Editions De L'atelier

  • « La laïcité est contre les musulmans. » « Les signes religieux n'ont rien à faire dans l'espace public. » « À l'école, on n'a pas le droit de parler des religions. » Régulièrement brandie comme argument massue dans les médias et les débats politiques, la laïcité fait l'objet de fantasmes. Dans un contexte de peurs multiples, nombre de discours visent à imposer un « durcissement » de la laïcité dans le but, parfois inavoué, de réduire les libertés qu'elle garantit et de multiplier les interdits qu'elle prévoit. Au risque de la dénaturer et de briser l'équilibre fragile posé par la loi de 1905.
    Les exemples de polémiques à ce sujet se sont multipliés ces dernières années, se focalisant essentiellement sur l'islam.
    Pour sortir des préjugés et garantir un débat serein, il paraît indispensable de se réapproprier point par point la laïcité telle que définie par le droit et telle qu'elle découle de notre histoire : éclaircir les confusions, déconstruire les idées reçues et les représentations fausses.
    Face aux replis identitaires (de tous ordres), aux contestations et aux pressions contre la République, mais aussi face à l'instrumentalisation dangereuse et de plus en plus courante de la laïcité, ce livre s'attache à définir ce qu'elle rend possible et ce qu'elle interdit, et sous quelles conditions.

  • Marquées par un imaginaire égalitaire, les associations, les mutuelles, les coopératives, les ONG et l'ensemble des structures de l'économie sociale et solidaire (ESS) n'échappent pourtant pas aux discriminations qui traversent la société. En l'ignorant, elles laissent se perpétuer les stéréotypes, l'invisibilisation des femmes, les rapports de domination.
    Nous sommes de plus en plus nombreuz à prendre conscience du caractère insoutenable du sexisme et de ses conséquences directes en termes d'inégalité (gouvernance, mixité des métiers, salaires, conditions de travail, etc.).
    Ce livre est une invitation à expérimenter, inventer, tester, à sortir des cadres pour que le potentiel de transformation sociale et d'innovation affiché par les structures de l'ESS ne reste pas théorique.

  • Un an après les attentats terroristes de janvier 2015, la mère du premier soldat assassiné par Mohammed Merah à Toulouse répond aux questions des collégiens qu'elle a rencontrés.
    Un dialogue vif et sans tabou qui aide les adolescents à sortir de l'exacerbation de la haine pour apprendre à pratiquer la tolérance, le respect, la paix.
    Comment éviter qu'à l'image de Mohammed Merah, des frères Kouachi et d'Amedy Coulibaly les jeunes soient aspirés par la spirale de la violence au nom de la religion ? Après avoir raconté dans son premier livre Mort pour la France (Flammarion) ce qui l'a conduit à se battre après l'assassinat de son fils Imad par Mohammed Merah en avril 2012 à Toulouse, Latifa Ibn Ziaten n'a cessé de parcourir la France à la rencontre de plusieurs milliers de personnes : collégiens, parents d'élèves, détenus et leurs proches, éducateurs. Un an après les attentats terroristes du 7, 8 et 9 janvier, elle livre à Laetitia Saavedra le fruit de ces dialogues.
    La spirale de la violence au nom de la religion n'est pas une fatalité. Il est possible de relever le défi d'un vivre ensemble qui propose une place et un avenir aux jeunes des quartiers populaires et à leur familles. Il est possible de vivre sa foi dans la paix et le respect des convictions de l'autre. Parents, professeurs, élèves, chacun à leur place, peuvent s'unir pour gagner ce défi.

  • Au coeur de Saint-Denis, il est un lieu où les femmes migrantes frappées par le sida trouvent refuge.
    Créée il y a vingt ans par Bernadette Rwegera, Rwandaise, l'association Ikambere parie sur la puissance de vie de ces femmes atteintes d'une maladie qui les isole, pour la plupart venues d'Afrique et confrontées aux aspects les plus durs de l'exil.
    Le livre s'appuie sur leur parole et sur celle des personnes qui travaillent dans l'association. Il décrit l'accueil inconditionnel et chaleureux, autour d'un repas, comme en famille ; le partage avec d'autres qui ont connu les mêmes difficultés ; l'acquisition des clés pour s'installer en France, comprendre et contrôler sa maladie ; l'importance des moments de fête et de joie.
    Peu à peu chacune reprend les rênes de sa vie, fait des projets et les réalise.
    Des illustrations ponctuent le texte, restituant la saveur du quotidien à Ikambere, l'ambiance des moments forts qui rassemblent les femmes : le repas, les séances d'esthétique ou de sport, etc. Elles offrent aussi de beaux portraits de femmes fortes.
    Cet ouvrage intéressera tous ceux qui se demandent comment mieux accueillir les immigrés les plus fragiles et leur donner les clés pour reprendre leur vie en main.

