Les meilleurs des nouveautés à petits prix

  • fille, femme, autre Nouv.

    Amma, Dominique, Yazz, Shirley, Carole, Bummi, LaTisha, Morgan, Hattie, Penelope, Winsome, Grace.
    La plus jeune a dix-neuf ans, la plus âgée, quatre-vingt-treize. Elles sont douze femmes puissantes, apôtres du féminisme et de la liberté, chacune à sa manière, d'un bout de siècle à l'autre. Leurs vies s'épaulent, s'opposent et font la ronde. Chacune est en quête, de place, de classe, d'un avenir, d'une identité, du bonheur. Elles sont un choeur, un tableau vibrant et foisonnant, une ode à la différence et à la soif « d'être ensemble ».

  • la trajectoire des confettis Nouv.

    Une mystérieuse cliente commande à Xavier des cerveaux. Un père s'intéresse au complexe d'Électre. Charlie fantasme sur le frère de son mari. La femme et la maîtresse de Matthew mettent au monde leurs enfants au même moment. William récite à ses fidèles des passages salaces de la Bible. Trois jeunes femmes raillent en secret le gourou de leur communauté d'extinctionnistes. Grande fresque sur les possibles d'un monde dont le modèle traditionnel du couple et de la famille a volé en morceaux, La Trajectoire des confettis déchiquette en une pluie de confettis le grand cliché des romans d'amour.

  • Réédition du roman posthume de la première ethnologue amérindienne, élève de Franz Boas, fondateur de l'anthropologie américaine moderne. Dans le sillage d'Oiseau bleu, femme sioux mariée précipitamment à un homme immature, et de sa fille Nénuphar, elle met en lumière de manière unique les conditions de vie et le rôle des femmes dans ces tribus.

  • la discrétion Nouv.

    la discrétion

    Faïza Guène

    • Pocket
    • 19 Août 2021

    Yamina est née dans un cri. À Msirda, en Algérie colonisée.
    À peine adolescente, elle a brandi le drapeau de la Liberté.
    Quarante ans plus tard, à Aubervilliers, elle vit dans la discrétion.
    Pour cette mère, n'est-ce pas une autre façon de résister ?
    Mais la colère, même réprimée, se transmet, l'air de rien...

  • Il s'appelle Antoine. Elle se fait appeler L. Il est assistant parlementaire, elle est hackeuse. Ils ont tous les deux choisi de consacrer leur vie à un engagement politique, officiellement ou clandestinement, et vont se rencontrer autour d'une question : comment continuer le combat quand l'ennemi semble trop puissant pour être défait ?Dans ce grand roman de l'engagement, Alice Zeniter met en scène une génération face à un monde violent, qui cherche, avec une contagieuse obstination, à en redessiner les contours, et s'empare audacieusement de nos existences ultracontemporaines pour interroger ce que signifie, aujourd'hui, faire de la politique.

  • Saturne Nouv.

    Saturne

    Sarah Chiche

    Sa fille est encore un bébé quand Harry meurt à 34 ans dans des circonstances tragiques. Il est issu d'une grande lignée de médecins contraints à l'exil au moment de l'indépendance de l'Algérie, et qui ont rebâti un empire médical en France. L'aîné, Armand, mettra ses pas dans ceux de sa famille. Mais la passion de Harry pour une femme à la beauté incendiaire fera voler en éclats les reliques d'un royaume où l'argent coule à flots. Saturne dépeint le crépuscule d'un monde et de ses dieux. C'est aussi un roman sur l'épreuve de nos deuils, et une grande histoire d'amour : celle d'une enfant guettée par la folie et la mort, mais qui est devenue écrivain parce que, une nuit, elle en avait fait la promesse au fantôme de son père.

  • « À force de vouloir m'abriter en toi, j'ai perdu de vue que c'était toi, l'orage. Que c'est de toi que j'aurais dû vouloir m'abriter.
    Mais qui a envie de vivre abrité des orages ? ».
    Frida parle haut et fort, avec son corps fracassé par un accident de bus et ses manières excessives d'inviter la muerte et la vida dans chacun de ses gestes. Elle jure comme un charretier, boit des trempées de tequila. Elle aime participer à des manifestations politiques, mettre des fleurs dans les cheveux, parler de sexe crûment et se rendre dans des fêtes à réveiller les squelettes. Et elle peint.
    Par-dessus tout, Frida aime Diego, le peintre le plus célèbre du Mexique, son crapaud insatiable, fatal séducteur, qui couvre les murs de fresques gigantesques.

