Langue française

  • Raison et sentiments

    Jane Austen

    • 10/18
    • 25 Janvier 1996

    Raisons et sentiments sont joués par deux soeurs, elinor et marianne dashwood.
    Elinor représente la raison, marianne le sentiment. la raison a raison de l'imprudence du sentiment, que la trahison du beau et lâche willoughby, dernier séducteur du xviiie siècle, rendra raisonnable à la fin. mais que marianne est belle quand elle tombe dans les collines, un jour de pluie et de vent.

  • Play boy

    Constance Debré

    « J'ai même pas osé mettre la langue la première fois que j'ai embrassé une fille. C'était après Laurent. Avant je savais mais c'était théorique. J'ai fait un effort pour la deuxième. Je lui ai roulé une vraie pelle. Ça m'avait flattée comme un mec qu'elle soit mannequin. On progressait. J'avais toujours peur, mais moins. Sauf qu'à chaque fois on en était restées là. Ou plutôt elles en étaient restées là avec moi. Des hétéros qui se posaient vaguement la question et qui avaient calé. Des filles plus jeunes que moi, mais des filles comme moi. »

  • Sula

    Toni Morrison

    Au coeur de l'amérique profonde, deux petites filles noires s'inventent une autre vie, plus riche, plus drôle, plus libre surtout que la dure réalité qui les entoure.
    L'âge venant, sula la rebelle part rouler sa bosse dans les grandes villes alors que nel, la sage, accomplit sa vocation de mère et d'épouse. quarante ans après, elles font leurs comptes, s'opposent et incarnent chacune à sa manière la farouche énergie de la femme noire face aux hommes si vulnérables.

  • Au coeur du golfe de Gascogne, dans une petite ville de Bretagne offerte aux rafales et à la houle, les destins d'Anka et de Marcus ne cessent de s'entrecroiser sans jamais se rencontrer, jusqu'au jour où un malheureux coup de vent en voudra autrement.

    Anka vit au bord du golfe de Gascogne, dans une petite ville de Bretagne offerte à la houle et aux rafales. Fascinée par l'océan, la jeune femme rêve depuis toujours de prendre le large. Jusqu'au jour où la mer lui ravit ce père qu'elle aimait tant : Vladimir, pêcheur aguerri et capitaine du Baïkonour.
    Sur la terre ferme, Marcus, grutier professionnel, passe ses journées à piloter son engin et à observer la vie qui se meut en contrebas. Chaque jour, il attend le passage d'une jolie et mélancolique inconnue dont il tombe peu à peu amoureux.
    Un matin, distrait par la contemplation de cette jeune femme, il chute depuis la flèche de sa grue et bascule dans le coma.
    Quelque part entre terre et mer, les destins de ces deux êtres que tout oppose se croiseront-ils enfin ?

  • Ma mere

    Georges Bataille

    À la mort de son père, Pierre tombe sous la griffe d'une femme terrifiante et sulfureuse, à l'adoration dévoratrice : sa mère. Initié par elle à l'orgie et la débauche, l'adolescent découvre une vie de perdition où se mêlent honte, jouissance, dégoût et respect. Face à un monde en dérive, perverti, comment aimer encore et apprendre à grandir ?

    Roman posthume, Ma mère est l'un des textes les plus scandaleusement beaux de Georges Bataille, qui disait de lui-même : « Je ne suis pas un philosophe, mais peut-être un saint, peut-être un fou. »

  • Mansfield Park

    Jane Austen

    • 10/18
    • 17 Avril 1996

    " on ne sait pratiquement rien d'elle, sinon quelques dates et les lieux où elle a vécu.
    Son iconographie est réduite à un portrait que fit d'elle sa soeur. jane austen (1775-1817) serait tombée dans l'oubli le plus total, n'étaient les six romans qu'elle écrivit, et qui sont parmi les plus étonnants du domaine romanesque anglais... il ne s'y passe littéralement rien. ils racontent principalement les rapports qui se tissent entre des demoiselles à marier et des épouseurs en puissance. ils sont fait de dialogues et d'évocations brèves : mondanités, jardins, maisons de campagne, voilà pour le cadre.

    La cérémonie du thé, la préparation et le déroulement des bals, voilà pour les événements majeurs. et pourtant, avec une matière d'apparence si mince, jane austen a fasciné des lecteurs de la qualité de virginia woolf et de henry james, et continue de fasciner un public important. " hubert juin, le monde, 1979.