  • En 2007, 20.657 enfants sont nés d'une Aide Médicale à la Procréation (AMP), un chiffre en hausse, d'après le bilan annuel des activités de cette institution. Près de 500.000 couples environ consultent chaque année en France afin d'être aidés pour concevoir un enfant.
    Ainsi, ce sont 122.056 tentatives d'AMP qui ont été faites pour parvenir à ce résultat. L'ensemble de ces enfants représentent 2,5% de l'ensemble des naissances en 2007. Si cette proportion n'est pas élevée, elle n'est pas négligeable pour autant, notamment au regard des débats et des questions que soulèvent aujourd'hui les techniques d'AMP.
    Avec l'Aide Médicale à la Procréation en effet, il n'est plus nécessaire à un homme et à une femme de recourir à l'acte sexuel pour avoir un enfant. C'est une remise en cause profonde de ce qui apparaissait comme jusqu'à présent intangible et à caractère divin.
    Mais comment s'élabore le choix du couple ? Quelles sont les étapes de sa réflexion ?
    Quels éléments sont déterminants pour engager une AMP ? Quelle place prennent les convictions religieuses dans le choix du couple et des équipes médicales ? Les résistances au sein du couple ?
    L'ouvrage de Séverine Mathieu est tout à fait passionnant dans la mesure où il laisse une large place aux propos des acteurs ; se révèle ainsi sous les yeux du lecteur une nouvelle façon de faire famille soucieuse à la fois d'éthique et de lien social.
    Ce livre intéressera aussi bien les acteurs (médecins, chercheurs, personnels hospitaliers) de l'AMP qu'un public élargi (grand public, personnes concernées) désireux de mener une réflexion sur la famille, l'éthique et la religion.

  • qu'ont en commun des intellectuelles féministes radicales, des groupes de soutien aux femmes victimes de la guerre, des associations de mères ou d'ouvrièresoe.
    peu de choses, à première vue. or, depuis quelques décennies, des femmes de partout travaillent à tisser des liens, organiser des échanges et donner à leurs luttes une structure cohérente. alors que plusieurs ignorent même son existence, le mouvement des femmes peut aujourd'hui compter sur une expérience, un pouvoir et des réseaux extraordinaires. ce livre, fruit de décennies de rencontres, de négociations, d'écoute et de réflexion, retrace les origines du mouvement mondial des femmes, l'étudie dans son extrême diversité et invite toutes les citoyennes engagées à dialoguer les unes avec les autres.
    c'est le message d'une pionnière aux nouvelles générations de militantes. peggy antrobus redonne au mouvement mondial des femmes la place qui lui revient dans la mouvance altermondialiste et resitue l'action des femmes dans le monde et dans l'histoire.

  • Ayant parcouru l'Est du Congo-RDC durant trois mois, Louis Guinamard tente d'appréhender le phénomène du viol en s'appuyant sur le parcours de femmes qui en ont été victimes. A travers leur témoignage, il s'attache à éclairer l'importance et la place de cette pratique, ses implications, ses tenants historiques, sociaux, éthiques, moraux ainsi que ses conséquences.

  • Si les Allemandes ont obtenu le droit de vote en 1918, près de trente ans avant les Françaises, c'est pour une part le résultat de la lutte obstinée d'une femme volontaire : Clara Zetkin. Son rôle dans les progrès du mouvement d'émancipation des femmes, à l'aube du siècle, est capital. Elue secrétaire internationale par les déléguées socialistes de quinze pays, elle propose en 1910 la tenue, chaque année, en mars, de la Journée internationale des femmes. Rédactrice en chef du journal féminin le plus diffusé, l'Egalité (125 000 abonnées en 1914) elle y expose sur la femme, sur le couple, sur l'éducation des enfants, sur l'école des idées contestées parce que novatrices. Farouchement opposée à la guerre (Aragon l'évoque dans les Cloches de Bâle), elle organise à Berne en 1915, la première conférence internationale des femmes pour la paix. Son approbation enthousiaste de la Révolution d'Octobre lui vaut d'être la représentante de la IIIe Internationale au congrès de Tours. Très tôt elle dénonce le sectarisme du Komintern et du parti communiste allemand et plaide passionnément, jusqu'à la veille de sa mort en 1932, pour l'unité d'action des deux partis ouvriers, dans un Reichstag dominé par les nazis. Hostile à la politique de Staline et à ses procédés, elle lui tient tête, parfois seule, au Comité exécutif du Komintern. Figure de proue de la IIe et de la IIIe Internationale, amie de Rosa Luxemburg, de Lénine et de Boukharine, Clara Zetkin a connu de près tous les grands noms du mouvement ouvrier international. Une existence toute de passion, qu'il s'agisse de la femme ou de la militante, une vie traversée par bien des drames.

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