Rencontre croisée entre Kiyémis et Jennifer Padjemi

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Le 4 juin 2024 de 19h00 à 21h30

Librairie des femmes

Rendez-vous mardi 4 juin à partir de 19h pour une rencontre croisée entre Kiyémis et Jennifer Padjmi à l'occasion de deux rééditions au format poche dans la collection Points féministe !

 

 

Kiyémis est une poétesse, écrivaine, blogueuse et militante afroféministe qui oeuvre pour l'acceptation de la diversité et lutte pour l'émancipation des femmes. Elle est notamment l'autrice de A nos humanités révoltées (Premiers matins de novembre) et de Et, refleurir (Philippe Rey).

 

Dans Je suis votre pire cauchemar (Albin Michel), elle se pose les questions suivantes : comment défendre le respect pour tous les corps quand on a intégré la haine du sien ? Comment valoriser son corps gros quand la prise de poids est vue comme étant le pire cauchemar des femmes autour de soi ? Comment défendre des idéaux féministes quand on ressent de la jalousie vis-à-vis d'autres femmes aux corps plus conformes aux codes de beauté ? Les mécanismes d'oppression qui touchent tout ce qui ne rentre pas dans la « norme », nos rapports intimes aux corps et aux autres femmes, le body positive et l'afroféminisme, autant de sujets qui sont abordés dans cet ouvrage intime, militant et poétique, pour lutter contre le mythe de la perfection.

 

 

Jennifer Padjemi est journaliste indépendante, autrice et critique. Elle a créé le podcast Miroir, Miroir chez Binge Audio et a déjà publié un premier essai, Féminismes et pop culture, aux éditions Stock. Selfie : comment le capitalisme contrôle nos corps (Stock) est son deuxième livre.

 

Après la vague du mouvement « body positive », la pression qui pèse sur le corps des femmes a-t-elle réellement disparu ? Sur les réseaux sociaux comme dans les magazines ou les publicités, on observe la glorification de deux types de féminités « accomplies », deux modèles de corps qui paraissent s'opposer. Le premier est celui d'une femme blanche, CSP+, qui se doit d'être naturelle et dynamique. Elle prend soin d'elle à coups de détox, de « jeûne intermittent » et pratique le sport comme une religion. Le second est celui d'une femme « racialisée », invitée à la fois à assumer un physique hypersexualisé mais aussi à se rapprocher de la blanchité par des subterfuges dangereux pour sa santé. À qui profite donc toute cette positivité toxique ? À l'industrie de la beauté bien sûr, et les marques de cosmétiques ou de chirurgie esthétique rivalisent d'ingéniosité pour nous pousser vers ces nouveaux idéaux.

 

 

Merci de bien vouloir nous indiquer votre présence en envoyant un mail à librairie@desfemmes.fr !

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