  • Corentin, personne n'en voulait. De foyer en foyer, son enfance est une errance. Jusqu'au jour où sa mère l'abandonne à Augustine, l'une des vieilles du hameau. Au creux de la vallée des Forêts, ce territoire hostile où habite l'aïeule, une vie recommence.
    À la grande ville où le propulsent ses études, Corentin plonge sans retenue dans les lumières et la fête permanente. Autour de lui, le monde brûle. La chaleur n'en finit pas d'assécher la terre. Les ruisseaux de son enfance ont tari depuis longtemps. Quelque chose se prépare.
    La nuit où tout implose, Corentin survit miraculeusement, caché au fond des catacombes. Revenu à la surface dans un univers dévasté, il est seul. Guidé par l'espoir insensé de retrouver la vieille Augustine, Corentin prend le long chemin des Forêts. Une quête éperdue, arrachée à ses entrailles, avec pour obsession la renaissance d'un monde désert, et la certitude que rien ne s'arrête jamais complètement.

  • Eden

    Monica Sabolo

    « Un esprit de la forêt. Voilà ce qu'elle avait vu. Quand on lui demandait, avec douceur, puis d'une voix de plus en plus tendue, pressante, s'il ne s'agissait pas plutôt de Lucy - Lucy, quinze ans, blonde, un mètre soixante-cinq, short en jean, disparue depuis deux jours -, quand on lui demandait si elle n'avait pas vu Lucy, elle répondait en secouant la tête : «Non, non, c'était un esprit, l'esprit de la forêt.» ».
    Dans une région reculée du monde, à la lisière d'une forêt menacée de destruction, grandit Nita, qui rêve d'ailleurs. Jusqu'au jour où elle croise Lucy, une jeune fille venue de la ville. Solitaire, aimantant malgré elle les garçons du lycée, celle-ci s'aventure dans les bois.

  • Shirin a huit ans quand, au lendemain de la révolution islamique en Iran, elle s'installe à Paris avec ses parents pour y retrouver sa famille maternelle. Dans cette tribu de réfugiés communistes, le quotidien n'a plus grand-chose à voir avec les fastes de Téhéran. Shirin découvre que les idéaux mentent et tuent ; elle tombe amoureuse d'un homme cynique ; s'inquiète de l'arrivée d'un petit frère oedipien et empoisonneur ; admire sa mère magicienne autant qu'elle la méprise de se laisser humilier par ses redoutables soeurs ; tente de comprendre l'effacement de son père... et se lie d'amitié avec une survivante de la Shoah pour qui seul le rire sauve de la folie des hommes.
    Ce premier roman teinté de réalisme magique nous plonge au coeur d'une communauté fantasque, sous l'oeil drôle, tendre, insolent et cocasse d'une Zazie persane qui, au lieu de céder aux passions nostalgiques, préfère suivre la voie que son désir lui dicte. L'exil oserait-il être heureux ?

  • Mystique, hérétique, juif converti un temps à l'islam puis au catholicisme, libertin, manipulateur de génie, tour à tour misérable et richissime, Jakób Frank traversa l'Europe des Lumières comme la mèche allumée d'un baril de poudre, rassemblant autour de lui des dizaines de milliers d'adeptes. L'histoire de ce messie autoproclamé, capable de s'ériger contre la société polonaise rigide du XVIIIe siècle, est tellement stupéfiante qu'elle semble imaginaire.
    Ressuscitant brillamment toute une époque, Olga Tokarczuk nous offre une épopée fabuleuse et universelle qui illustre l'émancipation vis-à-vis des dogmes, la lutte contre l'oppression, en particulier celle des femmes et des étrangers, mais aussi la réinvention de soi dans un monde toujours fluctuant.

  • Liberté, égalité, sororité !

    Longtemps laissé en sommeil, le concept de sororité a refait surface avec le mouvement #Metoo : être soeurs, c'est être, ensemble, plus fortes. Envisagée comme outil de pouvoir féminin, la sororité nous invite à repenser ce que signifie être une femme aujourd'hui, à questionner les rapports de domination et à imaginer le monde de demain. Sous forme de récits, fictions, textes réflexifs, poèmes et chansons, ce collectif, dirigé par la romancière Chloé Delaume, appelle à une solidarité qui ne nie pas les différences mais embrasse la diversité. Car c'est grâce à la sororité, véritable parole en acte, que la révolution féministe adviendra.

