Cherche Midi

  • Retour à Whistle Stop Nouv.

    Bud a grandi dans la petite ville ferroviaire de Whistle Stop, Alabama, avec sa mère Ruth, et sa tante Idgie - incontrôlable pétroleuse. Ensemble, ils ont tenu le fameux Whistle Stop Cafe, connu dans le monde entier pour ses succulents beignets de tomates vertes. Hélas, tout a une fin. La gare a fermé, Whistle Stop est devenue une ville-fantôme. Il n'en est resté que des bâtiments condamnés et le souvenir diffus d'un bonheur enfui.
    Malgré tout, Bud décide d'y accomplir un dernier voyage, afin de revoir l'endroit où il fut si heureux. Chemin faisant, il va se faire de nouveaux amis, apprendre des choses surprenantes sur ces gens qu'il a connus et dont il croyait tout savoir. Surtout, il va déclencher une série d'événements qui non seulement vont changer sa vie, mais aussi celle de ses proches. Avec, en arrière-plan, cette question : ce que nous prenons pour des coïncidences en sont-elles réellement ?

  • Beignets de tomates vertes Nouv.

    Evelyn Couch, femme au foyer vivant mal l'approche de la cinquantaine, se rend chaque semaine dans une maison de retraite pour voir sa mère. Là, elle se lie d'amitié avec Ninny Threadgoode, fringante octogénaire qui lui raconte ses fabuleuses histoires de jeunesse. Nous voici en Alabama, dans les années 1930. Commence alors l'aventure du Whistle Stop Café, bientôt connu de tous les laissés-pour-compte du pays comme un refuge idéal contre les rigueurs de l'époque. Peu à peu, les personnages de cette vivifiante épopée deviennent pour Evelyn davantage que des amis : des modèles. Rassérénée par le récit de la vieille dame, ode à la joie, à la fraternité et à la résilience, notre héroïne reprend le dessus. Suivant les conseils de Ninny, elle va enfin pouvoir se confronter à ses peurs et retrouver le goût au bonheur.
    Une chronique nostalgique et tendre, généreuse et colorée, pleine de saveur et d'humour.

  • Molly participe à des fouilles dans une ancienne station-service. Elle déterre un jour des objets dont la nature perturbe sa conception d'un univers logique, comme cette Bible où Dieu est au féminin. Chez elle, Molly doit affronter une situation tout aussi perturbante : son mari a dû se rendre à l'étranger pour donner un concert, la laissant seule avec leurs deux enfants en bas âge. Mais voilà qu'un soir elle entend des bruits de pas dans le salon...

    Un intrus surgit alors dans sa vie, un intrus très particulier, puisqu'il s'agit... d'elle-même ! Une Molly identique, à une différence près : cette Molly-là a perdu ses deux enfants dans un attentat sur son lieu de travail. Débordée par son rôle de mère, Molly se retrouve confrontée à une femme qui veut récupérer ses enfants à tout prix. Les deux Molly sont-elles les deux facettes d'une même femme au bord de l'effondrement, ou la trame de l'Univers s'est-elle vraiment déchirée ? Deux mères presque semblables peuvent-elles cohabiter...

    Avec ce roman palpitant, Helen Phillips réussit un tour de force : traiter le lien maternel dans ce qu'il a de plus concret tout en créant un climat haletant, ponctué de rebondissements aussi ingénieux que troublants.

  • De sang et d'encre

    Rachel Kadish

    2017, Londres. Professeur d'université proche de la retraite, Helen Watt est contactée par un ancien élève afin de venir étudier des documents en hébreu récemment découverts dans une maison du XVIIe siècle. Très vite, elle est intriguée par l'auteur de ces manuscrits, un certain « Aleph », dont elle va vouloir déterminer l'identité.

    1660, Amsterdam. Ester Velasquez est une femme d'une intelligence et d'une culture exceptionnelles. Secrétaire bien-aimée d'un rabbin aveugle fuyant l'Inquisition espagnole, elle le suit à travers l'Europe et jusqu'à Londres, au moment où la ville est touchée par la peste.

