Sciences humaines & sociales

  • Faux Poivre relate l'histoire de la famille de Monika Sznajderman. Une histoire qu'elle a longtemps ignorée et qu'elle découvre grâce à des photos envoyées d'Australie par des parents dont elle ne connaissait même pas l'existence.
    Pour la sociologue polonaise Barbara Engelking, spécialiste de l'Holocauste, c'est « un livre extraordinaire qui montre l'enchevêtrement des histoires ayant fait la Pologne.
    L'auteure reconstitue le destin de ses aïeux juifs, trouvant des traces de leur existence dans les journaux, les archives d'infimes indices éparpillés entre le ghetto de Varsovie, Radom et jusqu'à l'Amérique et l'Australie. Elle présente avec le même soin les parents et ancêtres de sa mère, issus d'une pittoresque famille de la noblesse polono-saxonne. Leur histoire se déroule à Varsovie, à Moscou, en Volhynie, sur les domaines et les grandes villes que bouleversaient les Années folles.
    Monika Sznajderman évoque ces deux mondes avec une égale dévotion, nous faisant prendre conscience à la fois de la fugacité de l'existence et de la complexité des identités polonaises, ainsi que de la valeur et du sens de la mémoire. »

  • La maison brûlée

    Szatkowska

    L'Insurrection de Varsovie, en août et septembre 1944, souvent confondue avec celle du ghetto, de 1943, n'est pas, pour les Alliés, l'épisode le plus glorieux de la guerre : sans aucune assistance, la population de la ville se soulève contre l'occupant allemand. Les Soviétiques, stationnés de l'autre côté du fleuve, ne bougent pas. Après soixante-trois jours d'une bataille où deux cent cinquante mille personnes trouvent la mort, les survivants sont déportés et la capitale systématiquement détruite. Anna a seize ans lorsqu'elle rejoint les insurgés. Autour d'elle, la moyenne d'âge n'est pas élevée. Il y a quelque chose de miraculeux dans la fraîcheur, la tendresse de ces petits soldats, toujours soucieux les uns des autres, et d'un courage puisé dans l'oubli de soi-même. Dès l'arrêt des combats, Anna s'est appliquée, avec une camarade, à faire la chronique, jour par jour, de l'Insurrection. Aujourd'hui, elle complète son récit en évoquant un monde disparu, celui des manoirs de Pologne, et en dressant le portrait de sa mère, l'écrivain Zofia Kossak, membre éminent de l'Armée secrète et fondatrice de l'organisation clandestine d'assistance aux Juifs " Zegota ".

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