  • Après avoir dû démissionner de l'université de téhéran sous la pression des autorités iraniennes, azar nafisi a réuni chez elle clandestinement pendant près de deux ans sept de ses étudiantes pour découvrir de grandes oeuvres de la littérature occidentale.
    Certaines de ces jeunes filles étaient issues de familles conservatrices et religieuses, d'autres venaient de milieux progressistes et laïcs ; plusieurs avaient même fait de la prison. cette expérience unique leur a permis à toutes, grâce à la lecture de lolita de nabokov ou de gatsby le magnifique de scott fitzgerald, de remettre en question la situation " révolutionnaire " de leur pays et de mesurer la primauté de l'imagination sur la privation de liberté.
    Ce livre magnifique, souvent poignant, est le portrait brut et déchirant de la révolution islamique en iran.

  • La côte 400

    Sophie Divry

    • 10/18
    • 4 Avril 2013

    Elle rêve d'être professeur, mais échoue au certificat et se fait bibliothécaire. Esseulée, soumise aux lois de la classification de Dewey et à l'ordre le plus strict, elle cache ses angoisses dans un métier discret. Les années passent, elle renonce aux hommes, mais un jour un beau chercheur apparaît et la voilà qui remet ses bijoux. Bienvenue dans les névroses d'une femme invisible. Bienvenue à la bibliothèque municipale, temple du savoir où se croisent étudiants, chômeurs, retraités, flâneurs, chacun dans son univers.
    Mais un jour ce bel ordre finit par se fissurer.

  • Vivre avec picasso

    Gilot/Lake

    • 10/18
    • 19 Janvier 2006

    vivre avec picasso est à ce jour le portrait de picasso le plus intime et le plus révélateur que l'on ait écrit.
    pendant près de dix ans, françoise gilot a vécu auprès du grand peintre dont elle a eu deux enfants. son livre est la description de ces années à la
    fois trépidantes, riches en surprises et pleines de tendresse. françoise gilot, peintre elle-même, rapporte avec minutie tous les aspects de la création artistique chez cet homme débordant d'idées, d'imagination
    et d'élans contradictoires. mais c'est aussi picasso, l'homme, qui apparaît ici : le compagnon de tous les jours, l'être irascible, le partisan, le père rempli d'angoisse pour son fils, le créateur superstitieux...
    autour de lui sont campés quelques-uns des grands hommes de son époque: matisse, gertrude stein, eluard, gide, cocteau, mirô, chaplin. on y voit picasso tenant tête et rusant aussi bien avec les marchands de tableaux qu'avec les nazis, qui interdisaient toute exposition de ses aeuvres pendant l'occupation... et ce n'est pas sans émotion qu'on y rencontre un braque qui, par contraste, est tout en subtilité.

  • L'indésirable

    Sarah Waters

    Depuis la Seconde Guerre mondiale, la demeure d'Hundreds Hall n'est plus que l'ombre d'elle-même : loin de sa splendeur passée, d'étranges événements se succèdent et distillent entre les murs un vent de terreur. Faraday, médecin de campagne, assiste la famille Ayres qui s'efforce de cacher la débâcle. À moins que le coeur du manoir ne soit rongé par un lugubre secret.

    « Il semblerait qu'avec cette romancière particulièrement douée, les derniers vestiges du gothique aient fini par s'écrouler. » François Rivière, Le Figaro littéraire

  • Marion Campbell dirige une agence de voyages prospère au Cap et mène une vie solitaire et sans histoire. Mais tout n'est qu'apparence. La nuit, son sommeil est agité, et le jour, elle est hantée par les souvenirs confus qu'à fait resurgir en elle la photographie d'une femme en première page du journal. Une chose est sûre : Marion est liée à elle d'une manière ou d'une autre. Or son vieux père refuse catégoriquement de s'associer à sa nouvelle quête. Seule la tenace et vive Brenda l'aidera à replonger, non sans douleur, au coeur des sentiers sinueux de son passé... Un drame subtil et déchirant sur le destin méconnu des métis, ces « ni noirs, ni blancs » durant l'apartheid et dont la puissance romanesque a été saluée par Toni Morrison et J.M. Coetzee, prix Nobel de littérature. « Une romancière extraordinaire. » Toni Morrison "Traduit de l'anglais par Catherine Lauga du Plessis"

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