    Récit à la construction étourdissante, louvoyant entre les lieux et les époques, De sang et d'encre est aussi une brillante méditation sur la religion, la philosophie, et la place de la femme dans l'Histoire.

  • « Je marche longtemps, jusqu'à l'entrée d'un parking. Je soulève ma valise et descends les escaliers. La lumière m'agresse, la musique est assourdissante. Je m'assieds derrière un véhicule, mon sac à mains sur les genoux, la couverture sur les épaules. Personne ne m'a vue. J'appuie ma tête contre le mur derrière moi et ferme les yeux.
    J'éclate en sanglots. Comment en suis-je arrivée là ? » J'ai 29 ans, je suis iranienne. Mannequin et photographe dans mon pays, j'ai dû fuir Téhéran : la police religieuse punit l'atteinte à la pudeur d'au minimum 144 coups de fouet. Autant dire une condamnation à mort.
    Je conçois mon métier comme un art, alors j'ai fait de mon corps une oeuvre. J'ai révélé mes tatouages et ma nudité devant les objectifs et sur les réseaux sociaux ; dans le milieu underground iranien, je suis devenue une icône de la liberté. Traquée par la « Police de la vertu », menacée du fouet des mollahs, j'ai tout laissé derrière moi - ma famille, mes amis, ma jeunesse. À mon arrivée à Paris, j'ai caressé l'espoir d'exercer ma profession librement. Mais ici je ne suis qu'une réfugiée et, pendant des mois, j'ai mené un long combat pour obtenir l'asile politique.
    Des podiums à la rue, je n'ai cessé de me battre pour la liberté.

  • Trois femmes. Trois générations. Trois histoires d'amour.

    Justine (la fille), Catherine (la mère) et Liliane (la grand-mère) sont réunies en famille autour de la traditionnelle galette des rois. Et l'ambiance familiale n'est pas au beau fixe.
    Liliane, habituellement si joviale, semble fatiguée et soucieuse. Pourquoi est-elle si préoccupée ? Qui donc occupe son esprit ?
    Catherine, bien que maîtresse de maison, est ailleurs : un collègue de travail l'obsède. Mais osera-t-elle trahir ses principes et son mari, Patrice ? Et affrontera-t-elle le regard des autres, notamment celui de cette mère qu'elle redoute tant ?
    Justine, elle, n'est plus très sûre d'aimer son jules, Benjamin. Elle n'est plus très sûre de rien, d'ailleurs. Parviendra-t-elle un jour à s'entendre avec une mère si distante ? Et que cache mamie Liliane ?
    Justine fera tout pour percer le secret de sa grand-mère : elle ignore encore jusqu'où cette enquête amoureuse la mènera...
    Et si, dans cette histoire, chaque femme avait besoin de l'autre pour avancer, pardonner, et aimer ?

  • Olivia a toujours voulu être maman. À l'aube de la quarantaine, son désir résonne comme une urgence : elle décide de faire un bébé toute seule.
    Avec une détermination à toute épreuve et une bonne dose d'autodérision, elle se lance dans le parcours épineux et rocambolesque de la procréation médicalement assistée. Nous voilà embarqués avec elle dans cette incroyable aventure : choix d'un pays (puisque la démarche est à ce jour interdite en France), d'une clinique, d'un médecin, et même... d'un géniteur pour ce bébé. Au rythme de ses émotions et de ses déceptions, on attend, presque aussi fébrilement qu'elle, la petite croix positive sur le test. On déteste ceux qui la malmènent, ses amies deviennent les nôtres et, au fil des pages, on espère avec elle que son ventre finira par s'arrondir...
    En prenant le parti de l'humour et de la légèreté, Olivia dédramatise cette autre façon de concevoir un enfant.