    Sous la direction de : Chloé Delaume. Avec les textes de : Juliette Armanet, Lauren Bastide, Iris Brey, Estelle-Sarah Bulle, Rébecca Chaillon, Jeanne Cherhal, Alice Coffin, Camille Froidevaux-Metterie, Kiyémis, Lola Lafon, Fatima Ouassak, Ovidie, Lydie Salvayre et Maboula Soumahoro.

  • Ça raconte Sarah, sa beauté mystérieuse, son nez cassant de doux rapace, ses yeux comme des cailloux, verts, mais non, pas verts, ses yeux d'une couleur insolite, ses yeux de serpent aux paupières tombantes. Ça raconte Sarah la fougue, Sarah la passion, Sarah le soufre, ça raconte le moment précis où l'allumette craque, le moment précis où le bout de bois devient feu, où l'étincelle illumine la nuit, où du néant jaillit la brûlure. Ce moment précis et minuscule, un basculement d'une seconde à peine. Ça raconte Sarah, de symbole : S.

  • Le 20 janvier 2021, Amanda Gorman s'est adressée à des millions de personnes pour livrer un message de vérité et d'espoir. A vingt-deux ans, Amanda Gorman a déclamé l'un de ses poèmes, "La colline que nous gravissons" , lors de la cérémonie d'investiture du président des Etats-Unis, Joe Biden. Son invitation vibrante à se tourner vers l'avenir avec courage et à oser agir a marqué l'Amérique et le monde.
    Son poème est publié dans une édition bilingue, avec la traduction de l'artiste, autrice-compositrice et interprète Lous and the Yakuza, et précédé d'un avant-propos d'Oprah Winfrey. Edition bilingue.

  • On se souvient de la légendaire robe soulevée par le vent de Marilyn Monroe dans Sept ans de réflexion ou encore du bikini de Halle Berry, la célèbre James Bond girl, dans Meurs un autre jour. Devenues cultes, ces scènes ont marqué l'histoire du cinéma. De quoi ces images sont-elles le nom ? Depuis toujours, les femmes sont filmées comme des objets de plaisir, les privant de pouvoir au profit du regard masculin et de ses désirs. Pour faire face à ce male gaze majoritaire, Iris Brey montre comment s'est élaboré un regard féminin au cinéma et interroge le sens caché des images. Un essai crucial déjà considéré comme un classique.

  • Alors qu'elle prépare sa prochaine exposition, Billie, artiste trentenaire, parisienne, apprend la mort brutale de sa mère, dont elle se tenait éloignée depuis longtemps. Celle-ci s'est mystérieusement noyée.
    Billie décide alors de retourner dans son village natal. Elle retrouve intacts l'arrière-pays méditerranéen, les collines qu'elle arpentait gamine, la rivière galopante aux échos enchanteurs et féroces, et, surtout, le souvenir obsédant de celle qu'elle a laissée derrière elle : Lila, l'amie éternelle, la soeur de coeur - la grande absente.
    Le portrait de trois générations de femmes unies par les secrets d'une rivière, où palpitent l'enfance, l'attachement à sa terre d'origine, l'impossibilité de l'oubli... En creusant la puissance des mémoires souterraines qui nous lient, Caroline Caugant pose aussi une question : les monstres engendrent-ils toujours des monstres ?

  • George Sand est sans conteste l'une des plus grandes épistolières françaises : sa correspondance comprend plus de 20 000 lettres.
    Ce volume offre une vue générale sur l'ensemble des femmes avec lesquelles George Sand a établi des relations épistolaires. Seront présentes ses trois destinatrices les plus célèbres : Marie d'Agoult, Pauline Garcia-Viardot et la comédienne Marie Dorval. Mais l'accent est mis aussi sur les femmes de son entourage familial, sa mère, sa grand-mère, sa fille, ses nièces, sa belle-fille ; sur ses amies, même si elles n'ont pas la notoriété d'une Marie Dorval, compagnes de couvent comme Émilie De Wismes ou les soeurs Bazoin, amies d'enfance comme Laure Decerfz, rencontres de voyages comme Zoé Leroy.
    Ces lettres, adressées par une femme à des femmes, nous permet de pénétrer plus avant encore dans les secrets de l'âme et du coeur de celle qui a toute sa vie assumée en tant que chef de famille et a revendiqué le statut de « camarade Sand ».

