, avec un air de ne pas y toucher
    enchanteur, pour mieux nous faire passer les choses graves derrière le rire des enfants. Un père
    qui est allé en prison, une amie au bagne de Poulo Condor, des vocations contrariées. Ce petit livre
    exquis vous laisse une impression douce-amère qui subsiste longtemps. Et la certitude d'avoir
    découvert un écrivain. » Danièle Mazingarbe, Le Figaro Madame.
    « Dans son recueil de nouvelles, Anna Moï dévoile sur le ton de la confidence sa vision intimiste du
    Viêt-nam actuel. Avec le calme, la grâce et la volupté que possèdent les femmes de ce pays. »
    Geneviève Dortignac, Atmosphères

  • « Comme tu n'es pas mort, je ne peux pas t'offrir un anniversaire de décès digne d'un tel événement. Attends : je ne souhaite nullement ta mort, bien au contraire. Vis aussi longtemps que possible, si tel est ton souhait ! Je voudrais juste te convier à un festin. Et chez nous, tu n'ignores pas que les meilleurs festins sont ceux des anniversaires de mort. » « Ce livre reflète bien toute la richesse de la personnalité d'Anna Moï puisqu'elle y a réuni ses deux cultures : le texte est écrit en français mais la voix, la musique sont vietnamiennes. » Pascale Frey, Elle « La voix d'Anna Moï, tout en harmonie, a un sacré souffle. » Sylvie Guillot, Le Nouvel Observateur « Un recueil de nouvelles très humaines écrites avec poésie, humour, spiritualité et tendresse. » La Voix du Nord

  • L'Afrique est un continent imprévisible sur lequel certaines vérités ne sont pas bonnes à dire, et certaines jalousies pas bonnes à susciter... Martine Thévenot, une journaliste un peu trop fouineuse, un peu trop libre dans ses idées et dans ses comportements, est retrouvée morte un soir dans son jardin. L'assassinat ne fait guère de doute. Mais il faudra toute la sagacité d'Emna Ait Saada, archéologue distinguée et enquêtrice privée, pour dénouer l'écheveau des relations tissées entre les personnages les plus en vue du pays.

  • Depuis sa fondation, l'islam a été le théâtre de nombreux débats. Une seule question a résisté aux querelles et aux schismes : celle de la femme. Les hommes de l'islam et son élite savante n'ont pas éprouvé beaucoup de difficultés à formuler une parole unanime sur le destin des femmes, autour des lois et des dispositifs fixant leur statut, leur identité et leur image dans les relations sociales. Cette unanimité masculine, qui jusqu'à l'époque de la Nahdha a été très peu contestée, continue à dresser ce statut réservé aux femmes comme le noyau le plus résistant à la modernité. Face à cette réalité, Latifa Lakhdhar veut montrer qu'une réappropriation de l'histoire féminine par la raison moderne est possible, mais qu'elle suppose, à l'aide des outils de l'épistémologie moderne, un travail patient de déconstruction et de critique de ce bloc gigantesque que forme le savoir théologique islamique. Il s'agit de jeter un regard égalitaire sur une relation inégalitaire. Cet essai précis revient ainsi aux sources du droit musulman et de l'orthodoxie : Coran, hadith, exégèses des penseurs orthodoxes au cours des siècles. Un ouvrage savant et salutaire.

    Professeur d'histoire contemporaine à l'université de Tunis, militante au sein d'associations tunisiennes, Latifa Lakhdhar est spécialiste de la pensée musulmane contemporaine. Déjà publié(s) : Aux éditions Ceres (Tunisie), en langue arabe : L'islam confrérique dans la Tunisie coloniale (1993), La femme d'Al Ijmaa (2001).

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