  • Nous sommes Athéna

    Shamim Sarif

    Athena est une organisation clandestine, en majorité féminine, fondée et dirigée par trois femmes, Peggy, une diplomate, Kit, une ancienne rock star, et Li, une magicienne des nouvelles technologies.
    Son objectif : la lutte pour les droits de la femme à travers le monde.
    Par tous les moyens.
    Un des agents phares d'Athena, Jessie, est de retour d'Afrique de l'Ouest, où elle a participé à la libération d'une cinquantaine de femmes retenues en otage par un leader terroriste.
    Sa nouvelle destination : la Serbie.
    Sa mission : se débarrasser d'un mafieux à la tête d'un vaste trafic d'humains.

    Féminisme de choc contaminé par la culture pop, cocktail bien frappe´ mené par des héroïnes « badass », Nous sommes Athena dynamite tous les codes du roman d'action pour nous offrir un plaisir jubilatoire !

  • Alors qu'elle a 16 ans, en Ukraine, la vocation de Claire lui apparaît : sa vie est à Dieu. Quelques années plus tard, elle entre au Carmel en France, avec le désir d'y trouver le silence sonore de la contemplation. Idéaliste, elle doit affronter la réalité d'une communauté vieillissante, dans un monastère insalubre. Comme dans un puits noir, elle va tomber dans le silence oppressant de l'isolement.
    Peu après ses voeux solennels, un carme devient son frère spirituel. Une relation de confiance se noue, dont le prêtre va se servir : l'accompagnement s'étend jusqu'à devenir une mainmise qui culmine avec les abus physiques.
    Claire se décide finalement à parler - sans se douter qu'elle se heurtera, là encore, à un silence funeste : ses signalements seront étouffés. Malgré tout, elle avance, change de vie et alerte le procureur de la République ainsi que les instances ecclésiastiques supérieures.
    Dans ce récit poignant, elle met enfin des mots sur la double emprise et entrouvre les portes du Carmel, lieu secret s'il en est. Si, jusqu'à maintenant, les abus spirituels et sexuels étaient associés aux déviances des communautés dites nouvelles, cette fois-ci, la question se pose dans un ordre aussi ancien et prestigieux que le Carmel.

  • À chaque retour de reportage, en rentrant des territoires de guerre qu'elle photographiait en noir et blanc, Christine Spengler réalisait des photomontages aux couleurs flambloyantes pour exorciser sa douleur et célébrer la vie, l'amour et la sensualité.
    En 1988, à la mort de sa mère, l'artiste surréaliste Huguette Spengler, elle entame une autre vie, « la vie en blanc ». Connaissant sa fascination pour Marguerite Duras, qu'il lui avait présentée, son ami le prince Costa Comnène lui remet alors une photographie de l'écrivaine enfant, à l'âge de son amour pour L'Amant. De ce portrait iconique, la photographe réalise une série de douze photomontages, déclinaisons chromatiques drapées de soie, incrustées de fleurs exotiques, de perles et de nacre qui évoquent l'univers durassien des années indochinoises. Elle offrira le premier à Marguerite Duras, qui le conservera jusqu'à sa mort dans son appartement de la rue Saint-Benoît.

    Cette Série indochinoise associe les douze photomontages de Christine Spengler à autant d'extraits puisés dans l'oeuvre de Marguerite Duras. La rencontre inattendue de ces textes et de ces portraits enluminés met en évidence les correspondances entre les trajectoires de l'une et de l'autre, dont le destin commun fut marqué par la mort tragique d'un jeune frère. Ainsi entrent en résonance deux imaginaires artistiques et se recrée le mystère de l'alchimie durassienne.

  • Nue

    Sylvia Kristel

    Véritable star internationale des années soixante-dix grâce au succès d'Emmanuelle, Sylvia Kristel a connu le luxe, la vie facile. Elle a croisé les stars, Delon, Depardieu, a dansé avec le tout Hollywood. Mariée plusieurs fois, elle sera victime de son innocence, escroquée, dépossédée. Sa vie se dispersera comme un puzzle. L'alcool et le tabac seront alors l'unique moyen de supporter cette vie jusqu'à l'annonce de son cancer. Contre le sort, elle tente alors de recomposer son puzzle, sa vie. C'est son histoire, l'histoire d'une renaissance, que Sylvia Kristel nous raconte ici, avec une émotion à la hauteur de son optimisme.
    Sylvia Kristel est née à Utrecht aux Pays-Bas. Mannequin à 17 ans, elle gagne le concours Miss Europe. Le film Emmanuelle, en 1975, qui reste l'un des films français ayant eu le plus de succès, lui apporte la notoriété internationale.