  • la femme brouillon

    Amandine Dhée

    « Le meilleur moyen d'éradiquer la mère parfaite, c'est de glandouiller », nous dit Amandine Dhée. « Le terme est important car il n'appelle à aucune espèce de réalisation, il est l'ennemi du mot concilier.
    Car si faire voeu d'inutilité est déjà courageux dans notre société, pour une mère, c'est la subversion absolue. » Si vous croyiez que la grossesse était une affaire privée, il n'en est rien. Une femme enceinte acquiert un statut tout particulier dans la société, qui la rend à la fois respectable et à surveiller. Avec une écriture incisive et débordante d'ironie, Amandine Dhée aborde la maternité à partir de son expérience, évoquant ses paradoxes notamment entre ses principes féministes et la vie quotidienne qui la tiraillent, et ses crues réalités si bien tues pour ne laisser qu'une image proprette et miraculeuse de la naissance dans l'imaginaire collectif et surtout masculin.

  • « Tu n'avais qu'à avorter : il n'en voulait pas de cette gosse ! » Ce sont ces mots prononcés par sa mère qui ont conduit la narratrice à raconter leur histoire. Une relation, faite de coups de griffe, de silences mais aussi de beaucoup d'amour. Un admirable récit qui mêle les destins singuliers et collectifs, les dégâts causés par la Shoah, les espoirs nés de Mai 68, les conquêtes féministes des années 1970 et l'ordre moral de nos sociétés contemporaines.

  • l'homme coquillage

    Asli Erdogan

    Une jeune chercheuse en physique nucléaire est invitée dans le cadre d'un séminaire aux Caraïbes. Très rapidement elle choisit d'échapper au groupe étriqué rassemblé dans un hôtel de luxe afin d'aller explorer aux alentours les plages encore sauvages. C'est là qu'elle rencontre Tony, l'Homme Coquillage, un être au physique rugueux et quasi effrayant mais dont les cicatrices la fascinent immédiatement.

  • « La vie est en soi quelque chose de si triste qu'elle n'est pas supportable sans de grands allègements », nous dit Flaubert. Ces « grands allègements », ces échappatoires, Mona Ozouf les a trouvés dans les arts, l'histoire, le rapport à l'autre.
    En évoquant tour à tour Henry James, George Eliot mais aussi la Révolution française, l'historienne fait l'éloge de la littérature comme accès à l'ambiguïté du réel et promeut les manières comme rempart contre la barbarie ; elle s'interroge sur la singularité d'une écriture féminine et évoque sa conception d'un féminisme qui laisse une place à la différence entre les sexes.
    À bonne distance de tous les enrôlements et de toutes les assignations identitaires, Mona Ozouf maintient inébranlable le souci d'une ligne originale et nous livre ses secrets, ses « échappées belles » qui rendent la vie meilleure.

  • C'est un pavillon qui ressemble à tous ceux du lotissement. Ou presque. Chez eux, il y a quatre chambres. La sienne, celle de son petit frère Gilles, celle des parents, et celle des cadavres. Le père est chasseur de gros gibier. La mère est transparente, soumise aux humeurs de son mari. Le samedi se passe à jouer dans les carcasses de voitures de la décharge. Jusqu'au jour où un violent accident vient faire bégayer le présent.
    Dès lors, Gilles ne rit plus. Elle, avec ses dix ans, voudrait revenir en arrière. Effacer cette vie qui lui apparaît comme le brouillon de l'autre. La vraie. Alors elle retrousse ses manches et plonge tête la première dans le cru de l'existence. Elle fait diversion, passe entre les coups, et conserve l'espoir fou que tout s'arrange un jour.

  • S'inspirant de l'histoire des lycéennes enlevées par Boko Haram en 2014, l'auteure irlandaise se glisse dans la peau d'une adolescente nigériane, Maryam. Tout commence par l'enlèvement de plusieurs jeunes filles après l'irruption d'hommes armés dans l'enceinte d'une l'école, puis la traversée de la jungle en camion et l'arrivée dans le camp, où la faim, la terreur et le désarroi deviennent le lot quotidien des prisonnières.
    Mais le plus difficile commence quand Maryam parvient à s'évader, avec l'enfant qu'elle a eue durant sa captivité. Après des jours de marche, et alors qu'elle a enfin pu rejoindre son village, elle se retrouve en butte à la suspicion des siens et à l'hostilité de sa propre mère. Victime, elle devient coupable d'avoir introduit dans leur descendance un être au sang souillé par celui de l'ennemi...

  • C'est la recette de la vie ;
    Disait ma mère ;
    Lorsqu'elle me tenait dans ses bras quand je pleurais ;
    Pense à ces fleurs que tu plantes ;
    Dans le jardin chaque année ;
    Elles vont t'apprendre ;
    Que les gens eux aussi ;
    Doivent se faner ;
    Tomber ;
    Pourrir ;
    Se redresser ;
    Pour fleurir ;

    - rupi kaur -

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