Pinar Selek

  • Azucena ou les fourmis zinzines

    Pinar Selek

    • Des femmes
    • 7 Avril 2022

    Azucena, mince et brune quinqua aux chaussures rouges, semble être chez elle dans le Train bleu reliant Nice et Paris. Elle y dort, y fait des rencontres, s'y protège des menaces parfois lourdes, y agit, aussi, réalisant des missions secrètes. C'est qu'à Nice, elle est au coeur de plusieurs groupes constitués en réseaux informels, amitiés, résistances. Avec les Paranos, elle distribue dans un stand près de la gare, légumes et graines bio aux abonné.e.s, comme s'il s'agissait de contrebande ou de produits illicites. Avec Luna, elle exfiltre des chiens ayant fui leurs maîtres autoritaires ou violents pour commencer une nouvelle vie. Tout autour d'elle gravite une foule hétéroclite, un rien fantasque, de doux rêveurs qui ne renonceraient pour rien au monde à la mise en pratique de leurs idéaux : Gouel, le marin irlandais, chanteur des rues, Alex, le poète et «prince des poubelles», Manu, Monique, Nadette, un cheminot syndicaliste, Siranouche ou encore la Chienne noire, son amie... Quelques-uns sont, tout comme elle, un peu cabossés, mais trouvent dans les liens qui les unissent des raisons d'espérer. Parce que l'espoir n'est pas une option. Tous, comme autant de fourmis invisibles et obstinées creusant des tunnels pour faire déraper, sans violence, notre vieux monde, oeuvrent ainsi par l'exemple plutôt que par le discours, à en créer un nouveau, plus libre et lumineux, plus solidaire et plus juste.

  • Loin de chez moi, mais jusqu'où ?...

    Pinar Selek

    • Ixe
    • 26 Juillet 2018

    Cet ouvrage dit la douleur de l'exil non choisi et, au delà, l'espérance et le courage d'une femme libre qui a fait siens ces mots de Virginia Woolf : "Mon pays à moi, femme, c'est le monde entier". S'étant entraînée dès l'enfance à repousser les murs des espaces, réels et imaginaires, qu'elle habitait, l'auteur explore les tensions entre la nostalgie pour là-bas et l'attirance pour l'ailleurs... Cette nouvelle édition est augmentée d'une lettre adressée par Pinar à ses ami·es de Lyon, lorsqu'elle a quitté cette ville en 2015 pour Nice.
    La "Chronologie" retraçant les grandes étapes de son parcours et le procès fleuve que lui intente l'État turc a été mise à jour, de même que la bibliographie de ses écrits.

  • Parce qu'ils sont arméniens

    Pinar Selek

    • Liana levi
    • 5 Février 2015

    Avril 2015 marquera le centenaire du génocide arménien. Une page noire de l'Histoire turque, toujours controversée, toujours taboue. Quel regard peut porter sur cette communauté et sur cet épisode une Turque née dans les années 70 ? Pinar Selek répond avec ce récit personnel et engagé, tissé de ses souvenirs, observations et rencontres. Avec elle, nous apprenons de l'intérieur ce que signifie se construire en récitant à l'école des slogans proclamant la supériorité nationale, en étudiant sur des manuels mensongers, en côtoyant des camarades craintifs et silencieux, en sillonnant une ville où les noms arméniens ont été effacés des enseignes, en militant dans des mouvements d'extrême gauche ayant intégré le déni.
    Un témoignage sensible et polémique de la part d'une femme engagée dont la personnalité et les écrits continuent d'être marqués par la question arménienne.

  • La maison du Bosphore

    Pinar Selek

    • Liana levi
    • 5 Avril 2013

    Octobre 1980. Istanbul retient son souffle alors que les militaires envahissent les places au passage du dictateur. Elif, quinze ans, confie à son ami Hasan ses inquiétudes sur le sort de son père, un pharmacien emprisonné pour ses idées politiques. Hasan, lui, ne songe qu'à la nouvelle vie qui l'attend au conservatoire de musique de Paris. Sema vit avec sa mère à Yedikule mais rêve que son amoureux, Salih, un apprenti menuisier d'origine kurde l'emmène loin de ce quartier populaire.
    Année après année, nous suivons le parcours de ces quatre jeunes gens :
    L'engagement d'Elif dans un groupuscule d'extrême gauche, l'amitié fervente d'Hasan pour Rafi, un musicien qui l'entraîne sur les routes d'Europe, l'émancipation de Sema, l'auberge-refuge que bâtira Salih. Autour d'eux et d'autres personnages évocateurs (artisans, sans-abris, prostituées, militants), Pinar Selek brosse le tableau de la Turquie depuis le lendemain du coup d'État jusqu'au terrible tremblement de terre d'août 1999.

  • L'insolente : dialogues avec Pinar Selek

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    • Cambourakis
    • 18 Août 2021

    Réédition en poche de ce livre d'entretiens avec cette sociologue, féministe et écrivaine exilée en France, une des plus grandes intellectuelles turques contemporaines avec Asli Erdogan. Elle revient sur son parcours, ses engagements auprès des minorités et son soutien à diverses contestations. Elle témoigne surtout de son désir de décloisonner les luttes et d'élargir les coopérations au-delà des frontières.

  • Verte et les oiseaux

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    • Editions des lisieres
    • 31 Mars 2017

    Verte et sa grand-mère parlent le langage des oiseaux. Cette faculté extraordinaire inquiète beaucoup les volatiles, qui craignent que les humains n'étendent encore leur empire. Ils décident de se mobiliser. Un conte initiatique sur la liberté et l'amitié.

  • Algue et la sorcière

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    • Editions des lisieres
    • 5 Novembre 2021

    "« Avez-vous déjà vu une sorcière ?
    Moi oui. Je l'ai même touchée. Sur notre île, on l'appelait la Sorcière à la Cape Noire.
    J'ai peigné les cheveux de celle qui était notre malédiction. Ensuite... » Algue, enfant curieuse et intrépide, ne se laisse pas impressionner par les peurs qui polluent la vie et l'harmonie de son île... Le jour où la Sorcière à la Cape Noire s'attaque à son frère, Algue prend son courage à deux mains et s'en va lui demander des comptes... Qui est donc cette Sorcière à la Cape Noire ?
    Après Verte et les oiseaux, ce deuxième conte de Pinar Selek interroge la peur de l'autre et les préjugés, le courage qu'il faut pour les dépasser."

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