  • L'Opéra du monde est une rétrospective du parcours photographique de Christine Spengler, correspondante de guerre de renommée internationale et artiste.
    L'ouvrage réunit pour la première fois les deux facettes, apparemment contradictoires, de son oeuvre : ses photos de guerre et ses photos « enluminées ».
    La facette « Années de guerre » égraine ses photos de guerre emblématiques, en noir et blanc, qui ont été publiées dans les plus grands magazines : Life, Time, Newsweek, Paris Match. En Irlande du Nord ou au Cambodge, au Liban ou en Irak, elle est toujours aux côtés des victimes et des opprimés. Son regard est constant : toujours tourné vers les survivants. Dans le monde arabe, en Afghanistan et en Iran, sa condition de femme lui permet de dissimuler son Nikon sous le voile qu'elle porte, de se fondre dans la foule, d'accéder ainsi à des scènes interdites aux hommes et de rapporter des images uniques.
    La facette « Années lumière » dévoile ses photos multicolores, celles qu'elle a réalisées à chaque retour de reportage pour « exorciser la douleur », portraits flamboyants et visions oniriques peuplant un monde tout en couleurs. C'est là une palette qu'elle s'était longtemps interdite : autant d'oeuvres ardentes, inspirées à la fois par l'univers de sa mère (l'artiste surréaliste Huguette Spengler) et par les grands maîtres du Prado (qui l'ont subjuguée au temps de son enfance madrilène). Autant de célébrations lumineuses et réparatrices.
    Après avoir photographié le deuil du monde, Christine Splengler offre des images de paix qui sont un véritable hymne à la vie.

  • Marguerite Buffard-Flavien, née dans le Jura en 1912, élève de l'École normale supérieure de Sèvres, devient professeur de philosophie et s'engage en 1934 dans le combat antifasciste. Nommée successivement à Colmar, Caen puis Troyes, restée fidèle au parti communiste, elle est révoquée en décembre 1939. Elle travaille ensuite comme ouvrière dans une bonneterie puis, exclue du PCF, isolée, rejoint la ferme de la famille de son mari. Internée en 1942 au camp de femmes de Monts, près de Tours, elle participe à l'une des rares révoltes contre la mauvaise nourriture. Transférée de ce fait à Mérignac, près de Bordeaux, elle s'évade en décembre 1943 et rejoint la Résistance à Lyon. Agent de renseignement à l'inter-région FTP, dénoncée, elle est arrêtée par la Milice le 10 juin 1944. Le 13 juin, vraisemblablement par crainte de' parler sous la torture, elle se défenestre du troisième étage du siège de la Milice, rue Sainte-Hélène. Elle meurt le jour même sans avoir parlé. Rapidement, après quelques hommages, elle disparaît de la mémoire collective. Une plaque est apposée rue Sainte-Hélène, avec la mention erronée " Assassinée par la Gestapo ". Christian Langeois reconstitue cette vie brisée sur la base d'archives, d'une riche correspondance (en particulier avec son mari prisonnier en Allemagne), de quelques témoignages. Il restitue la figure d'une femme d'exception pleinement engagée dans la vie au nom d'un idéal humaniste.

  • Tourmaline

    Joanna Scott

    Au milieu des années cinquante, Murray Murdoch quitte les États-Unis pour l'île d'Elbe, accompagné de sa femme et de leurs quatre enfants. Bien décidé à tirer un trait sur ses échecs professionnels, il veut se lancer dans le commerce de la tourmaline, cette pierre semi-précieuse, que " l'homme a toujours cherchée, quand il ne savait plus quoi chercher ". Bercé par les charmes et les langueurs de la vie insulaire et d'autochtones pittoresques, tel cet exilé anglais qui n'en finit pas d'écrire et de réécrire l'ouvrage "définitif" sur Napoléon à Elbe, Murdoch va finalement découvrir un autre trésor en la personne d'une jeune beauté de l'île, Adriana, pour laquelle il ressent une étrange attirance. Quand la jeune fille disparaît, les événements se précipitent et Murdoch devient le principal suspect, aux yeux des habitants de l'île, de ses amis, de sa propre famille. Cinquante ans plus tard, son plus jeune fils revient sur l'île, dans l'espoir de faire la lumière sur cette affaire jamais élucidée qui a causé la perte de sa famille. Outre une intrigue admirablement menée, Joanna Scott nous offre une réflexion passionnante sur la nature humaine. Que peut-on savoir d'un proche ? Peut-on atteindre à la vérité d'un être, qu'il soit empereur ou tout simplement père de famille ? Ne sommes-nous pas tous semblables à ces minéraux dont l'apparence se modifie en fonction de la lumière à laquelle on les expose oe

  • Soixante ethnies, réparties dans quatre aires culturelles, 500 kilomètres de côtes, quatre fleuves, une lagune unique: la diversité des populations et des paysages que regroupe le territoire de la Côte d'Ivoire lui confère une spécificité et une richesse exceptionnelles.
    Si le monde entier connaît certains aspects de la culture ivoirienne, telles les célèbres statuaires baoulé ou sénoufo, on ignore souvent la multitude de traditions et de rites qui se sont développés et perdurent depuis des décennies dans ce pays. Tous s'accompagnent de créations spécifiques et uniques, que ce soit dans les arts vestimentaires et les infinies parures du corps, dans les objets utilisés au quotidien et les cérémonies, véritable artisanat d'art, ou dans la création artistique pure, sculpture et peinture.
    /> Au-delà des conflits et de la crise qui secouent nombre d'États africains depuis des années, leur richesse historique, culturelle et artistique constitue un immense patrimoine que plusieurs institutions se sont donné pour mission de sauvegarder et valoriser. C'est pourquoi le Fonds des Nations unies pour la population en Côte d'Ivoire (UNFPA), avec l'appui du ministère de la Culture et de la Francophonie, a imaginé la publication de cet ouvrage.
    Arts au féminin présente plus de 500 photographies inédites, rassemblées par Viviane Froger Fortaillier au gré des mois passés à la rencontre des femmes jusque dans les plus petits villages. Des textes parfaitement documentés, rédigés par Bernardine Biot Kouao et Martin Aka Kouadio sous la direction d'un comité de lecture constitué par l'UNFPA, accompagnent et éclairent ces documents superbes. C'est là un témoignage exceptionnel, unique, de la richesse de la culture et de la création ivoirienne, et du rôle essentiel dans la constitution de ce patrimoine des femmes ivoiriennes, artisanes ou artistes, toutes véritables créatrices du quotidien.

  • Il y a quatre-vingt-dix ans, l'armistice du 11 novembre mettait fin à la guerre la plus destructrice que la France et l'Europe aient connu. Côté français : 1 350 000 morts, plus de 4 millions de blessés, de nombreux invalides. Qui se souvient de la France d'alors, privée d'hommes par la mobilisation, de la vie quotidienne durant ces quatre années, d'une France qui connaît l'exode et les privations ? Les femmes surtout mais aussi tous ceux qui ne sont pas sous les drapeaux, y compris des enfants vont alors assurer la relève. Certaines deviendront ouvrières, d'autres travailleront la terre à la charrue. On verra même des femmes propulsées chefs d'entreprise ou maires d'une grande ville. Chantal Antier, historienne, et Gérard Petitjean, journaliste, nous relatent ces temps difficiles à travers de nombreuses photos inédites, mais aussi des images, des documents, commentés et analysés, et nous plongent ainsi dans le quotidien d'une époque où chaque jour était un combat.

  • A l'âge de 10 ans, Sabatina quitte Lahore à l'est du Pakistan pour s'installer en Autriche avec sa famille. Comme c'est souvent le cas avec les jeunes filles de familles musulmanes vivant en Occident, les conflits commencent entre Sabatina et ses parents lorsqu'elle veut vivre comme les adolescentes occidentales qu'elle côtoie au collège. L'été de ses seize ans, ses parents lui proposent de passer ses vacances au Pakistan pour suivre un atelier de théâtre, sa passion. Ce n'est qu'une ruse ? A peine a-t-elle débarqué que le cauchemar commence. Il s'agit de la remettre « dans le droit chemin » en la mariant à un de ses cousins et en l'envoyant dans une école coranique aux moeurs médiévales. Sa rébellion et son « comportement occidental » lui valent coups de fouets, abus sexuels de la part de son cousin, punitions diverses et variées. Seule solution : faire croire qu'elle rentre dans le droit chemin, qu'elle est enfin devenue une bonne musulmane. Après des mois d'enfer, ses parents lui permettent de rentrer en Autriche. Là, elle décide de se convertir en cachette au christianisme. Menacée de représailles par son père et son cousin, qui la condamnent à mort pour apostasie, elle fuit l'Autriche. Aujourd'hui encore menacée de mort par sa famille, elle vit sous protection policière. Afin d'aider les jeunes filles musulmanes européennes qui, au quotidien, connaissent ce genre de calvaire, Sabatina James a décidé de témoigner. Rédigé à la première personne, ce récit bouleversant, vendu à plus de 500 000 exemplaires en Allemagne, lui a permis de créer une association pour venir en aide aux jeunes filles mariées de force ou maltraitées par leur famille et leur éviter d'être victimes de crimes d'honneur en Europe. Elle est également engagée dans la lutte pour les droits de la femme avec l'association Terre de Femmes dont elle est l'une des ambassadrices.

  • « Elles sont à l'opposé des femmes extrêmes. Le contraire des femmes fatales. Ce sont les gourmandes, les femmes de plaisirs, les dames de coeur. Épicuriennes par nature et par inclination, par vocation, Mme de Sévigné, Mme de Tencin, Juliette Récamier, Colette, Arletty, Louise de Vilmorin, Françoise Sagan se ressemblaient, malgré les différences d'époque, de style et de mode. Elles avaient un air de famille. C'étaient des héroïnes de la vie, des charmeuses de l'existence, et celle-ci leur rendait la politesse. Elles croyaient à la légitimité du bonheur et mettaient le malheur en résidence surveillée », écrit Françoit Bott. Il évoque aussi Virginia Woolf et Katherine Mansfield, qui auraient pu se rencontrer un après-midi de septembre 1917 à Londres.

    /> François Bott a l'art, en quelques pages délicates et légères, de restituer une allure, une silhouette, une insolence à vivre.

    Un bonheur de lecture pour les amateurs de femmes.

  • Plus que jamais, l'Europe est notre avenir. Première puissance économique au monde, seul espace politique où la peine de mort est abolie, référence universelle pour ses valeurs, sa justice sociale et son modèle de développement, premier donateur d'aide au développement des pays du tiers-monde, l'Europe est enviée à l'extérieur de ses frontières. Les peuples privés de liberté, de droits, d'éducation, de protection sociale la regardent comme un modèle et un espoir alors que certains Européens s'en écartent, voire la rejettent.
    Serait-elle devenue une entité bureaucratique déconnectée de leurs attentes et de leurs besoins ? Un gouffre se creuse entre l'Union européenne et la majorité de ses citoyens, qui aujourd'hui menace l'idée même d'Europe.
    Ce diagnostic n'est pas totalement infondé. Les dirigeants de l'Union européenne n'ont pas vu venir la crise. L'Europe est pourtant notre seule chance dans la mondialisation. Encore faut-il lui fixer un cap et des priorités. C'est possible, si l'on retrouve pragmatisme et vision, volonté et courage.

    De la crise, naîtra la nouvelle Europe.

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